↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

NOFX


Pump up the Valuum


(00/00/2000 - Epitath Records - Punk rock californien - Genre : Ska / Punk)
Produit par

1- And Now For Something Completely Similar / 2- Take Two Placebos And Call Me Lame / 3- What's The Matter With Parents Todey ? / 4- Dinosaurs Will Die / 5- Thank God It's Monday / 6- Clams Have Feelings Too (actually they don't) / 7- Louise / 8- Stranger Than Fishin / 9- Pharmacist's Daughter / 10- Bottles To The Ground / 11- Total Bummer / 12- My Vagina / 13- Herojuana / 14- Theme From a NOFX Album
Note de 4/5
Vous aussi, notez cet album ! (14 votes)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 3.5/5 pour cet album
"Du 100% NOFX, ou une bonne raison d'aimer le punk de la côte ouest américaine."
FalkoTonio, le 26/04/2007
( mots)

Nofx fait parti de ces groupes qui pourraient rapidement devenir énervants, saoulants, voire carrément rébarbatifs : la « tradition » du punk californien ayant eu son heure de gloire dans les 90’s mais s’étant rapidement étiolée une fois les amateurs de rock ayant retrouvé un peu de lucidité pour se dire que, décidément, non, ces jeunes skaters ne pouvaient décemment pas incarner l’avenir de cette musique. Néanmoins, au milieu de ce torrent de punk sucré et parfois qualifié de "punk pop" il en est qui, par leur ancienneté et leur ligne directrice sans concession, perdurent dans le respect général : Nofx sont de ceux-là.

Il faut avouer que leur statut de « grands-pères » du punk californien (terme un peu pompeux pour des gars à peine quarantenaires) leur assure déjà une crédibilité et une assise, ne serait-ce qu’au milieu même de ce mouvement. Mais cela ne suffit pas : Nofx a surtout gagné et conservé son statut de groupe respectable par le fait de ne jamais avoir décroché de sa ligne éthique et musicale depuis la formation du combo (ne jamais accepter de jouer dans de trop grandes salles, ne jamais « popiser » leur musique…).

Nofx c’est donc l’histoire d’un groupe d’amis qui se bourrent la gueule, aiment l’humour potache et font de la musique. Et Pump up the Valuum est à cet égard parfaitement représentatif de l’esprit du groupe. On a droit à un disque allant à cent à l’heure, on s’imagine en skate ridant près des plages ensoleillées pour aller retrouver ses potes et discuter de tout et de rien, un peu bourré, un peu foncedé. Tout y passe : avec "Dinosaurs Will Die" on se plaint de l’industrie de disque et, putain, on souhaite sa mort prochaine. "Louise" nous raconte la vie de deux lesbiennes sado-maso en n’omettant aucun détail scabreux de leur vie sexuelle. "Pharmacist’s Daugher" s’attarde sur la relation qu’on a eu avec la fille du pharmacien dans le seul but de pouvoir se procurer des médocs à l’œil. Avec "My Vagina" on a droit aux impressions d’un (ancien) mec sur son vagin tout neuf, suite à son opération. Et dans "Theme from a Nofx Album" les membres du groupe se présentent, surtout à travers leurs vices, sur fond de gigue celtique. Des thèmes majoritairement idiots, donc, pour un groupe qui ne prétend pas vouloir en faire plus.

Musicalement Nofx s’inscrit dans une tradition punk réelle : "on sait bien qu’on ne joue pas très bien, et alors ?" Le son est rapide, un peu crado, simpliste, mais sans toutefois tomber dans une efficacité idiote. Les solos maîtrisés et la complexité cachée de certains riffs bordéliques nous poussent à cette conclusion : ces mecs savent jouer mais jouent en s’en foutant. La batterie est saccadée et donne l’impression que Erik Sandin se réveille à chaque fois in extremis pour commencer à taper sur ses fûts. Les guitares semblent ne pas s’entendrent l’une l’autre, chacune dans son trip, pour finallement offrir un bordel qui tient la route. Fat Mike joue de la basse en se concentrant surtout sur le chant, mais se laisse parfois aller à rappeler qu’il peut être groovy à la 4 cordes. La petite cerise sur le gateau "made in Nofx" ce sont les "Mel Yell" d’Eric Melvin (guitare) qui, en effet, ne peuvent décemment pas être crédités comme du chant. Une fois l’écoute terminée on se dit que le soleil commence à se coucher et que, ma foi, si on est déjà un peu fracassé il est temps d’aller en remettre une couche chez un de ses potes : cet album appelle à la cuite entre couilles. C’est sans doute pour ça que Nofx est l’un des seuls groupes de punk californien à mériter la dénomination de "punk" et à garder le blason de ce mouvement made in USA vivant et respectable.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Critique d'album

NOFX


The War On Errorism


Album de la semaine
À lire également