↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Critique d'album

Ocean Colour Scene


North Atlantic Drift


(07/07/2003 - Sanctuary - Brit Pop - Genre : Pop Rock)
Produit par Martin 'Max' Hayes

1- I Just Need Myself / 2- Oh Collector / 3- North Atlantic Drift / 4- Golden Gate Bridge / 5- Make the Deal / 6- For Every Corner / 7- On My Way / 8- Second Hand Car / 9- She's Been Writing / 10- The Song Goes On / 11- When Evil Comes
Note de 3/5
Vous aussi, notez cet album ! (1 vote)
Consultez le barème de la colonne de droite et donnez votre note à cet album
Note de 4.0/5 pour cet album
"Petit bijou Brit-pop à réhabiliter d'urgence"
Maxime L, le 08/07/2019
( mots)

Il y a des disques comme ça, qui ont des parcours différents en fonction de qui les achète, et également du moment où on se les procure. Certains sont tellement attendus qu'à peine déballés, ils tournent en bouclent dans les platines. (Oui je vous parle d'un temps, pas si vieux où il fallait du temps pour déguster de la musique, choisir le bon album chez le disquaire, rentrer chez soi, enlever le blister, s'asseoir confortablement et ouvrir grand les esgourdes).


Et puis il y a des albums qui passent complètement entre les mailles du filet. Un peu à la manière d'une "Tsundoku", ce terme japonais qui désigne l'accumulation de livres qu'on prévoit de lire, en vain. Ce North Atlantic Drift d' Ocean Colour Scene (OCS) s'apparente complètement à cette catégorie d'albums, achetés d'occasion je ne sais où, et qui trônent sur cette pile, sans être écoutés, car on a toujours des choses plus "urgentes" à découvrir.


Et curieusement, cette funeste destinée semble complètement coller au groupe, Ocean Colour Scene, formation brit-pop pourtant majeure, complètement oubliée aujourd'hui.


Jusqu'au jour, où, ne sachant quoi écouter, on met enfin ce disque tout poussiéreux, un peu par défaut, un peu par dépit...et on se laisse totalement envahir par la lumière qui s'en dégage.


Voilà comment l'auteur de ces lignes a découvert l'existence de cet album et de ce groupe.


Petit rappel des faits, au début des années 90, le monde rock subit la déferlante Brit-pop de plein fouet, il y a ceux qui en profitent allègrement, sortant le bon album eu bon moment (Oasis et Blur entre autres), et il y a ceux dont la légitimité est sans doute plus forte (Suede, Ocean Colour Scene notamment), mais qui resteront pour le grand public et les grosses radios, d’éternels seconds couteaux. La bataille fait rage sur l'album qui a vraiment lancé le mouvement. Certains évoquent I should Coco de Supergrass en 1995, d'autres mentionnent Definitely Maybe d'Oasis en 1994, sans parvenir à se mettre d'accord. Au sein de cette palanquée de groupes, on retrouve Ocean Colour Scene, formation originaire de  Birmingham qui voit son premier album Ocean Colour Scene sortir dès 1992.  Guidés par Paul Weller, les anglais enflamment la scène nationale au début des années 90, ouvrant pour Oasis à Knebworth en 1996 et voyant leur second album Moseley Shoals dépasser en 1997 les ventes de Be Here Now de qui vous savez. D'ailleurs, Noël Gallagher aurait un jour dit qu'OCS était "le plus grand groupe de Grande Bretagne", ça a sans doute été vrai à un moment de leur carrière.


Nos anglais enchaînent donc les albums, dans une indifférence quasi généale ici en France, jusqu'en 2003 et la sortie de ce North Atlantic Drift. Les avis et les chroniques anglophones sont relativement mitigés sur cet album, leur 6ème, préférant la fougue des débuts. Mais ce North Atlantic Drift s'il est sans doute moins spontané que leurs premières sorties, est aussi plus mature et représente une hagiographie complète du style et des influences de tout le mouvement brit-pop et même au-delà. On pense successivement à Counting Crows sur "I just need myself" quand "Oh Collector" représente une parfaite complémentarité entre couplets à la Blur et refrains Gallagheriens. La voix très accrocheuse de Simon Fowler et les lignes de guitares très sobres mais solides de Steve Cradock y sont pour beaucoup dans la sensation d'écouter quelque chose de fin, d'agréable et de prometteur dès la première écoute. 


Tous les titres sont d'une efficacité dingue, sans plus de prétention que de juste donner du plaisir à l'auditeur ; et c'est tout bonnement ce qu'on recherche, à plus forte raison quand le CD est resté des mois coincé sur une étagère. Le morceau titre, placé en troisième position entretient la flamme avec des harmonies vocales plus "américaines" et très réussies là où "Golden Gate Bridge" nous ramène comme son nom ne l'indique pas directement chez les Beatles. 


Les Anglais sont définitivement très fort pour nous pondre des refrains super catchy, comme sur "For every Corner" ou sur "Make the Deal", malgré une production un peu too much sur l'ensemble du morceau. Même lorsqu'ils accélèrent le rythme, la musique ne perd pas sa cohérence (l'excellent "On My Way"). Le spectre des influences d'Ocean Colour Scene est balayé intégralement, des Beatles à Neil Young en passant même par les Bee Gees (pré période disco) sur le magnifique "The Song goes on" où là encore les cordes de Cradock font mouche.


Il n'y a pas grand chose à jeter sur ce bel album, et si l'oeuvre complète du groupe est foisonnante, ce North Atlantic Drift en est une parfaite porte d'entrée, comme quoi on peut rester des années à prendre la poussière sur une étagère, et finir rayé dans la platine à forces d'écoutes répétées.

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Publicité
Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Album de la semaine

Opeth


In Cauda Venenum


"

De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

"
À lire également