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Critique d'album

Phantasia


Phantasia


(00/04/1971 - - Folk/psyché/prog - Genre : Rock)
Produit par

Note de 4.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"An American rock story ..."
François, le 09/11/2020
( mots)

On n’hésite pas, sur Albumrock, à vous présenter des œuvres totalement obscures, perdues dans les limbes du temps et de l’histoire du rock. Mais avec Phantasia, on atteint les limites de l’archéologie : l’album, sorti en 1971, ne fut distribué qu’à 25 exemplaires, principalement dans le cercle restreint des musiciens. Autant dire qu’il s’agit d’une véritable pièce de collection, si des exemplaires existent encore, et d’une curiosité qui a traversé les époques dans l’indifférence quasi-générale … 


Le groupe, composé de Bob Walkenhorst (guitare), Jim Clapper (basse), David Johnson (guitare et chant), et John DePugh (percussions), vient de la région de Kansas City (Missouri), à la limite du Midwest (la métropole jouxte le Kansas), territoire hautement original dans sa production musicale au cours des années 1970. 


Dans la réédition proposée par World in Sound, DePugh raconte l’histoire de Phantasia. Son origine depuis les J. Walkers qui jouaient pour leur établissement scolaire ou pour des booms (voire au bowling) donne l’impression d’un groupe très local dont l’état d’esprit, touchant, est celui d’un avenir possible dans ce domaine (avec son pesant d’histoires d’égo, une vraie ambition dans l’écriture des morceaux …). Bref, l’aventure contée par de DePugh, écrite avec un humour certain, est attachante. Elle l’est d’autant plus que la musique de Phantasia est très intéressante. 


Enfants de leur époque, les membres du groupe sont imprégnés des restes du psychédélisme qu’ils aménagent avec plein de groove sur "Transparent Face" (du côté du meilleur Steppenwolf). On remarque tout de suite une belle qualité d’enregistrement, une propreté dans le jeu des instruments et un chant maîtrisé (même sur les chœurs en fin de titre). La deuxième face est plutôt inscrite dans ce genre et reste moins surprenante. 


Car ce sont les inspirations folks qui sont remarquables avec le sublime "Winter Winds" où le vent est évoqué par le beau travail sur les percussions, très inventif. Il y a une véritable touche à la Simon & Garfunkel, notamment dans la tessiture du chant. Représentant l’ambiance cotonneuse de l’hiver, l’alliance des instruments et du chant toute en douceur ou encore la magnifique montée de guitare témoignent d’un groupe dont l’amateurisme ne rime en aucun cas avec dilettante. Dans le même registre, "Talk to the Moon", tendrement mélancolique, est une autre pure réussite. 


Sans y toucher, le groupe possède quelques côtés progressifs, comme la pochette de la réédition semble inviter à le considérer (l’illustration originelle, qui sert à cette chronique, est bien plus sobre). "Chasing Now the Flying Time" est presque crimsonien - première période i.d. In the Court of the Crimson King - dans ses phases les plus intenses, en bien plus léger évidemment : écoutez le chant, la flûte, les arpèges … Il y a également le long "Genena" (plus de neuf minutes) mais il faut avouer que la partie instrumentale tient plus des jams et improvisations de la grande période du rock psychédélique (un solo de guitare avec des notes trainantes, parfois maladroites), impression que renforcent les percussions. 


Suite à cet album, d’autres sessions d’enregistrements eurent lieu mais, malgré l’intérêt d’un label californien, une tournée dans le sud des Etats-Unis et la promesse d’un second album (Seasonchange), le groupe ne perça pas, et continua dans des formes diverses jusqu’en 1973, avant que Trizo-50 (tout aussi obscur mais dans un autre style) ne voit le jour. Pour autant, il reste ici le témoignage d’un rêve américain, de jeunes musiciens qui, non sans talent, ont pu espérer discuter avec la Lune en devenant des étoiles … Ecoutons les murmures de ce destin jamais actualisé, écho universel des rock stars en puissance que nous sommes nombreux à avoir été … 

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VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

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