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Critique d'album

Steamhammer


Reflection


(00/03/1969 - Bellaphon - Blues rock / rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Michael Vestley

1- Water (Part One) / 2- Junior's walking / 3- Lost You Too / 4- She Is the Fire / 5- You'll Never Know / 6- Even The Clock / 7- Down the Highway / 8- On Your Road / 9- Twenty-Four Hours / 10- When All Your Friends Are Gone / 11- Water (Part 2)
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Une pièce incontournable sur l'échiquier du blues-rock"
François, le 21/07/2021
( mots)

Drôle d’histoire que celle du rock, notamment de ses débuts au sein du British Blues Boom ; celle de la circulation d’une musique depuis les souvenirs des champs de coton vers l’ancienne métropole coloniale où les enfants du prolétariat s’approprient le langage du blues et s’amusent à le saturer. C’est ainsi que le hard-rock naquit et forgea en grande partie l’âge d’or du genre dans les 1970’s, mais les chemins pouvaient être beaucoup plus tortueux. Une illustration parmi tant d’autres nous vient de Steamhammer, groupe éphémère de Worthing, désormais peu connu mais qui avait à l’époque inspiré Status Quo et triomphé en Allemagne de l’ouest. 


Son inscription au sein du blues-rock est avant tout humaine puisque le groupe, composé en 1969 de Kieran White (chant et harmonica), Martin Pugh (guitare), Martin Quittenton (guitare), Steve Davy (basse) et Michael Rushton (batterie), avait accompagné le grand Freddie King lors de ses tournées britanniques. Une petite consécration pour des musiciens imprégnés de blues, qui vont jusqu’à reprendre BB King ("You’ll Never Know") et Eddie Boyd ("Twenty-Four Hours") sur le premier album éponyme (aussi connu sous le nom de Reflection). Deux reprises agréables mais relativement convenues, puisque le sel de leur album vient d’un titre original, "Junior’s Wailing". 


En effet, s’il fallait retenir un morceau de Steamhammer dans sa période purement blues-rock, ce serait celui-ci. Les racines blues sont exacerbées, jusqu’à l’harmonica, mais l’énergie rock s’y déploie déjà avec fougue, dans des variations sur les volumes qui permettent de renforcer les phases solistes. Un véritable chef-d’œuvre qui peut éclipser le reste, alors qu’on trouve d’autres moments exaltants : l’intimiste "Lost You Too", le déjanté "She Is the Fire" (très californien, avec une introduction étonnante), le swing de "When All Your Friends Are Gone". 


Il y a quelque chose dans la voix, souvent enrobée d’effets rudimentaires, qui rappelle les premiers temps de Jethro Tull (la façon dont Anderson chante sur "A New Day Yesterday" est un modèle pour dresser un parallèle avec White). Pour établir d’autres liens avec ce groupe, signalons la présence de la flûte sur "Down the Highway" ou "Even the Clock" qui leur donne un côté progressif, ce dernier titre étant en outre dominé par les emprunts jazzy et les changements rythmiques dans la lignée des Allman Brothers. Ce côté progressif, encore limité par rapport à la suite de leur carrière, s’entend également dans la construction de l’album qui est encadré par les deux parties de "Water" agrémentées de jeux sonores. La remarque est peut-être téléologique puisqu’on sait désormais ce que donnèrent les opus suivants, mais il faut avouer que le ver était dans le fruit. 


Dès 1970, "Junior’s Wailing" est repris par Status Quo qui, avec Ma Kelly's Greasy Spoon, prend réellement son envol et gagne ses galons de grand groupe. Ce titre pourrait même s’agir de l’hymne du blues-rock anglais de la fin des 1960’s, avant que les chemins du genre ne se multiplient dans des voies multiples.

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