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Critique d'album

Ten Years After


A Space in Time


(18/10/1971 - Chrysalis - Blues rock - Genre : Rock)
Produit par Chris Wright

1- One of These Days / 2- Here They Come / 3- I'd Love to Change the World / 4- Over the Hill / 5- Baby Won't You Let Me Rock 'N' Roll You / 6- Once There Was a Time / 7- Let the Sky Fall / 8- Hard Monkeys / 9- I've Been There Too / 10- Uncle Jam
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Ten Years After à son sommet"
François, le 02/05/2021
( mots)

C’est dans sa phase post-Woodstock que Ten Years After atteignit les sommets artistiques de sa carrière. Ce n’était pas rien d’avoir participé ce festival historique, mais c’était encore autre chose de multiplier les albums somptueux à un rythme soutenu : deux incontournables du blues-rock en 1970, un chef-d’œuvre en 1971, trois pépites qui marquèrent l’histoire du rock. 


Si le blues trouve ses racines aux Etats-Unis, le blues-rock, depuis le British Blues Boom, connait une dynamique (et un épanouissement artistique) sur les terres anglaises, avant que Ten Years After ne passe le relai à ZZ Top qui vient d’apparaître dans les bacs. En attendant, la bande d’Alvin Lee est le porte-drapeau le plus remarquable du genre et A Space in Time fait figure de consécration. On tient là le magnum opus de la formation, de loin le meilleur de ce qu’ils ont proposé. C’est aussi l’acmé du groupe qui déclina ensuite petit-à-petit, expliquant sa postérité réduite au regard de son importance à l’époque. Pour l’anecdote, ce groupe ayant fait Woodstock tourne aujourd’hui dans des petites salles des fêtes périurbaines à des tarifs très raisonnables. 


Mais retournons en 1971 et lançons A Space in Time. Il s’ouvre sur ce qui constitue peut-être leur meilleur titre, nous y reviendrons, mais surtout, contient une bonne partie des pièces phares du groupe, qui devinrent des incontournables lors des performances scéniques jusqu’à nos jours. C’est dire s’il s’agit non seulement de leur plus grande réalisation mais également d’un album qui atteint presque la perfection dans son genre. 


Du blues-rock, style qui peut s’avérer sclérosant, ils tirent la substantifique moelle pour la sublimer. "One of These Days" est le parangon musical de cette esthétique : écoutez comment le groupe enrobe son blues-rock d’une ambiance tamisée, en utilisant les claviers analogiques dès l’intro et les effets sur les guitares et le chant. Le duo guitare-claviers apporte une touche Doors à une progression sous forme de montée en puissance exaltante. Au fond du Bayou se niche "Here They Come", où, avant qu’arrive la guitare marécageuse, les claviers spatiaux firent décoller la mystique du titre. Le groove hypnotique de "Let the Sky Fall", à l’arrière-fond légèrement hindoustani, contraste avec ses passages plus cadencés, pour s’organiser autour d’un solo planant. Voilà pour une partie des morceaux les plus mémorables. 


Mais on sera comblé par des moments plus classique, tels "Over the Hill" aux relents pop anglaise avec son orchestration qui ose une fin inattendue, ou encore "I’v Been There Too" qui trouve des échos sur la dernière partie de la carrière des Beatles. Il en va de même pour le rock’n’roll convenu "Baby Won't You Let Me Rock 'n' Roll You" ou le countrysant "One There Was a Time". 


Pour autant, on sent que c’est la fin d’une époque qui se dessine devant nous, l’acmé autant que le chant du cygne (artistiquement parlant) des grands noms de Woodstock. Le sublime "I’d Love to Change the World" reprend mélancoliquement les thématiques hippies pour en exprimer, dans les paroles comme dans la musique, les désillusions : le contraste entre les deux dynamiques au sein du morceau (les arpèges puis l’électrification) signale également ce seuil entre deux âges. Son blues-rock se plonge également dans quelques modèles du hard-rock en plein essor ("Hard Monkeys", à la guitare acide, et au riff martelé une fois les arpèges passés) sans en atteindre l’intensité. 


Esthétiquement parlant, A Space in Time rappelle grandement Twelve Dreams of Dr. Sardonicus de Spirit : le même goût pour les effets mixés aux styles marquants du tournant des 1960’s, une sublimation de la décennie précédente. Comme pour Mountain cette année-là, avec Nantucket Sleighride, ce grand nom de Woodstock atteint le sommet de sa carrière avant de quelque peu passer au second plan : les dynamiques enclenchées à l’orée des seventies emportent avec elles les groupes de transition entre deux âges. 


 

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