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Critique d'album

The Dillinger Escape Plan


Miss Machine


(20/07/2004 - Relapse records - hardcore-jazz-metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Panasonic Youth / 2- Sunshine the Werewolf / 3- Highway Robbery / 4- Van Damsel / 5- Phone Home / 6- We Are the Storm / 7- Crutch Field Tongs / 8- Setting Fire to Sleeping Giants / 9- Baby's First Coffin / 10- Unretrofied / 11- The Perfect Design
Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
""Pfff, c'est quoi ce bruit ?! Faut être taré pour écouter ça..." Un peu, oui."
David, le 10/09/2004
( mots)

Issu de la prolifique scène hardcore new-yorkaise, The Dillinger Escape Plan se fait connaître en 1999 lors de la sortie de Calculating Infinity. Véritable exercice de style pour les uns, ou monstruosité cacophonique pour les autres, cet album mélangeait allègrement les sonorités lourdes du métal, les tempos frénétiques et la violence du hardcore, les rythmiques sophistiquées et les dissonances du jazz expérimental ; si bien que certains voyaient The Dillinger Escape Plan comme l'équivalent Hardcore de Meshuggah. Le point faible du groupe à l'époque résidait dans les hurlements beaucoup trop monotones du vocaliste Dimitri Minakakis.

Cinq ans plus tard, The Dillinger Escape Plan revient sur le devant de la scène avec Miss Machine, et il semblerait que le groupe ait mis un peu d'eau dans son vin. Attention : la musique garde sa violence originelle, simplement, on trouve dans cet opus des compos plus nuancées et plus élaborées, qui vont au delà des plans essentiellement démonstratifs des premiers temps. A l'évidence, la collaboration avec Mike Patton (Faith no more, Mr. Bungle, Fantômas, et j'en passe...) pour l'EP Irony is a dead scene, a énormément profité au groupe.

Cette parenthèse leur a permis d'évoluer afin d'acquérir des traits presque - n'ayons pas peur du mot - commerciaux. Ainsi, dans Miss Machine, on peut réentendre des harmonies vocales à la Patton, rendues possibles par la versatilité du nouvel arrivant, Greg Puciato. Celui-ci est non seulement capable de crier à la façon hardcore old school, mais aussi de basculer à tout moment en chant mélodique (cf. le refrain de "Highway Robbery").

Plus de subtilités également au niveau instrumental : les guitares se font souvent moins bruitistes que dans Calculating Infinity, et on arrive mieux à saisir les structures des compos. C'est plutôt paradoxal : en insufflant de la cohérence dans ce chaos apparent, la musique est plus compacte, et y gagne en intensité. Que les fans se rassurent, globalement, c'est la brutalité qui domine cette album : "Panasonic Youth" et "Baby's First Coffin" auraient pu avoir leur place sur Calculating Infinity, si ce n'est que tout y est plus efficace. Les cassures rythmiques, omniprésentes dans les premières parties de ces chansons, sont contrebalancées par des moments plus calmes, qui tendent vers le planant. Les virtuoses que sont Brian Benoit et Ben Weinman s'en donnent à coeur joie dans "We Are the Storm", tandis que le batteur extra-terrestre Chris Pennie s'amuse à passer de blast-beats grindesques au drum n'bass en un clin d'oeil. Chaque chanson est un kaléïdoscope musical : violent, groovant, planant, mais surtout dément, l'auditeur ne sait jamais à quel sauce il va être mangé.

Miss Machine contient aussi des titres très accrocheurs, qui donneraient presque un côté "métal alternatif" ou "émocore" à The Dillinger Escape Plan. Pour exemple, le très Faith no more-esque "Setting Fire to Sleeping Giants" et son refrain imparable. On a droit à quelques bizarreries, comme "Phone Home", sorte d'hommage à Nine Inch Nails, et "Unretrofied", ballade et hit en puissance (si seulement elle pouvait passer à la radio !! Mais faut pas rêver non plus...).

Renouvellement sans être trahison, Miss Machine plaira aux fans du début, s'ils restent assez ouvert pour gober les radio-friendly "Unretrofied" et "Setting Fire to Sleeping Giants". Aux autres courageux et curieux, je ne saurais que conseiller vivement l'écoute (au casque de préférence) de cet excellent album.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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