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Critique d'album

The Morganatics


The Love Riot Squad Vs The F-World


(14/04/2019 - The Morganatics - Spleen Rock - Genre : Rock)
Produit par Bill Bastiani - The Morganatics

1- Table 9 / 2- Hannah / 3- Shark Or Tank / 4- 18'44 / 5- Done With The Wings / 6- The Bitter Strife / 7- Gloria / 8- The Bitter Strife / 9- Gloria / 10- Stubborn Girl / 11- Square One / 12- Can't Rise (To Your Expexctations) / 13- OMDB (Il Faudra Me Passer Sur Le Corps
Note de 4.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un voyage émotionnel dense, entre bastonnade et contemplation"
Guillaume, le 23/04/2019
( mots)

Déjà le troisième album pour les Parisiens que nous avions laissés il y a presque quatre ans avec l’excellent We Come From The Stars (2015 - Auto Produit), trop peu diffusé et qui aurait mérité un meilleur destin.


D’abord signés sur le label M&O Music pour leur premier opus Never Be Part Of Your World, The Morganatics avaient pris ensuite le chemin du DIY pour le deuxième album au prix d’une exposition insuffisante. Aujourd’hui The Love Riot Squad Vs The F-World sort également en auto-production.


Comme d’habitude chez les Morganatics, nous faisons face à un énorme travail de composition, rien n’est simple et pourtant tout est naturel. Rien n’est caché, et la tortuosité de la musique fait écho à celle des esprits. 


Les morceaux frappent par leur cohérence, leur ancrage dans le style typique du groupe. Ainsi retrouvons nous Anathema, Porcupine Tree mais pas que. Ils frappent également par la capacité à surprendre l’auditeur. Des moments inattendus en forme de clins d’œil, des sortes de pas de côté comme la partie finale de "18’44", l’autotune dans "Shark Or Tank" ou le growl dans "Square One" arrivés de nulle part et pourtant terriblement à propos.


The Love Riot Squad aurait-il néanmoins le défaut de ses qualités ? Un album beaucoup plus dense que le précédent et qui joue parfaitement sur les nuances émotionnelles mais dont les morceaux deviennent difficilement différentiables les uns des autres. Le ratio de bonnes idées est à double tranchant, autant on salue la créativité, la prise de risque, autant on réalise à quel point ce disque s’envisage mieux considéré dans son ensemble. 


"Table 9" annonce la couleur, du rock mené tambour battant laissant aussi la part belle aux longues plages contemplatives et aux refrains épiques. Caractéristiques que l’on retrouve sur des morceaux tout aussi efficaces que "Stubborn Girl", "Done With The Wing", "18’44" ou "The Bitter Strife", liste non exhaustive.


On a parlé de prise de risque, le quintet ne fait pas les choses à moitié en la matière, "Shark Or Tank" explore le rap avec une intro et un premier couplet qui après quelques secondes de bruitages electro rappellent furieusement les riffs de Rage Against The Machine. Mais ils vont plus loin encore avec un pont à la voix autotunée ou avec un couplet rappé aux accents Kool Sheniens signé Bill Bastiani (Enhancer). Certes cela fait un moment que les groupes rock ont intégré cette esthétique avec succès, chez les Morganatics c’était tout à fait inattendu. Tout comme l’intégration massive d’électronique qui clôt "18’44".


Parlons encore d’"OMDB", le premier morceau des Morganatics en Français. Sebastien Desbarres au chant s’en sort avec les honneurs sur un texte poignant, car le bonhomme écrit bien. L’anglais (qu’il manie tout aussi bien) ne nous permet pas toujours de le réaliser mais les curieux pourront se faire une idée en lisant son roman Saint Sébastien et les différentes nouvelles qu’il peut semer par-ci par-là. 


La visuel soigné de Mark Cruz Teix met en scène les membres du groupe dans un comics à la fois macabre et rose bonbon entre princesse et ange tueurs, la Mort ou Superseb. Il évoque la permanence des thèmes abordés par l’allusion aux pochettes des deux albums précédents, mais aussi nous ouvre vers un univers plus léger et nous prépare par là même aux différentes surprises dont il est question plus haut.


Reste à aborder la production, dont la basse semble en retrait. Or on ressent le manque d’un enrobage supplémentaire dans le grave. Ce sentiment se dissipe au fil de l’album mais se fait sentir à chaque nouvelle écoute.


Le choix concernant le traitement des voix leur donne un côté synthétique. Les Morganatics ont toujours eu le goût de travailler la texture du son des chants et semblent avoir poussé ce trait encore plus loin sur The Love Riot Squad. Ils évitent le plongeon dans la robotique mais s’en sont approchés fortement par moments. Les guitares assument désormais pleinement les influences metal particulièrement dans les solos et la batterie n’a jamais autant bastonné.


Cette dernière livraison en date des Morganatics nous réjouit par bien des aspects, les fans de rock plus mainstream lui préfèreront son prédécesseur plus accessible, The Love Riot Squad Vs The F-World n’en demeure pas moins une œuvre riche qui appelle une écoute attentive. Pour finir guettez leur concerts un peu partout, ce groupe attachant mérite d’être suivi. 


 

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