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Critique d'album

The Radio Dept.


Clinging To A Scheme


(21/04/2010 - Labrador Music - Shoegaze/Dream Pop - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Domestic Scene / 2- Heaven's On Fire / 3- This Time Around / 4- Never Follow Suit / 5- A Token Of Gratitude / 6- The Video Dept. / 7- Memory Loss / 8- David / 9- Four Months In The Shade / 10- You Stopped Making Sense
Note de 3.5/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Les Suédois passent enfin la troisième..."
Kevin, le 29/04/2010
( mots)

Quatre ans d'attente entre deux albums, c'est tout à fait acceptable, surtout quand la distance est raccourcie par un EP (Freddie And The Trojan Horse) qui tutoie les étoiles pendant quinze minutes. Seulement voilà, les suédois ont joué avec nos nerfs, entre prises de bec, claquements de porte et date de sortie repoussée à plusieurs reprises, tenir entre ses mains l'objet convoité tient autant du bonheur que du soulagement. Mais passé le film plastique, que valent ces dix nouveaux titres ? A vrai dire, parmi les dix morceaux, l'un n'était pas totalement inédit. Le premier single, "David" fut gracieusement offert par l'équipe sur leur site officiel. Et au très sérieux The Independant de titrer que ce discret groupe sorti de la banlieue de Lund a pondu le single le plus téléchargé de la toile après Yeasayer. Hype, The Radio Dept ? Que nenni.

Clinging To A Scheme est un ensemble pop d'une précision et, disons le, d'une superbe assourdissantes. Une esthétique nouvelle pour les Suédois, plus indie que le shoegaze juvénile du premier album, et plus pop que le catalogue classieux que constituait l'impeccable mais un brin guindé Pet Grief. Certes, les guitares demeurent filtrées et torturées à souhait, mais la religion ici est plus que jamais la recherche de l'impeccable mélodie. Les synthés et la voix platonique de Duncanson sont parvenus à tisser un imperméable cocon autour de l'auditeur, un cocon d'une homogénéité cristalline, duquel transpire une élégance raffinée. The Radio Dept joue ici avec le soleil et la pluie, alternant efforts sucrés et mélodiquement imparables ("This Time Around") et mille-feuilles d'arrangements complexes ("A Token Of Gratitude"). On flirte même avec la mélancolie solaire de New Order sur le second single "Heaven's On Fire" ou sur le dub mid-tempo de "Never Follow Suit". 

En plus de dix ans d'existence, le groupe a grandi, mûri, testé sa musique et ses idées. Cet album apparaît comme un aboutissement, comme le zénith du son des scandinaves, et quelque part comme un standard concret de la dream pop. Oscillant entre twee, shoegaze et post-rock, le groupe touche du doigt son eldorado, et s'affiche avec une maîtrise que ses illustres prédécesseurs auront mis toute une carrière à effleurer. Et comme si cela ne suffisait pas, la plume de Johan Duncanson s'est affirmée. Si le charme du groupe s'appuyait entre autre sur ses chagrins doux-amers, il étoffe son registre d'engagements politiques et de mélodrames exquis. 

Seulement voilà, il y a un mais. Car si l'album est une réussite totale, c'est peut-être parce que le trio ne s'est jamais aventuré en dehors de ses bases, et si le cocon est doux pour l'auditeur, il l'est tout autant pour le groupe. The Radio Dept a certes développé une quasi-perfection, notamment dans le brumeux et splendide "You Stopped Making Sense" , mais une quasi-perfection lisse et attendue. Quelque part, ce niveau d'excellence n'est pas surprenant, pas plus que le total manque de risque et de fantaisie. Les Suédois ont sans doute réalisé leur meilleur album jusqu'ici, un album qui ravira tous les fans du genre, seulement il laisse au fond de la gorge un manque de croquant. Clinging To A Scheme est un effort confortable, délicieux, parfois génial, mais terriblement prévisible.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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