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Critique d'album

The War on Drugs


Live Drugs


(20/11/2020 - Super High Quality - - Genre : Rock)
Produit par Adam Granduciel and Dominic East

1- An Ocean Between The Waves / 2- Pain / 3- Strangest Thing / 4- Red Eyes / 5- Thinking Of A Place / 6- Buenos Aires Beach / 7- Accidentally Like a Martyr / 8- Eyes to the Wind / 9- Under the Pressure / 10- In Reverse
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"L'affirmation d'un groupe live majeur."
Diego, le 16/12/2020
( mots)

Le groupe originaire de Philadelphie The War On Drugs nous gratifie d’un album live de première qualité. Il faut dire que le quintet mené par le talentueux Adam Granduciel est sur une série impressionnante de galettes remarquables, en particulier Lost In The Dream, sorti en 2013 et A Deeper Understanding, datant de 2017. Ce-dernier a même été auréolé d'un Grammy Award (Best Rock Album pour A Deeper Understanding), non pas que cela soit particulièrement gage de qualité (coucou Greta Van Fleet), mais disons que ça place un groupe sur la carte.


Ces éléments suffisent à justifier tout le sérieux mis dans la conception de cet album live. Le line-up est –très- solide : autour de Granduciel donc, dont les prestations live apportent les variations parfois trop peu présentes sur les efforts studios, on retrouve Charlie Hall et ses fûts martelés en mode boîte à rythmes surexcitée, Anthony LaMarca et sa Gretsch slide qui répondent parfaitement aux envolées distordues de la Jazzmaster du leader du groupe, ou encore l’historique bassiste du groupe David Hartley, le saxophoniste Jon Natchez et le claviériste Robbie Bennett.


Sur une atmosphère ambient, le chant nasillard entre Dylan et Springsteen (littéralement au barycentre des deux !) d’Adam Granduciel et les improvisations inspirées, auxquelles les compositions se prêtent parfaitement de par leur longueur (10 titres pour 74 minutes de bonheur, on vous laisse faire le calcul), se mêlent sur une production impeccable. Il suffit d’écouter "Eyes to The Wind" et les accords de piano de Robbie Bennett qui résonnent comme dans une cathédrale pour être totalement admiratif du travail sonore effectué sur cet album.


Le groupe est au rendez-vous pour les aspects planants propres à leurs compositions interminables, notamment sur le tantôt dream pop, tantôt hymne rock "Thinking of A Place". Dans sa version studio, les solos de guitare présageaient déjà les improvisations live dantesques. Le titre historique "Buenos Aires Beach" (dont la version studio comporte la contribution d’un certain Kurt Vile, alors membre du groupe) se fraye un chemin au milieu d’une majorité de morceaux issus des deux derniers albums du groupe. Les déjà cultes "Pain" et "Red Eyes" donnent du punch à la prestation live ; il faut dire qu’avec leur durée de moins de 6 minutes chacune, ces deux chansons font figure de format expéditif au milieu des compositions sans fin de Granduciel & co.


Autre exception à l’exclusive présence de la production très récente de The War On Drugs, on trouve sur Live Drugs la reprise réussie du "Accidentally Like A Martyr" de Warren Zevon, classique adopté de manière régulière en concert par… Bob Dylan.


Comment ne pas mentionner ce qui constitue le sommet de l’objet en question dans cette chronique : l’exceptionnelle performance du groupe sur le morceau "Under The Pressure". Petit exercice permettant de tester l’efficacité de la prestation ici : on vous met au défi de ne pas secouer la tête ou de ne pas adopter un petit rictus au time stamp 3’23 qui correspond au début de torture de la caisse claire de Charlie Hall. Idem pour l’instant 7’43, où le groupe emmène avec lui tout le public (que l’on entend décoller, ce qui nous permet à nouveau de souligner le remarquable travail de production). Bien entendu, le lecteur avisé et l’auditeur expérimenté ne s’empresseront pas de chercher ces moments précis, mais se laisseront plutôt portés par la délicate montée en puissance, domaine dans lequel The War On Drugs excelle. Faisant honneur à Clémenceau, pour qui le meilleur moment de l’amour, c’est quand on monte l’escalier, la partie rythmique du groupe nous prend par la main dans une patiente montée en colimaçon de saxophone, de synthé et guitares saturées jusqu'à un climax jouissif, une orgie auditive à laquelle participe avec nous les milliers de spectateurs du concert, comme seuls les Grands groupes live savent le faire.


Les titres qui composent cet album ne sont pas tous issus de la même performance live, mais sont une collection des meilleures versions des morceaux enregistrés lors des tournées récentes du groupe. La démarche en dit long sur la volonté de produire de la Qualité et de s’imposer comme un groupe qui compte.


Pour leur prochain passage dans l’hexagone, ils pourront en tout cas compter sur nous !


 


PS: en bonus ci-dessous, un live (une version différente de celle présente sur Live Drugs) de "Under The Pressure", datant de 2018.

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Barème
Sans intérêt
Raté
Très faible
Décevant
Moyen
Bon album
Très bon album
Coup de coeur
Excellent
Culte
Oct. 2021
29
Sortie d'album

The War on Drugs


I Don’t Live Here Anymore


Studio
Album de la semaine

VOLA


Witness


"

Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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