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Critique d'album

The Wombats


This Modern Glitch


(11/04/2011 - 14th Floor Records/Naïve - Pop - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Our Perfect Disease / 2- Tokyo (Vampires & Wolves) / 3- Jump Into the Fog / 4- Anti-D / 5- Last Night I Dreamt... / 6- Techno Fan / 7- 1996 / 8- Walking Disasters / 9- Girls/Fast Cars / 10- Schumacher the Champagne
Note de 3/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Les Wombats s'égarent et passent difficilement le cap du deuxième album."
Mathilde, le 11/06/2011
( mots)

Il fut un temps où The Wombats enchantait les foules, même si c’était sous forme de plaisir coupable. En 2007, A Guide to Love, Loss & Desperation les avait propulsés en tête des charts avec des mélodies spontanées et d’une fraicheur roborative. Une vraie fontaine de jouvence. Avec leur deuxième album au titre qui ne veut rien dire, This Modern Glitch, Matthew Murphy et sa clique n’ont pas perdu leur sens de l’humour… Mais plutôt leur sens de la mélodie.

Où est passée l’amertume éclatante du premier album, l’ironie charmante résidant dans le contraste entre musique bondissante et texte dépressif ("Let’s Dance to Joy Division/ And celebrate the irony/ Everything is going wrong/ But we’re so happy" dans l’hymne "Let’s dance To Joy Division") ? Quoi ? Les tracas de la vie quotidienne du combo de Liverpool ne sont plus chantés à tue-tête sur des rythmes endiablés ? Triste sort, les Wombats ont été pris d’une bouffée de conformisme et ont résolument posé un pied du côté de la mainstream insipide.

D’accord, les synthés connaissent aujourd’hui un retour glorieux, mais il ne fallait pas se sentir obligé d’en faire déborder toutes les chansons. "Our Perfect Disease", pourtant, laissait espérer le meilleur en nous propulsant d’entrée de jeu dans une ambiance délicieusement anxieuse. Le premier single "Jump Into The Fog", lui aussi, s’en sort pas mal. Le chanteur fait joujou avec sa voix en la faisant se balader dans les aigus et les chœurs pétillants, tout droit sortis du quartier de Strawberry Fields (où habite le groupe), sont au rendez-vous. Grand bien leur fasse, aux petits gars derrière, d’appuyer le chant Curien d’une fausse candeur. Malheureusement, très vite arrive "Tokyo" et son refrain un peu lourdingue (toujours ces satanés synthés), imparable pour couper court à tout enthousiasme. Ça commence à sentir la pop aseptisée qui ne se foule pas.

Matthew vit mal son quart de siècle et les paroles sont donc toujours aussi sombres ("Last night I dreamt I died alone/Through all my talk of self-defeat /A fearful bomb ticks underneath” dans "Last Night I Dreamt"). Ce qui change, c’est la garniture trop épaisse et franchement pas indispensable qui enrobe chaque titre, inlassablement. Pour preuve : "Anti-D" débute avec brio par une envolée de violons lasses, mais donne au final plutôt envie de s'en procurer, des pilules, pour oublier les raccourcis faciles empruntés hâtivement par The Wombats et qui font dégringoler la mélodie au bout d’une minute trente. C'est bien trop dense. Les sections musicales entrent tour à tour pour finalement s'entasser au lieu de s'enchainer de façon fluide. Mince, on avait presque retrouvé le son impertinent du premier album. Dans le genre indigeste, il y a aussi le dégoulinant "Techno Fan", qui pourrait être chanté par les ados Benetton de la série Glee. On dirait du Killers dans ses mauvais jours. Le seul morceau résolument guitare est en fait "Schumacher The Champagne", mais ses riffs heavy mal dosés en font un titre brouillon et qui laisse perplexe. Le reste se laisse écouter, mais sans grande conviction. Quarante et une minutes, il n’en fallait (surtout) pas plus.


This Modern Glitch est finalement un album électro-funk-pop inégal, pas franchement mauvais, mais qui laisse un vif arrière-goût de frustration. Allez, on va dire que c’est la faute au vilain syndrome du deuxième album. C’est qu’on les préfère al dente que trop cuits, nos Wombats.

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