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Critique d'album

Wishbone Ash


Locked In


(12/03/1976 - MCA / Atlantic - - Genre : Rock)
Produit par Tom Dowd

1- Rest in peace / 2- No Water in the Well / 3- Moonshine / 4- She Was My Best Friend / 5- It Started in Heaven / 6- Half Pasy Lovin' / 7- Trust in You / 8- Say Goodbye
Note de 4/5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Un album décrié, mais quelques perles peuvent être dénichées ..."
François, le 11/03/2019
( mots)

Wishbone Ash est un groupe qui est un peu tombé dans l’oubli sauf peut-être, grâce à son chef-d’œuvre, Argus, dont la postérité semble sous-estimée (usage des twin-guitars, poids dans le Heavy, ou plus récemment son influence sur un groupe comme Hällas). Mais, loin d’avoir pondu ce seul album, la formation anglaise possède une discographie gargantuesque (22 albums studios), et certains ratés comme le Locked In dont il est question ici. Pourquoi exhumer cette galette de 1976 ? Pour séparer le bon grain de l’ivraie, puisqu’il y a quand même des choses à sauver. 


C’est un album très court sur lequel la production – et surement leur nouveau label Atlantic - a pesé de tout son poids au grand damne des Turner, Powell & Co, dans un contexte de conquête du Nouveau Monde qui se fait sentir jusque sur la pochette. Non seulement le groupe qui avait une identité affirmée va calibrer sa musique, mais encore il va puiser dans les sonorités et styles américains mettant de côté tout ce qui faisait le charme de son œuvre. Amateurs d’originalité, fuyez. Les guitares, marque de fabrique du groupe, sont ainsi présentes mais sans aucune inventivité, avec des solos entendus mille fois ailleurs. L'énergie est aussi absente que l’inventivité : autant prévenir l’auditeur, l’ennui peut vite poindre une fois le disque sur la platine. 


Après cette présentation, vous vous demandez ce qu’il y a dans cet album valant le dépoussiérage. Et bien comme souvent dans des albums faiblards, le premier et le dernier morceau. "Rest In Peace" est terrible : son groove est tout bonnement irrésistible. La petite montée en puissance suite aux arpèges, le jeu sur les différentes sonorités des guitares, le rythme un petit peu funky, la talkbox utilisée à bon escient, les variations n’empêchant jamais le flot de se déverser : un morceau incroyable. Typiquement le pari réussi pour le groupe : un renouvellement dans un nouveau registre sans se renier (les twin-guitars y sont bien présentes à la fin, le solo est génial). 


A l’inverse, "Say Goodbye" est du grand Wishbone Ash dans toute sa splendeur et son identité propre, notamment avec son refrain accrocheur et mémorable : on se croirait revenu dans le Wishbone Four un peu plus électrifié. Le contraste entre les arpèges (presque yessien : faites attention au pont après le premier refrain) et le riff du refrain donne du relief à l’ensemble. Le solo est mélodieux sans être convenu, simple mais efficace. 


Pour le reste, on est dans le service minimum. "No Water In The Well" manque de pêche mais s’écoute bien, de même que "Half Past Lovin’" qui swing (presque funk, écoutez la basse). "Trust in You" louvoie entre le Wishbone Ash belle époque et la faute de goût : la guitare y est mélodieuse et bavarde, le début du refrain dans la veine d’un There’s the Rub, et parallèlement le trop plein de blablas dans les refrains (la faute Laurie Wisfield), l’orgue parfois trop présent, gâchent un peu le titre. 


Mais il y a pire. "Moonshine" reprend des idées du premier titre et les actualisent dans une version totalement à côté de la plaque. "She Was my Best Friend" est d’un emmerdant incommensurable, le groupe y étant méconnaissable. Que dire alors de "It Started In Heaven", du mauvais Dylan. Les morceaux se succèdent en faisant du pastiche de musique américaine comme l’indique la pochette de l’album (New York en fond), jusqu’aux chœurs trop souvent présents. 


Alors certes, Locked In ne peut pas être réhabilité, ce n’est de toute façon pas l’objectif. Néanmoins, pour les deux titres soulignés ("Rest In Peace" et "Say Goodbye") il mérite qu’on s’y arrête : leur grande qualité suffit à rassurer sur l’état du groupe malgré ce faux pas. A qui sait chercher et prend la patience d’approfondir les discographies des groupes, les perles (voire les "Mother of Pearl" cf. New England) se dévoilent. 


 

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