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Critique d'album

Year Long Disaster


Year Long Disaster


(09/10/2007 - Volcom Entertainment - Hard Rock / Stoner - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Per Qualche Dollaro In Piu / 2- Leda Atomica / 3- Cold Killer / 4- Destination / 5- The Fool And You / 6- Sapphire / 7- It Ain't Luck / 8- Let Me Down / 9- Galea Aponeurotica / 10- Swan On Black Lake
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"La réponse américaine aux australiens de Wolfmother. Féroce."
Maxime, le 25/01/2008
( mots)

Que peut bien faire le fils de Dave Davies des Kinks ? Se souvenir que son guitariste de père a inventé la distorsion du son de "You Really Got Me" en déchirant la membrane du haut-parleur de son ampli. Retenir la leçon et la pousser dans ses retranchements. Sculpter l’électricité et la déverser en trombes. Faire du hard rock. Le projet Year Long Disaster fait songer à ces super groupes seventies, à l’époque où Clapton, Page et autres Beck ne renâclaient pas à venir s’escrimer entre duellistes affûtés. L’affaire se passe à L.A. Là, Daniel Davies jamme entouré de quelques fines lames du rock lourd made in US : Richard Mullins, ex-bassiste des cultes Karma To Burn , puissants alchimistes qui amalgamèrent psychédélisme épais et Southern Metal cataclysmique, et Brad Hargreaves, ancien membre de Third Eye Blind, groupe méconnu en France mais qui a connu son heure de gloire aux Etats-Unis en éclipsant Oasis alors qu’il assurait leur première partie devant un Liam Gallagher déconfit.

Ensemble, le power trio a bétonné 10 titres sauvages qui assument leur obédience aux cathédrales électriques d’antan. Certes, le combo ressasse les mêmes ombres tutélaires que Wolfmother quelques mois plus tôt : pochette old school, obsessions vintage et cris de prima donna outrée. On n’avait pas entendu hard si jouissif depuis le premier opus des australiens bouclés justement, à la différence près que, dopé par une section rythmique dangereusement obèse, Year Long Disaster célèbre la rencontre du heavy britannique à son apogée (Led Zeppelin, Deep Purple) et du rock sudiste le plus dru.

Lancé par des guitares grondantes et enrouées, "Per Qualche Dollaro In Piu" fouette casaque avant de se briser en une gerbe de larsens fanatiques sur des breaks assassins. Dédaignant toute filiation attendue avec les Kinks ou les Pretty Things, Daniel Davies opte pour la posture Robert Plant, jambes arquées, chevelure de feu, poitrail nu et menton levé bien haut en gardant bien à l’esprit que tout bon disque de hard se doit de commencer la locomotive poussée à plein régime. Un disque n’a-t-il pas tout bon d’emblée lorsque les première paroles qui surgissent sont : "tu sais que je suis mauvais, aussi mauvais que je puisse être" ? Le souffle ne retombe pas sur le titre suivant, "Leda Atomica", binaire poilu à la ZZ Top taraudant au couplet avant de tout arroser au ras des paillettes. Dieu que c’est bon… Toujours aussi remonté, "Cold Killer "poursuit de plus belle sur ce credo sanguinaire. Le groupe ne fera pas beaucoup de concessions tout au long du parcours. Deux mid-tempo font office de maigres compromis ("Destination", "Sapphire"), mais le chant demeure on ne peut plus rageur, sans renier, et c’est encore mieux, la mélodie ("Let Me Down", "Galea Aponeuritica"). Même le final "Swan On A Black Lake" promis comme morceau de bravoure grandiloquent avec ses nappes de cordes ne peut s’empêcher de sortir de ses gonds et de tout noyer dans un vacarme de Marshall empalées.

Faisant la nique à toute célébration béate du mp3, le groupe a décidé de mettre le paquet sur la version en vinyle épais de l’album. On y trouvera un tracklisting modifié et, surtout, un nouveau mixage. Et là, joie ! Le disque s’y révèle encore meilleur, les basses sont plantureuses, les murs guitares décuplés. Un effort matériel, même si son équivalent cd est fourni dans le package, est donc nécessaire pour vivre l’expérience Year Long Disaster à son maximum. Qui le fera l’entendra. Et qui l’entendra approuvera.

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Opeth


In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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