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Critique d'album

Younger Brother


Vaccine


(11/04/2011 - Twisted Records - Psybient - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Crystalline / 2- Shine / 3- Pound A Rhythm / 4- Saftey In Numbers / 5- Night Lead Me Astray / 6- Train / 7- Spinning Into Place / 8- SYS 700 / 9- Tetris
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Mariage étonnant mais réussi de la pop, du rock et de l'électro."
Geoffrey, le 15/07/2011
( mots)

Une soirée d’été, à la faveur de la lumière tardive et de la chaleur, prend souvent la forme d’une bataille musicale entre convives, livrée avec comme simple arme, les lecteurs mp3 branchés les uns après les autres sur une prise jack et une bonne paire d’enceinte. Entre deux grillades et un rosé d’Anjou, il n’est pas rare de faire des découvertes plus ou moins providentielles, plus ou moins intéressantes. Pourtant trop rapidement, et après une andouillette trop cuite, la claque sur l’oreille s’est montrée violente, à l’échelle de la surprise que procure cette rencontre fortuite avec le vainqueur d’un soir : Younger Brother et leur dernier album, Vaccine

Issus de la scène Psytrance anglaise, les deux têtes composantes du groupe, Simon Posford (Hallucinogen) et Benji Vaughan (Prometheus) interpellent dans cette configuration par l’incroyable richesse allant à l’encontre du schéma binaire de la techno. Se séparant ainsi d’une large partie de leurs fans de la première heure, Younger Brother nous promène entre une musique pop alléchante, intelligente, avec comme fil rouge un passif assumé et omniprésent de génie de l’électronique, davantage dans l’adjonction substantielle d’éléments que dans la construction basique des morceaux. Le résultat forme des hybridations musicales appliquant parfois des cadences proches de la drum’n’bass à une musique pop paisible. Obéissant à ce principe, "Crystalline", le titre d’ouverture, atteint la perfection par sa progression douce, sa mélancolie, et par les effets donnés par les répétitions proches de celles de la transe inspiratrice. C’est dans le choix des instruments que Younger Brother se détache de cette image collante de musique électronique, faisant finalement apparaître un ensemble cohérent basé aussi sur les incontournables guitare-basse-batterie pour une configuration live. 

Car c’est sur scène que la conception de Vaccine s’est faite, avec en objectif la possibilité pour le groupe de se produire devant un public, avec, chose nouvelle pour une telle formation habituée aux séquences enregistrées, une voix, celle de Ru Campbell. Tendant ainsi vers le rock et ses entités, on se trouve à permettre des ressemblances avec Unkle pour les morceaux les plus rapides ("Saftey in number"), ou encore Pink Floyd pour les envolées atmosphériques et les ambiances sonores sorties des seventies ("Train", "Spinning into place"). 

De telles références hissent Vaccine au niveau des meilleurs albums du genre, tant Younger Brother parvient à s’inspirer de la large famille du psychédélisme, sans renier sa personnalité de groupe issu de la transe. Cet album est sans doute le plus éloigné de ce dont Simon Posford et Benji Vaughan ont l’habitude de faire, mais le plus proche d’un disque à la composition et à la production exemplaire, à la fois brillant et facile d’accès.
 
 

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