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Chronique Cinéma

6è festival international de la chanson moderne


6è festival international de la chanson moderne

Du 29 septembre au 2 octobre 2005
Théâtre 145 et quartier Berriat - Grenoble

> Théatre 145
> Barbarins
> Firewarriors
> Fantazion
"6è festival international de la chanson moderne"
Hélène, le 19/10/2005
( mots)
La température chute de façon déprimante à Grenoble, heureusement, l'équipe du théâtre 145 a concoté un festival pour nous donner chaud au coeur en ce début d'automne; 3 jours de concerts dans les bars et salles du quartier Berriat. De la chanson moderne?... Un intitulé étrange pour des spectacles emprunts de poésie, d'inventivité et d'expérimentations.

Vendredi midi, c'est au Dyade, de l'autre coté du pont, que Grégoire Gilg nous offre un répertoire ludique et poétique. Nous sommes une trentaine à nous installer sur les tapis et coussins -qu'il ne faut pas salir avec nos dwichs dégueus- de cette petite salle. Greg Gilg, ancien violoncelliste des Barbarins Fourchus et membre des Fire Warriors, a décidé de mettre en musique des poèmes, écrits par les plus grands de notre époque. Jouant les morceaux sur des airs reggae, romantiques, baroques etc. il a même fait l'effort d'apprendre la merveilleuse langue de ... pour composer le premier morceau de country tchèque. Il s'inclut parmi cette sélection pour nous chanter son seul poème, une chanson d'amour... "et si je te disais un truc dégueu?" susurre t-il en souriant de toutes ses dents. Maître dans l'art du violoncelle et de son utilisation atypique, il offre un spectacle tout en décalage. C'est sans instruments, mais avec une voix magistrale qu'il interprète "la pêche à la baleine' de Prévert. Et malgré sa cravate fort laide, qu'il porte avec talent, on est forcément touché par l'atmosphère et la sincérité du spectacle.

Le soir, c'est Jérôme Lapierre, son acolyte des Fire Warriors, qui offre un spectacle de Rock n' Roll à la Frise. Grâce à un accordéon, un yukulélé et quelques pianos pour enfants, il interprète de façon très personnelle des tubes que l'on connaît mais qu'on peine à reconnaître. Il ne faut que 2 ou 3 morceaux pour comprendre que ce garçon est givré et que ça nous plaît. Björk, Ennio Morricone à la sauce Arlette Laguilliers, Rolling Stones... tout y passe. Il hurle par moments, à d'autres il semble improviser, il sourit avec une merveilleuse fossette, bah oui, c'est important aussi, évidemment, tout est très bien, charisme, technique et inventivité. A la fin du spectacle, l'encombrement de la scène l'empêche de sortir, et il est contraint de céder aux rappels (oh le pauvre!). C'est l'heure de la dance party, avec un magnifique morceau de Gala à la boîte-à-rythme-piano-j'ai-pas-bien-vu... "one more and more..." Mais bon, il arrête rapidement, car bon, hein, quand même, hein? ouais...

Samedi, c'est le Saint-Georges, ce bistrot à la merveilleuse terrasse en bas de chez moi, qui invite (bon ils paient pas les frites à tout le monde, c'est dommage)... et pas n'importe qui, Fantazio, ze Fantazio, bah ouais! Mais pas tout de suite, car de façon imprévu je crois, l'illustre Ronan (ou Sébastien?) vide une malle de garbage-souvenirs et passe une heure, habillé en marin breton, la boite de sardines (des belle-îloises je présume) sur la tête à nous raconter la provenance de chaque objet, son affreuse enfance perdu dans les éoliennes, ses ex-publics généreux en cadeaux. (comment ? un message subliminal?) Il est speed et hilarant.Les enfants, boucs émissaires ou simples teneurs de cartes contribuent à la réussite du spectacle. persuadé des bienfaits de l'éducation théâtrale, Sébastien (Ronan?) nous enseigne rapidement les coutumes maoris, lit des pièces de théâtre et explique les côtes martimes de Douarnenez. Il termine en musique bovine du poitou pour un petit moment de jonglerie, et laisse la place au contrebassiste des pieds et des mains.

Donc, Fantazio arrive encore tout bourré de la veille (beuuu la piquette du 145), accompagné de Benjamin, l'homme aux instruments étranges : cloches de vache, dés à coudre, râpe à fromage, chaîne... Leur musique, est extraordinaire d'expérimentations, "coïncidences artistiques", le nom est explicite après coup. Benjamin, ultra concentré, passe d'un instrument à l'autre, se sample en douce... Fantazio maltraite sa contrebasse, avec ses pieds, ses mains, toute son âme... Et il fait de même avec sa voix, à la manière d'un Nosfell, passant des aigus aux graves avec une déconcertante légèreté. Dit comme ça, on dirait que c'est juste des mecs qui trippent... mais je vous assure que leur musique est écoutable, voire très belle. les textes qu'il lit entre deux chansons, expriment son regard cynique, noir ou tendre sur le monde alentour. Ca swingue, ça enchante, et même ça fait réfléchir : ...ah ouais, moi aussi je pourrais jouer de la musique étrange... c'est pas con ce qu'il dit là, il met des mots sur ce que je ressens... mais pourquoi les coutures de son pantalon sont déchirées.... bref, bien. très bien.

Evidemment, en 3 jours j'ai loupé plus de concerts que j'en ai vu... Jo Corbeau, Hanabi, La Cerise etc. sans oublier le traditionnel bal de cloture du Premiata Orchestra Di Balllo, sponsorisé par la Brillantina Bello. merci le 145 grâce à qui je me félicite d'habiter là.
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