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Chronique DVD

Amazing Journey - The Story of The Who


Format son : Dolby Digital 5.1
Format image : DVD
Langue : Anglais, VOSTFR

Sorti le : 4 décembre 2007
Distribution : Universal Pictures

Contenu :
Disc 1 : Amazing Journey
Disc 2 :
- Six Quick Ones : Roger, John, Pete, Keith, Who Art You?, Who's Back
- Scrapbook
- The High Numbers Live at the Railway Hotel 1964

"Un documentaire essentiel pour capter l'aura d'un groupe de légende."
Nicolas, le 19/06/2015
( mots)

Si l’idée de visionner un documentaire sur un groupe de rock peut sembler de prime abord peu exaltante, un tel exercice peut néanmoins s’avérer indispensable quand on s’attaque à The Who. Car plus que des faiseurs de son, les quatre hommes ont toujours cherché à incarner l’art sous toutes ses formes, musicale, visuelle, conceptuelle, médiatique, philosophique même. Voilà pourquoi Amazing Journey mérite un sacré détour pour embrasser dans toute sa complexité l’une des figures de proue du rock d’hier.

Paru en 2007, Amazing Journey - The Story of The Who ne fait pas dans la demi-mesure. Deux DVD, plus de 3 heures de vidéo, il y a réellement de quoi faire le tour de la question. Le premier disque, le documentaire principal, retrace la story du groupe au travers d’images d’archives et d’interviews de Roger Daltrey et de Pete Townshend réalisées spécialement pour l’occasion, sans compter une foultitude d’autres intervenants, notamment Kenney Jones (le suppléant malheureux de Keith Moon de 1979 à 1988), Chris Stamp (manager du groupe ainsi que de Jimi Hendrix, depuis décédé) et tout un tas de membres du Who crew, mais aussi des musiciens extérieurs comme Noel Gallagher, Eddie Vedder, The Edge, Sting ou encore [g:610]Steve Jones[:g]. Peu de choses à en dire si ce n’est que ce film d’environ deux heures s’avère passionnant, permettant de réellement bien cerner chacune des quatre personnalités constitutives des Who. Roger Daltrey, le chanteur ambitieux, violent, sincère, émouvant et enflammé. Pete Townshend, le guitariste prodige au pif emblématique (ces images datant de 1964, quel tarin), personnalité fascinante, envahissante parfois, aussi doué dans le contrôle que dans le chaos, obsessionnel, à l'ego de plus en plus proéminent à mesure que le temps passe. John Entwistle, bassiste avant-gardiste surdoué, féru de mode, dispendieux, aussi discret qu’exubérant. Keith Moon, l’inégalable OVNI de la batterie, fantasque, extrémiste dans sa manière de vivre sur scène et en dehors, s’adonnant à tous les vices et à tous les excès.

Mais plus intéressante que cette succession de biographies entrecroisées, c’est l’analyse du phénomène Who qui captive, brossant à la suite des quatre hommes une complète rétrospective de la pop culture anglo-saxonne de 1960 à 1980. On y parle de mods, bien sûr, et du caractère finalement très artificiel du rattachement de la formation à ce phénomène populaire anglais. À l’époque, être mod, pour ceux qui se sont un temps appelés les High Numbers, c’était surtout l’occasion de se faire un nom et de gagner en visibilité, et Townshend ne s’en cache absolument pas. On y parle aussi de pop art, de publicité (sur la période The Who Sell Out), puis de drogues psychédéliques, de spiritualité indienne (le maître spirituel Meher Baba ayant eu une grande influence sur Townshend et sur la conception de Tommy), de concept albums, d’opéra rock et de glam rock, de films musicaux. La suite s’attarde principalement sur les deux drames qui ont terrassé la formation, les morts successives de Keith Moon puis de John Entwistle après que Roger Daltrey et Pete Townshend aient tout fait pour venir en aide à ce-dernier, allant jusqu’à réactiver le groupe et à lui reverser l’intégralité des recettes récoltées lors des lives. Le dernier quart d’heure consacré au vieux couple survivant est, avouons-le, plus dispensable. Bref, la matière est pléthorique et la synthèse s’avère plus qu’acceptable. Mention spéciale aux différentes vidéos permettant de suivre l’évolution des quatre hommes et leurs différentes apparences, de jeunes allumés massacrant leur matos sur scène (Townshend et Moon dans leurs oeuvres abasourdissantes) aux vieux rouleurs de stades adulés par une foule hystérique. Quelques bémols, car il en faut. Le documentaire ne s’attarde sans doute pas assez sur la musique en tant que telle, sur la discographie du groupe, sur leurs morceaux emblématiques, et les séquences live, souvent démonstratives en terme d’attitude, ne permettent pas vraiment de se faire une idée précise quant au style, ou plutôt aux styles successifs abordés par les quatre lads. Par ailleurs, l’intérêt des interviews des personnalités extérieures est plus que discutable, à part nous assurer à tout bout de champs qu’untel est “fucking amazing” et que les Who sont un “huge band”. Merci, on le savait déjà, ou en tout cas on s’en serait douté.

Un petit mot sur le DVD 2 qui n’est pas du tout inintéressant. Les portraits des quatre musiciens, bien que recyclant assez bassement quelques séquence du film principal, offrent suffisamment de matériel additionnel pour valoir le coup d’oeil. Vous saurez ainsi tout sur ce qui a conduit à l’évolution vocale de Daltrey, sur le jeu de basse ultra-véloce d’Entwistle, sur le jeu chaotique et impossible à reproduire de Moon et sur les nombreuses innovations apportées par Townshend à la six cordes. Sur cette partie, au contraire de la première, les intervenants extérieurs apportent un éclairage intéressant sur ces musiciens d’exception. Le petit docu Who Art You? se focalise un peu plus sur les mods et la pop culture 60’s et, bien que s’avérant très succinct, se laisse voir, de même pour les images d’archive The High Numbers at the Railway Hotel 1964, très bref aperçu de l’ambiance d’un concert mods avec un Daltrey à lunettes noires, armé de maracas et prêt à sauter à la gorge des filles au premier rang. En revanche, on pourra zapper sans arrière-pensée les vidéos des sessions studios de 2004 se focalisant sur l’ultime album du couple Daltrey-Townshend. Les histoires de vieux schnocks n’intéressent plus personne.

En définitive, même si on pourra toujours lui adresser quelques reproches, Amazing Journey peut et même doit être vu par tous ceux qui aiment les Who et la pop culture anglaise. D’autant qu’on le trouve désormais à un prix aussi fracassé que les premières Rickenbacker de Pete Townshend. What a fucking great documentary. Un détail : lorsque vous serez en passe d'acheter ce DVD, vérifiez bien que les sous-titres français sont présents si vous ne maîtrisez pas bien l'anglais : toutes les éditions ne sont pas identiques d'un pays à l'autre...

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