↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Compte-rendu de concert

Burning Heads


Date : 06/05/2022
Salle : The Black Lab (Wasquehal)
Première partie : Poncharello, Johnny Mafia

Rétro mania quand tu nous tiens

Mathilde, le 13/05/2022
( mots)

Ambiance très Retro c’est Trop ce soir au Black Lab. Ce festival en Picardie dédié au fans de rock qui ne sont pas loins de la cinquantaine (ou 10 ans de plus ou 10 ans de moins) rassemblent des fous furieux du rock barré, bienveillant, électrisant et militant aussi. Eh bien ce soir c’est pareil, sauf que les Midnight Oil ou autre Popa Chubby sont remplacés par les Poncharello et les Burning Heads. Seule touche jeunesse au tableau: les Johnny Mafia, nés à l’ère du grunge. Quoique les kidos ont une certaine maturité dans leur appréciation de la vie, et ils ne dénotent certainement pas par leur présence ce soir dans cette boite noire qu’est le Black Lab. Le noir ça absorbe la chaleur, et laissez-moi vous dire les ptits potes que la température ne va faire que monter.

Les lillois de Poncharello ouvrent la course en démarrant leurs bolides à cordes stoner rock devant un public régional déjà conquis d’avance. Quinze ans d’existence et quatre albums sortis pour ce trio qui balance des déflagrations ayant l’intelligence de tourner autour de plusieurs genres: punk, stoner et hard rock, ce qui crée un équilibre et une possibilité aussi d’audience plus vaste. Le public prend ses marques dans la boite, et prend également au passage son alcool préféré. "A la bonne vôtre, le Black Lab!". Les ondes positives contaminent vite la salle. Le groupe amène son rock and roll dit "supersonique". Ici il parait qu'il y a 666 places debouts. Il n'y a peut être pas autant de personnes mais il y a beaucoup d'attroupements qui vont et viennent depuis l'extérieur, dans une ambiance de festival. Poncharello a sorti en 2020 un EP, Four Wheel Overdrive, et c'est par ce titre éponyme qu'ils débutent le set. On pense à Foo Fighters sur "Question Mark", à Queens of The Stone Age forcément jamais loin sur "6 seconds", bref à tout un condensé de cette scène de la côte ouest qui tombe bien en terme de saison. C'est l'été ou presque, tout le monde a besoin de ce son brut, frontal et enveloppant. Et si on se catapultait tous au Rancho de La Luna à Joshua Tree ? C'est en tous cas l'envie transmise par le groupe qui, jusqu'à leur rétronomique "Wrong Train", a efficacement lancé la nuit.

Place aux suivants. Les Johnny Mafia ont en effet toute leur place ce soir, car on les sent adeptes du vintage (avec un nom pareil) dont il se moquent un peu mais dont ils apprécient au fond les principes. Le gang de Sens attaque la scène frontalement, en haut débit et sans détour. Ils ne sont pas là pour biner des glaïeuls, ils aiment la franchise et la musique quand elle est concise. Ça enchaine donc en accéléré, comme le reste en fait de toute cette soirée. Ça va vite. Ça rattrape sans tout un peu aussi le temps perdu. Les quatre attaquent avec "Big Boobs" qu'ils avaient aussi joué à La Péniche en 2014. En fait c'est ça le truc: ils sont jeunes mais jouent ensemble depuis tellement longtemps que ça se déroule comme du petit Jesus en culotte de velours (l'expression est un peu détournée mais c'est l'idée). Ils se sont rencontrés sur les touts petits bancs de l'école, dans leur ville qu'ils nomment "capitale du monde". Et Théo rappelle par ailleurs que Sens a la première Cathédrale gothique de France. "Et Wasquehal vous avez le premier quoi?", "- Un candidat à l'émission Marié au Premier Regard !". Et ouais, pas peu fiers. Les Johnny Mafia ont sorti leur 3ème album Sentimental l'an dernier et viennent défendre leurs derniers titres ("Aria", "Trevor Philip") qui au fil du temps -et des différents labels (actuellement ils sont chez l'excellent Howlin Banana Records)- ont su trouver un équilibre remarquable entre mélodie et énergie. Leur prestation est entrecoupée par un moment où le public a voulu donner un nom au chat et au chien figurants sur les T-shirts de Théo et William. Une fois que "Loupi" (peut être bien "Youpi" en fait) et "Jean" ont été baptisés, on entame la dernière partie du set avec trois titres imparables: "Phone Number" et son interrogation en boucle "Where are you, how are you?", l’incisif et hurlant "Split Tongue" et le parfait mélancolico post-punk "Crystal Clear" (il y aurait eu "ACO" que c'eût été le paradis) qui font sonner les Johnny encore plus anglo-saxons qu’ils ne le sont pas. Un set impeccable et un groupe au succès amplement mérité, qui a largement fait remué le public.

Viennent les Burning Heads, originaires d’Orléans et venus dans nos contrées pour délivrer un punk rock mélodique sous forme de Billy Talent avec une poignée d’années de plus. Mais cessons de parler d’âge et de génération. Les t-shirts du public affichent leurs penchants pour les Buzzcocks ou les Stooges mais ce soir les années ne comptent pas puisqu’elles n’influent en rien sur les concerts. Il n’y a qu’à voir ces tatoués qui ne manquent pas de souffle à tous niveaux, aussi militants qu’autrefois, sans aucune faiblesse physique dans le déroulé de leur show. Influencés par la musique hard rock/ punk californienne, ils ont sorti cette année Torches Of Freedom (à leur actifs seize albums depuis 1992) tout en uppercuts. Dive avait été produit en 1994 par Jack Endino (qui a notamment travaillé avec Nirvana et Mudhoney) donc on peut dire que les Orléanais connaissent bien leur partition depuis un moment, leçons de solfège ou non. Et qu'ils sonnent américains. Une tendance ce soir. Ils attaquent le set avec "Pharmageddon" en clamant un "One More Round" qui rappelle qu'on a pas eu de tournées (de bières ou de concerts) depuis deux ans. Oui, il est possible que ce soir ce soit pour quelqu'un dans le salle le premier concert depuis la "sortie" du covid. Les autres titres seront nombreux, car courts aussi. Avec des mosh pits en veux-tu en-voilà sur des tubes tels "Fear", "Pop A Pill". Et une attention particulière au moment où une jeune femme a été mal réceptionnée sur un slam. Plus de peur que de mal.

Ce soir l'ambiance au Black Lab était bienveillante. Et d'une brillante énergie. Oui, personne, ou plus personne, ne traine une certaine tradition "ringarde" du rock français. Aujourd'hui la scène de l'hexagone brille de tous ses côtés. Les époques, les âges n'existent pas, les différents publics venus pour les différents groupes se sont fédérés autour d'une même cause: le rock dans ce qu'il a de plus spontané. Et après deux années pas du tout spontanées, ça se prend. Et on en reprendrait bien.

 

Setlist de Poncharello:

- Four Wheel Overdrive

- Do It Yourself

- 6 Seconds

- Tune In

- Pop

- Give It Back

- Remember You

- Question Mark

- Monsters In The Parasol (Queens of The Stone Age cover)

- Around

- I Got Da Blues

- Kawazaki Todoroki Express

- Wrong Train

 

Setlist de Johnny Mafia:

-Big Boobs

- Refused

- Sun 41

- Black Shoes

- Nail Gun

- No More Toes

- Feel Fine, Feel Time

- Problem

- I’m Sentimental

- Sleeping

- Trevor Philippe

- Aria

- On My Knees

- Love Me Love Me

- Phone Number

- Split Tongue

- Crystal Clear

- TV & Disney

 

Setlist de Burning Heads:

 - Pharmageddon

- Not A Robot

- All Set To Glow

- Little Bird 

- Fine

- Endless Loop In My Head

- Collapse

- Gigi Pirate

- Push Me

- Wrong Day

- Hanky Panky

- Reaction

- Auto Pilot

- Break Me

- Fear

- Pop A Pill

- Anger

- Gwardeath and Nasty

- Angry

- SMW

- Uphill

- Few Word

- In My Head

- Wrong

- I Want Out

- Time's Up

- The Way They Lie

- Whole Life

- Handout

- Handuffed

- Swindee

- Competition

 

 

 

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Album de la semaine

Pure Reason Revolution


Above Cirrus


"

La résurrection inespérée de Pure Reason Revolution, survenue en plein premier confinement, a maintenant laissé place à la perspective d’un groupe de nouveau pérenne, en témoigne cet Above Cirrus paru moins de deux ans après son grand frère - autant dire qu’on n’en espérait pas tant, et surtout pas aussi vite.

"
À lire également