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Compte-rendu de concert

dEUS


Date : 30/10/2011
Salle : Aéronef (Lille)
Première partie : Balthazar
Mathilde, le 09/11/2011
( mots)
On ne présente plus dEUS, son rock dense et complexe et son rayonnement européen voire international. Ce soir là, il fait un vent force 4 à l’Aéronef mais le public qui attend dehors est gonflé à bloc. On y retrouve évidemment beaucoup de flamands, quelques anglais, des petits mais surtout des grands, et une bonne flopée de quadragénaires. Allez hop, tous au chaud. Enfin, pour ceux qui peuvent car l’Aéro est archi bondé et certains passeront le concert dans l’entrée. 

Place à la première partie. Balthazar est un rock band en provenance de Courtrai, dont le premier album, Applause, est sorti en 2010. Marteen le grand blond, et Jinte le petit brun se partagent le chant lead. Le groupe attaque en douceur avec le tranquille "Blues for Rosann", qui laisse entrapercevoir un phrasé très soul. Comme quoi la Belgique peut être soul sans être saoule... Passons.
 Le troisième titre "Fifteen Floors", est plus groovy et permet de réveiller la foule, pour l’instant plus intéressée par le bar que par les bonhommes sur scène. Puis vient le frisson avec le nouveau titre "There Goes My Girl" emmené par Marteen - on croirait parfois entendre Rufus Wainwright - qui s’achève sous la forme d’une délicieuse complainte, soutenue par la violoniste et le bassiste pour une harmonie vocale tout à fait en place. Cette ambiance semble avoir saisi l’audience maintenant attentive à ces petits jeunes qui en imposent. Sorte de cousin belge des Arctic Monkeys, Balthazar c’est du talent bourré de sensibilité et d’intelligence, couplé à l’éclat poétique du regretté "The Good, The Bad and the Queen". Le dernier titre "Blood Like Wine", parfaitement chanté à capella sur la fin, incite définitivement à jeter une oreille à leur album. Il arrive que les premières parties laissent à désirer mais sur ce coup-là, on ne s’est vraiment pas moqué de nous.  

Et voici dEUS, groupe aux vingt ans de carrière et aux six albums, et en tournée pour leur nouvel opus Keep You Close sorti en septembre. Le quintette est accueilli chaleureusement par ses fidèles suivants. Tom Barman et son petit boléro noir, c’est vrai, ne gâchent rien au tableau. La pile électrique n’est pas du genre à économiser son énergie pour la suite, et balance avec enthousiasme les riffs menaçants de "Slow". On sent la consistance des sonorités et la solidité des arrangements. Klaas, compère de Tom Barman depuis le début, épaissit le son par divers effets de violon et de claviers. Ce n’est cependant pas suffisant pour mettre le public en émoi. Il faudra attendre le robotique "The Architect" puis le brand new tube "Constant Now" pour faire frémir la marmite de l’Aéro. 
Le nouveau titre "Second Nature" fera pâle figure à côté de l’engouement que suscitera après lui "Instant Street". Son riff de fin est chanté en chœur par le public, encore et encore et de plus en plus vite. Le groupe se déchaine, la fosse bout et ce n’est pas "If You Don’t Get What You Want" qui fera baisser la température. C’est évident, la majorité des gens du public sont des fervents admirateurs des premiers albums. Nostalgie quand tu nous tiens. 

Tommy et sa bande reviendront par la suite aux titres de leur nouvel opus. "It's a song about jealousy. One, two, three, four!" est le discours qui introduit "Dark Sets In" et sa basse galopante. Heureusement que le groupe ponctue la fin du set de "Magdanela" et de "Sister Dew" - tous deux tirés de l’album chouchou du public The Ideal Crash - car il devient de plus en plus clair que certaines personnes n’ont même pas dû écouter Keep You Close, vu leur immobilité face aux nouveaux titres. Moins audacieux que leurs premiers morceaux, ceux-ci s'avèrent être tout de même réalisés de main d'orfèvre. Aujourd'hui dEUS fait une pop mastoque où rien ne dépasse, n'en déplaise aux plus désinvoltes.
Puis le groupe s’éclipse pour revenir quelques minutes plus tard au son du bon vieux "W.C.S", dont le début est récité par la foule. "Morticiachair", et son phrasé rap, fera mouche également. C’est même l’acclamation générale. "On vous remercie et on remercie aussi Blathazar qui était notre première partie, superbe, sublime. Ils sont aimés par le groupe. Donc le dernier morceau c'est pour eux, et pour vous!". dEUS et Balthazar chanteront finalement ensemble "Hotellounge". Les petits ne sont pas peu fiers de chanter ce titre avec la référence rock de leur pays. On assiste à une très belle complicité entre ces deux groupes belges de génération différente mais qui partagent de manière très palpable le même plaisir pour la musique. N’ayons crainte, la relève est assurée. 

Alors oui, on aurait aussi aimé entendre l’album In A Bar, Under The Sea mais globalement, la soirée a su mêler classiques et nouveautés. 
dEUS a confirmé son statut de référence en matière de rock. C’est bien joué, c’est bien Tommy. 

Crédit photo: Vincent Moreau 
 
Setlist de dEUS:
- Slow
- The Final Blast
- The Architect
- Constant Now
- Second Nature
- Instant Street
- If You Don't Get What You Want
- Dark Sets In
- Twice (We Survive)
- Magdalena
- Ghost
- Keep You Close
- Sister Dew
- Bad Timing

Rappel :
- W.C.S. (First Draft)
- Morticiachair
- Easy
- Hotellounge
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VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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