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Compte-rendu de concert

Indochine


Date : 26/06/2010
Salle : Stade de France (Paris)
Première partie : Les Wampas
Emilie, le 28/09/2010
( mots)

Le 26 juin 2010 résonne dans la tête de tous les fans d'Indochine depuis plus d'un an. Les places, bien rangées là où personne ne pourra les trouver, et évoquées tel le Graal, sont, tout comme l'affiche bien connue, un des prémisses de LA soirée. 26 juin + Indochine = Stade de France = même s'il pleut, et qu'il nous manque un pied, resté coincé dans la porte du métro, cette soirée sera magique. Davantage un stade de concert qu'un stade de foot, Nicola Sirkis, sa bande, et quelques 70 000 de leurs fans, vont fouler le sol et imprégner l'enceinte du grand, que jadis AC/DC, Les Rolling Stones, The Police, U2, ou encore  Depeche Mode ont dompté. C'est donc sur une symbolique fondée, que cette date se décroche des autres dates, et est attendue comme un jour de soleil en Bretagne.
 

Selon la légende, les premières tentes abritant les fans les plus … patients, auraient vu la sardine une semaine avant l'évènement. Pour les plus raisonnables, même en arrivant en milieu d'après midi, il restait tout à fait possible d'être bien placé. Rien que visuellement, la soirée semble à part et grandiose : arrivés devant le grand stade, on y voit voler une grande poupée gonflée, un gros nounours armé, et surtout le gros ballon dirigeable, autrement dit, trois des signes emblématiques d'Indochine. Il y a aussi de grandes portes avec de grosses lettres, où de larges foules piétinent avant de dédaigner les gros vigiles, et dévaler les longs escaliers, menant aux mythiques et grandioses gradins ou pelouse. Des écrans géants suspendus et voilés entourent la scène, tout comme lors de la tournée du météo tour, mais en plus large si je ne m'abuse. Les milliers de fans dévalent gentiment les marches, et remplissent les sièges telle une fourmilière. C'est en voyant tous ces points noirs que l'on réalise l'immensité du lieu.
 

Première partie : les Wampas. Groupe aux antipodes du statique et du politiquement correct, c'est donc sans surprise que l'on verra Didier Wampas s'asseoir sur une chaise portée par la foule, faire monter un heureux belge sur scène, chanter de tout son cœur 'partenaire particulier' (NON ce n'est pas d'Indochine), ou faire un petit tour de stade avant de sortir par une porte plantée en haut d'un des escaliers, n'omettant pas l'incontournable 'Rimini'. Il prend son pied et a bien raison le Didier. En un mot, bien que le son fut fort criard, les Wampas ont chauffé le sang du public impatient, et ouvert en beauté LE concert. S'ensuit Miss Kittin, Dj au féminin, mélange d'éléctro et d'insupportable. Déduction faite, elle est là car elle a reprit 3e sexe. La foule est molle du genou, mais a pu reprendre son souffle pour accueillir …

 

Pas tout de suite Nicola Sirkis, Boris Jardel, Oli de Sat, Mr Shoes ni Matu. Non, avant, ils ont décidé de lancer la première pépite de la soirée, en regroupant toutes leurs intros pour n'en faire qu'une. Tour à tour, un rideau d'écran s'écrase, et dévoile une des intros qui vont s'animer et s'articuler une par une : la jeune fille au robinet de Dancetaria ; la croix rouge qui se dessine de Paradize ; les demoiselles filiformes aux tambours de Alice & June ; le cheval masqué de la République des Météors ; puis un énorme poing qui va venir frapper l'écran, avant qu'il ne finisse par se briser et ponctuer sur la fameuse affiche du concert, mais cette fois sans le O de Indochine, nous dévoilant par conséquent les moindres détails de Sirkis. Après avoir torturé le cœur et les tripes d'environ 70 000 personnes, les boys vont osciller entre anciens tubes et nouveaux morceaux. 33 titres découpés en 3 parties ( voir set list plus bas). En premier temps, des titres comme ''3e sexe'', ''Miss Paramount'', ''les Tzars'', ou ''Canary bay'' vont s'intercaler avec du plus récent, comme la mythique "Marylin", ''Little Dolls'', "Popstitute" ou encore l'enchanteresque ''J'ai demandé à la lune''. Ô surprise et sacré vent d'émotion – surtout pour les fans de la première heure-, quand sur ''Tes yeux noirs'', Nicola annonce la venue de Dimitri (saxo jusqu'en 1989) et de Lou, la fille de Stéphane. Deuxième round, qui se déroule au quasi milieu du stade, sur une petite scène reliée à la principale par une longue avant-scène, et dont le groupe  foulera la plastique pour une session acoustique. S'enchaineront du bout des lèvres et des doigts, des succès personnels plus que médiatiques, tels que ''Salombo", "Kao Bang", et les sublimes "Electrastar" et "She Night", deux hommages poignants et saisissants en l'honneur de Stéphane. Après ce moment de flottement général, chacun retombe dans ses pompes pour accueillir le troisième et dernier chapitre de la soirée. Furtif ceci dit, car il fera se battre en duel La lettre de métal, et l'incontournable "Aventurier", à la bande vidéo irréprochablement saisissante (bien que je cherche encore le rapport avec la chanson ?), avant que "Le Dernier jour" ne sonne comme la dernière chanson de ce premier Stade de France. Pluie de paillettes toussées des quatres coins du stade, pour des aurevoirs scintillants, exhibant des artistes ne cachant par leur émotion et leur reconnaissance.
 

Des attentes inassouvies viennent malgré tout patiner notre doux émerveillement : quand on voit Didier Wampas en première partie, on se dit qu'il va venir pousser la chansonnette sur "Harry Poppers", duo avec Nico sur Alice & June. Que nenni. Quand on se dit qu'on est au Stade de France, on s'attend à du Melissa auf der Maur pour "Le grand secret", ou de la Suzanne Combo pour "Un ange à ma table". Point ! Pour ceux ayant fait la tournée de La République des météors, des désappointements paraitront, en se rendant compte que les video-projections et la set list, sont quasi identiques que lors du Zénith du coin. Certesss, il est fort fâcheux, notre soif d'inédit en a pris un petit coup, cependant le stade du France n'était pas annoncé comme le concert anthologique, retraçant l'ascension, la perte d'élan, et le regain de passion (si je puis dire) du groupe, mais comme ''La Der des Ders'' du Méteor Tour. Et peut être aussi que le groupe nous a habitué à de l'exceptionnel, du 'à part', et du gigantesque, si bien que nos petites âmes de fans d'Indochine s'attendent toujours à plus que plus. Mais ces petits détails se font largement écraser par les émotions transgénérationnelles mélangées lors de ce soir, la mélancolie des uns contre l'émerveillement des autres. Comme le vante justement le ballon dirigeable qui pointe son nez à la fin du concert, et surplombe la scène : 'Putain de public.' Pour sûr que les faiseurs de rêve que sont les membres d'Indochine, ont ''rempli [notre] chemin d'ivresse / de mille lumières / de mille couleurs / ce soir / il était une fois / quelque part … '' au Stade de France. 



Set List :
1.  Republika Meteor Ouverture
2.  Go, Rimbaud Go!
3.  Marilyn
4.  Little Dolls
5.  Playboy
6.  Punker
7.  Drugstar
8.  Miss Paramount
9.  Le Lac
10. J'ai Demandé A La Lune
11. Atomic Sky
12. 3e Sexe
13. Tes Yeux Noirs (avec Lou Sirkis et Dimitri Bodianski)
14. Un Ange A Ma Table
15. Alice & June
16. Popstitute
17. You Spin Me Round
18. Canary Bay
19. Les Tzars
20. Des Fleurs Pour Salinger
21. Adora
22. Mao Boy
1er rappel:
23. Le Baiser
24. 3 Nuits Par Semaine
2ème rappel:
25. Le Grand Soir
26. Salombo
27. Monte Cristo
28. Kao Bang
29. She Night
30. Electrastar
3ème rappel:
31. La Lettre De Métal
32. L'aventurier
33. Le Dernier Jour

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In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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