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Compte-rendu de concert

Jesu


Date : 14/12/2007
Salle : Laiterie (Strasbourg)
Première partie : Fear Falls Burning
Lee, le 03/01/2008
( mots)

En s'arrêtant à Strasbourg cet hiver, Jesu n'a pas été pour le moins dépaysé du froid grisâtre règnant dans son pays. On se demande même si ce n'est pas la bande de Justin K. Broadrick qui serait venu déposer, en France, ce cadeau polaire d'une couleur si sombre. La petite salle de la Laiterie servait ainsi, ce 14 décembre 2007, de réchauffement collectif pour corps et âmes sensibles.

Fear Falls Burning , en bon compagnon de route, entamait la soirée. Disposant d'une tonne d'effets adaptés à sa guitare, il lâcha, pendant une petite demi-heure, des décibels de bruit honorant la clique de Conspiracy Records.

Jesu, dérogeant à toute règle de retard chez les artistes, commença à l'heure alors que la salle attendait ses derniers arrivants. A gauche, une basse cinq cordes vibrait pertinemment. Au milieu, la batterie lancait ses rythmes lents sous d'étranges sonorités. A droite, Justin K. Broadrick (sans capuche) arpentait les plus hauts sentiers shoegaze avec sa guitare sept cordes. Pendant une heure, Jesu présenta une démonstration étonnante. A la fois souples et régulières, les compositions du trio résonnaient plus fort que la propulsion d'une fusée. Grâce à un son surpuissant, les spectateurs ont été submergés de grosses vibrations longues et harmonieuses. La cohérence des trois instruments était tellement bluffante que l'on oubliait presque la vision des musiciens sur scène. La musique formait un tout, un ensemble élégant ajusté par des programmations mélodiques déclenchées par Justin avant chaque chanson. Les premières furent jouées sous un rythme lent avec une éxécution parfaite de Ted Parsons qui frappait, entre autres, sur trois gigantesques cymbales. Depuis leur rencontre pour la dernière tournée de Godflesh, Hymns, Justin et Ted ne se quittent plus et l'entente aveugle se ressent. Cette amitié se caractérise par des parcours au sein d'innovantes formations indus ou metal: Swans, Prong ou Foetus pour Parsons, Napalm Death et Techno Animal, entre autres pour Broadrick.

Diarmuid Dalton, à la basse, était plutôt statique alors que Justin Broadrick se balançait d'avant en arrière avec une cadence sacrée. Les textures soniques s'étirèrent progressivement dans l'air et l'ambiance devenait de plus en plus atmosphérique avec un climat de résignation léthargique qui poussait aux hallucinations. Sous hypnose psychanalytique, les spectateurs explorèrent les portes du futur grâce à l'accélération de l'avant-dernier titre. Pour finir, Justin Broadrick restait tout seul sous deux lumières bleues qui éclairaient son t-shirt Final. Dans un larsen anti-respiratoire et des machines industrielles contrôlées, la musique de Justin Broadrick prenait vraiment au corps. Sur un franc et timide "Thank You", il renvoyait, à leurs tristes réalités, la centaine de personnes qui cherchait déjà un moyen d'éviter une otite infectée.

Le monde de Jesu est-il réel? Serait-il accessible?

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