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Compte-rendu de concert

Kele


Date : 11/11/2010
Salle : Le Grand Mix (Tourcoing)
Première partie : Mama
Caroline BT, le 02/12/2010
( mots)
En ce jeudi férié, difficile de résister à l'appel d'une sortie de plus, ayant déjà profité de nombreux concerts tout au long de la semaine et bénéficiant d’un programme chargé les jours suivants. Mais rater Kele Okereke pour quelques heures de sommeil supplémentaires aurait été sans doute un snobisme que j'aurais regretté. Un peu angoissée à l'idée d'écouter Kele Okereke sans le groupe Bloc Party, je retrouve un petit groupe de fans à Tourcoing au Grand Mix, ce jeudi 11 Novembre 2010, pour son set en solo. Avouons que l'écoute à froid de son premier morceau tendance club music au printemps ("Tenderoni") et certains échos de ses prestations estivales (dont Rock en Seine) inclinaient à me faire entrer à reculons au sein du Grand Mix. Effectivement, l'album The Boxer, au son techno dance, constitue un virage à 180 degrés pour les fans de Bloc Party. Pourtant, ces connaisseurs avaient pu en ressentir les prémices avec la sortie de l'album très dance des remixes de Bloc Party Silent Alarm remixed. Ce soir là, on se sent encore une fois à la maison au Grand Mix, au sein d'une petite assemblée bonne enfant.
 
C'est dans ce contexte que Mama, grande beauté ébène, arrive très à l'aise sur scène. Vêtue d'un débardeur Iron Maiden, d'un legging noir pailleté et de chaussures plateformes noires, celle-ci semble prête pour une soirée en boite. Avec de longs cheveux bruns, rasés sur le côté, elle porte sur les paupières un maquillage vert et un collier hibou. Seule, elle s'installe debout derrière son ordinateur et sa table de mix Korg. "Let's play ! are you ready ?". Malheureusement, pas de démarrage en trombe. Après quelques petits cafouillages mac ponctués des fameux "coin, coin" et l’intervention d'un technicien du Grand Mix, le spectacle débute enfin. C'est un son pop dance et quelques chœurs enregistrés qui s'échappent de son ordinateur sur lesquels elle pose sa voix. Malgré une audience de faible ampleur, Mama ne se démonte pas. Dès son second titre, elle lance des "Wassup Tourcoing ? Does I say that correctly ?". Sans arrangements plus sophistiqués ou musiciens l'accompagnant, cela reste compliqué d'apprécier Mama à sa juste valeur. En effet, elle a une belle voix mais les morceaux sont basiques et difficiles à reproduire en live à froid devant une poignée de spectateurs. Mais cette berlinoise d'adoption va commencer à bouger et à communiquer sa bonne humeur à l'audience après quelques morceaux. Un macbook pro, une belle fille, l'équation est-elle aussi simple ? Mama nous prouve que la technologie ne fait pas tout et que même si elle a de la voix, elle a aussi du talent, mais qu'il lui manque encore un peu d'expérience. Elle nous prévient que c'est sa dernière chanson "Horses" et les spectateurs, bon public, reprennent en chœur le refrain pendant ce dernier morceau. C'est un bon moment, même si les paroles évoquent un grand rien abyssal. Finalement, chacun est content de l'entendre dire en français "Oui je t'aime" en guise d'au revoir.
 
Après une longue attente, Kele monte sur scène par le côté accompagné d'un batteur, d'une jeune femme au clavier et d'un autre jeune homme à la batterie électrique. Au fond de la scène est suspendu un grand KELE formé par des néons bleus. Il attaque fort avec "Walk tall" et le premier couplet "I don't know what you'd been told", qui remet les pendules à l'heure. Qui sommes-nous pour avoir prêté l'oreille aux ragots ? C’est un bonheur de retrouver cette voix sexy. Kele est en grand forme, beaucoup plus musclé, avec un sourire ravageur. Il porte un de ses tee-shirts zèbres noir et bleu, des converses et une casquette bleue. Il est tout simplement au top. Il termine son premier titre par "Bonsoir merci tout le monde, my name is Kele, how are you doing ? Can we start the party ?". C'est l'émeute instantanément. Derrière moi, les rangs ont mystérieusement grossi, certains réfractaires sont finalement présents et déjà des sourires se dessinent ici et là, la soirée commence bien. Dans une ambiance rouge discothèque, c'est le titre "On the lam" qui suit, illustré par les pas de danse de Kele. Après un "Je ne regrette rien" en français s'il vous plait, Kele enchaine sur une version très dance de "Everything you wanted". Il marque une pause pour dialoguer avec le public tourquennois, divisant la salle en deux : En effet, à ses pieds un parterre de filles hystériques réchauffe l'ambiance à sa gauche, tandis que le côté droit laisse à désirer.
 
Empoignant sa guitare avec "What's this ?" un peu exagéré, il démarre le morceau "Unholy thoughts" avec ses riffs reconnaissables. Puis, l'échange avec la petite audience continue "You recognize me from another band ?". Il fait donc honneur à Bloc Party avec un medley très électro : une version dance surchauffée des morceaux "Blue light", "The prayer" et surtout du single "One more chance", que chacun reprendra avec plaisir à la suite de Kele. Après un nouvel aparté avec les très jeunes premiers rangs féminins qui lui ont offert un verre, la soirée dance continue avec le titre phare "Tenderoni". L'ambiance est à son meilleur niveau, Kele se roulant à terre, touchant des mains, se rapprochant du public pour faire chanter quelques fans au bord de l'évanouissement ! Après nous avoir présenté ses musiciens - que l'on avait totalement oubliés- on lui ramène une guitare. Il enchaine sur "Rise" qui rencontre encore une fois un beau succès auprès de l'audience en transe. Le Grand Mix s'est transformé en dance-floor ! On pense que c'est déjà la fin du set, heureusement Kele nous offre une deuxième partie avec quatre titres. Il semble sincère lorsqu'il annonce "I had the most fun in Tourcoing", "The audience is great", Il joue le magnifique "This modern love", un peu gâché par quelques cris disproportionnés des toujours hystériques premiers rangs. Une soirée réussie pendant laquelle Kele ne se laissera pas trop aller dans la mégalomanie – quoi qu’en disent certains qui n’étaient pas là, donc circulez ! -. Même si le Grand Mix n’a pas connu l’affluence qu’on lui connait généralement, Kele Okereke nous a servi un grand concert.

 

Setlist Mama :

1 Invasion from renegade
2 Nothing gonna change
3 Power
4 It's coming up
5 Horses

Setlist Kele :

1 Walk tall
2 On the lam
3 Everything you wanted
4 Unholy thoughts
5 Medley (inclus blue light, the prayer, one more chance)
6 Tenderoni
7 Rise

Rappel

1 Yesterday's gone
2 This modern love
3 All the things
4 Flux
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