↓ MENU
Accueil
Première écoute
Albums
Concerts
Cinéma
DVD
Livres
Dossiers
Interviews
Festivals
Actualités
Médias
Agenda concerts
Sorties d'albums
The Wall
Sélection
Photos
Webcasts
Chroniques § Dossiers § Infos § Bonus
X

Newsletter Albumrock


Restez informé des dernières publications, inscrivez-vous à notre newsletter bimensuelle.
Compte-rendu de concert

Kill The Young


Date : 25/03/2011
Salle : La Citrouille (Saint-Brieuc)
Première partie : Manceau
Marc, le 29/03/2011
( mots)

A l'amorce du printemps Kill The Young est de retour et les trois frères Gorman nous ont donné rendez-vous à la Citrouille. Leur troisième album est annoncé pour avril et c'est avec envie que je me presse de le découvrir en grande partie en live. 

Manceau, un groupe rennais, assure l'ouverture en jouant une pop chorale un peu trop digitale pour laisser une réelle empreinte à la faible assistance du soir, même si le niveau d'ensemble du groupe est estimable. J'ose espérer que ce n'est pas le seul Luxembourg-France, qui se joue au même moment, qui a contraint les spectateurs à rester chez eux...

Il est presque 22h30 lorsque le trio de Manchester arrive sur scène sous une intro enregistrée. Surprise, le trio est devenu quatuor pour cette tournée. Les trois frères Gorman ne se la donnent plus exclusivement en famille et leur nouvel ami, aux allures de geek, se dirige vers le synthé, une guitare est à ses pieds. Avant d'aller plus loin il faut tout de même préciser que Kill The Young sort d'une passe difficile avec la tragique histoire vécu par la famille Gorman. En effet, Thicker Than Water (le prochain album dont la sortie est prévue pour le 26 avril) est fortement inspiré par l'épreuve que les trois frères viennent de vivre suite à la longue maladie et au décès de leur père. Un événement qui, tout au long du concert, traversera forcément l'esprit de ceux qui sont au courant de leur récent passé. C'est par deux titres évocateurs de leur opus à venir que le set est entamé : "One and Only" et "Goodbye Chris (I Found a Cure for the Broken-hearted)" sont pourtant loin d'être tristes. Car si les pieds de micro sont enlacés de roses rouges, les épines des c(h)oeurs des trois frères se muent en refrains implacablement pop, soutenus par des riffs et une rythmique rock. La deuxième guitare et le synthé y ajoutent quelques avancées mélodiques mais atténuent l'énergie brute qui singularisait Kill The Young lors de leurs deux précédents albums. Il n'empêche, la voix de Tom Gorman a gagné en grain, plus éraillée et profonde, elle est le premier signe patent de leur évolution. Cette différence s'entend donc sur les chansons déjà connues où les lignes de basse sont plus présentes et le tout plus rock'n'roll. Tom, lui, a l'air d'abord un peu absent alors que Dylan (basse) et Oliver (batterie), de concert, lèvent un doigt au ciel en hommage à leur père. Même peu nombreux, un peu plus de 100 personnes à vue d'oeil, le public est de plus en plus réactif. Quelques filles dansent, l'une d'elles est presque en transe.

Dylan Gorman invite les spectateurs à filmer à l'aide de leur téléphone portable le titre qui suit : "Darwin Smiles". Le groupe a l'intention d'en faire un clip avec les meilleurs plans uploadés et récoltés sur le net au terme de la tournée. Ce morceau inédit est martelé et frappant. En son sein l'intermède d'un chant révolutionnaire russe fait augmenter sa montée en puissance. "I Don't Want to Fight With You Anymore" est ensuite dédicacé à leur mère, signe que décidément rien n'a été simple récemment dans la famille Gorman. A la guitare acoustique Tom devient touchant et semble se libérer totalement. Sa voix n'est pas en reste. Mais c'est avec "Follow Follow" et une basse vrombissante que le groupe lâche les chevaux et emballe définitivement l'assistance, ça pogote même entre filles, jusqu'à ce que "When The Sun Dies" vienne finir par assombrir la salle, conquise. Le groupe est vite rappelé pour deux chansons bien enlevées dont "Spinning" (la huitième et dernière chanson dévoilée du prochain album) alors qu'avec "All the World" il finit par contenter tout le monde. Kill The Young a visiblement joué avec plaisir malgré le manque d'audience. L'authenticité véhiculée par ces trois frangins est incontestable. Son quatrième élément a même grandement participé à la valeur de la prestation scénique qui demande une autre vision, sur une plus grande scène. C'est tout le bonheur que l'on peut leur souhaiter de retrouver, enfin !

 

Photos du concert

 

La set-list :

1.One and Only
2.Goodbye Chris (I Found A Cure For The Broken Hearted)
3.No Problems
4.We Are the Birds and the Bees
5.You, Me and God
6.Skin and Bones
7.You've Got To Promise Me
8.Darwin Smiles
9.I Don't Want To Fight With You Anymore
10.Follow Follow
11.Is It Any Wonder?
12.When The Sun Dies

Rappels :

13.Origin Of Illness
14.Spinning
15.All The World  

Commentaires
Soyez le premier à réagir à cette publication !
Soutenez Albumrock

Nous avons besoin de vous pour garder notre indépendance !


Album de la semaine

Deftones


Ohms


"

2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

"
À lire également