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Compte-rendu de concert

Killing Joke


Date : 30/09/2010
Salle : L'Aéronef (Lille)
Première partie : Berline 0.33
Caroline BT, le 05/10/2010
( mots)
Rendez-vous ce jeudi soir à l’Aéronef pour la seconde date française de Killing Joke. Ce groupe de rock métal a plus de 30 ans mais n’a pas pris une ride sur scène. Ce quatuor britannique, mené par deux membres permanents, Jaz Coleman et Georgie Walker, fait escale à Lille en écho à la sortie de leur dernier album Absolute Dissent.
 
Le groupe lillois Berline 0.33 joue en première partie. Cette formation punk est menée par la chanteuse Emilie, accompagnée d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur. Le départ du set est un peu mou, malgré les cris de la chanteuse. Cette brune aux cheveux longs est assez statique et l’ensemble manque de pêche. Quelques mots de présentation avant chaque chanson (le 3e titre serait à propos d’une échelle à crinoline) donne parfois un peu d’espoir d’entendre un peu d’originalité, mais rien n’y fait. Entre chaque morceau, elle a le charisme d’un poisson rouge. Au 4e titre, l’introduction laisse augurer un titre fabuleux et puis c’est finalement un solo de guitare, une batterie trop lente sur une voix qui manque de coffre. La chanteuse termine ironiquement en remerciant cette "super audience fantastique". Après "une chanson qui parle des corbeaux au dessus de nos têtes", et quelques applaudissements bon enfant, Berline 0.33 joue une ballade longue mais inintéressante. Puis c’est un titre où elle en appelle "à l’esprit de Jésus le lézard", qui commence avec des riffs géniaux et une batterie qui s’améliore mais finalement, la douzaine de "aaahhh" de la chanteuse, qui fait office de refrain, lasse un peu. Le dernier titre a un son un peu mélancolique, accompagné par un gros son et une mélodie déstructurée. Mais cela est de courte durée et la chanson perd finalement tout son intérêt. La souffrance cesse enfin. Cette première partie a laissé le temps aux fans français, néerlandais et allemands de s’approcher. Beaucoup arborent des chapeaux, des tee-shirts noirs de groupes, tels que les Ramones, Megadeth ou encore Muse.
 
Quelques temps après la mise en place des deux fanions Killing Joke au fond de la scène, des incantations se font entendre dans la pénombre. Le groupe arrive sur scène dans le noir complet. Vêtu d’une combinaison noire de mécanicien, Jaz Coleman a un visage maigre et anguleux. Ses cheveux noirs, ses yeux maquillés et sa présence fantastique lui donnent un air démoniaque. Dès le premier titre, il fixe la foule, tremble de tout son corps et se met en transe. Le son est lourd et le rythme est lent. Le refrain du second titre "In Excelsis", plus rapide, est repris par le guitariste et le bassiste, qui se mettent en avant auprès de Jaz Coleman. Puis "Wardance", caractérisé par de gros riffs et une batterie lente, est bien accueilli par ce public averti. A partir de là, le chanteur va énoncer avant la plupart des morceaux, un fait de société, une cause environnementale, ou encore une situation géopolitique. Killing Joke évoquera en vrac les Italiens, la Grande-Bretagne ("This World Hell"), le futur de l’Union Européenne ("European Super State"), la Chine, la déforestation, l’état de la Terre ("Depthcharge"), la mondialisation et la surconsommation ("Pandemonium")…
 
Jaz Colman se signe parfois et remercie religieusement le public. Killing Joke est dynamisé par son leader, aimant faire des petits pas de danse, tantôt un peu militaires, tantôt un peu ska. Il exhorte la foule à bouger en levant les mains et en fixant intensément le public. Avec "This world hell", on pense à "Enter Sandman" de Metallica. Jaz Colman guette les réactions de la foule, assez variée, d’âges différents et plus féminine qu’on l’aurait imaginé. Le morceau "The fall of because" se révèle une surprise agréable avec des rythmes tribaux, accompagné par une voix plus douce. Les fans apprécient les titres "Requiem" et "The Great cull" et scandent les refrains, certes basiques, mais efficaces. Pour le gigantesque "Asteroid", Jaz Colman tourne le dos à la foule pendant l’introduction, puis se retourne avec des yeux exorbités et se plait à demander à ses fans de faire plus de bruit. Il y a une belle communion entre le groupe et son public.
Après trois titres plus rapides, Killing Joke offre un beau rappel de deux chansons dont le tube "Pandemonium". Souligné par le retour sur scène de la formation initiale (28 ans après), ce concert est une belle réussite et l’ensemble, malgré les années, diffuse une belle énergie.

 

 
Set list Killing joke:

1 Tomorrow's World 
2 In Excelsis 
3 Wardance 
4 Absolute Dissent 
5 Bloodsport 
6 European Super State 
7 This World Hell 
8 The Fall Of Because 
9 Ghosts On Ladbroke Grove 
10 Requiem 
11 The Great Cull 
12 Madness 
13 Fresh Fever From The Skies 
14 Asteroid 
15 Depthcharge 
16 The Wait 
17 Pssyche

1 ?
2 Pandemonium
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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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