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Compte-rendu de concert

LCD Soundsystem


Date : 08/11/2010
Salle : Zénith (Paris)
Première partie : Jamaica, Is Tropical, The Bewitched Hands
Pierre, le 17/11/2010
( mots)

Dernière étape du festival des Inrocks à Paris, le Zénith accueille le lundi 8 novembre une copieuse affiche. Entre les nouveaux venus d’Is Tropical, les revenants de Jamaica (ex-Pony Pony), la découverte indie du moment, The Bewitched Hands, ou la valeur sûre LCD Soundsytem, le public devrait en avoir pour son argent.

 

C’est devant une salle aux trois quarts vide que débute le trio Is Tropical. Nouvelle signature du label Kitsuné, le groupe est censé incarner la relève d’un électro-rock tapageur. Force est de constater que ce soir, le groupe a bien du mal à tirer son épingle du jeu. Le son est sale, le public loin d’être chaud et les membres de la formation, cachés derrière de fausses barbes, se démènent sans vraie conviction. Les compositions oscillent entre claviers cradingues à la Crystal Castles et atmosphères new-wave, basse ronde et chant caverneux. Le tout forme un amas de bruit, sans réel intérêt.

 

Les techniciens se ruent sur la scène pour assurer la mise en place du set de Jamaica. Les Français, dont le premier album, No Problem, est sorti cet été, surfent sur les tendances en proposant des titres gentiment  électro-rock, en récupérant ici et là les influences de Soulwax, des Klaxons ou de Joy Division. Sur disque, cela fonctionne assez bien. Il en est tout autrement devant un Zénith toujours un peu froid. Avec toute la bonne volonté du monde, on peut trouver leur set plein d’envie. Guère plus. Car le sourire du chanteur guitariste ne suffit pas à masquer un manque de présence compréhensible pour une première dans une si grande salle. Jamaica égrène donc ses titres en espérant une réaction du public. Elle arrive finalement sur le tube du groupe "I Think I Like U2" et le dernier titre "When Do You Wanna Stop Working", malgré des chœurs enregistrés qui gâchent un peu la spontanéité du morceau. Dommage.

 

21h. Arrivent enfin sur scène les Rémois de The Bewitched Hands. Cinq garçons, une fille, des têtes pleines de barbes et de cheveux ébouriffés, un air un peu déglingué aussi. Dès l’entame, le groupe parvient à se mettre le public dans la poche avec le titre d’ouverture, "Happy With You", de leur très bon premier album Birds & Drums. C’est rock’n’roll, surprenant et plein d’entrain. Trois guitares accompagnent les chants en chœur de tous les membres du groupe. Le chanteur s’arrête un instant, lâche "la première fois que je suis venu ici c’était Kurt Cobain sur scène", puis repart sur sa guitare. De cette prestation émanent une vraie envie et un plaisir communicatif. Malgré une basse beaucoup trop forte et des voix parfois sous mixées, les meilleurs titres du disque ("Birds & Drums", "Hard To Cry", "Work") passent très bien. Seule déception : la salle. La musique du groupe, intime et intense se serait mieux exprimée dans une Cigale ou un Bataclan. A revoir, donc, dans une salle à taille plus humaine.

 

Toujours hyper réactifs, les roadies, se jettent sur scène pour installer les multiples consoles électroniques, clochettes et basses de LCD. Les lumières s’éteignent une dernière fois sur la salle, enfin pleine, pour accueillir ceux que tout le monde attend ce soir. Selon les dires de James Murphy, le groupe entame sa dernière tournée. Ce soir, les chanceux assistent donc peut-être au dernier show en France des LCD Soundsystem. Aux machines, Nancy Wang lance la boucle électro de "Dance Yrself Clean". James Murphy en chemise blanche, déboule pour entamer le morceau en vrai crooner. Paroles susurrées, attitude désinvolte, avant la première explosion de la soirée (suivie de bien d’autres). Car, comme souvent avec les Américains, le morceau se termine en apothéose, faisant réagir les premiers rangs . Puis les guitares punk de "Drunk Girls" finissent de réveiller une salle entièrement acquise à la cause du groupe. Malgré l’habituelle nonchalance de Nancy Wang, le groupe se donne pleinement, sans esbroufe, pour une heure de tubes et d’énergie brute. La setlist puise dans chaque album : "Get Innocuous!" et son final de feu, le très pop "I Can Change" ou encore le classique "Daft Punk Is Playing At My House" déchaînent la foule. LCD Soundsystem est une vraie bête de scène, il n’y a pas à dire. Les morceaux sont étirés à volonté pour que la fosse continue à sauter et à se déhancher en cadence. Si bien qu’en moins d’une demi-heure, le Zénith se transforme en gigantesque piste de danse. Les basses disco, les beats électro et la boule à facette installée pour l’occasion tournent en rythme avant que ne s’abattent sur la fosse le combo final "Tribulations", "Movement" et le désormais culte "Yeah (crass version)". Suivant la troupe, le public du Zénith entonne les "yeah yeah yeah" du morceau avant de se prendre dans les dents une longue montée en puissance électronique, véritable carnage sur la piste. James Murphy, toujours aussi classe, tente de négocier avec les organisateurs pour jouer plus longtemps. C’est vain. Les lumières se rallument, laissant disparaître le groupe, une dernière fois.


Setlist LCD Soundsystem :

Dance Yrself Clean
Drunk Girls
Get Innocuous!
Yr City's A Sucker
Daft Punk Is Playing At My House
I Can Change
All My Friends
You Wanted A Hit
Tribulations
Movement
Yeah (Crass Version)

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In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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