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Compte-rendu de concert

Motörhead


Date : 25/05/2007
Salle : Zénith (Toulouse)
Première partie : Skew Siskin
Jerome, le 28/05/2007
( mots)
Du haut de ses 60 berges passées, le grand Lemmy Kilmister fait figure d'énigme vivante à lui tout seul. Sa consommation de substances en tous genres (et notamment de speed) noyées de Jack Daniel's entre deux taffes aurait du avoir sa peau depuis belle lurette, le propulsant directement au côté de tous ses confrères morts pour la cause. Sauf que le bassiste le plus charismatique de sa génération, lui, il s'en fout. Il préfère rester aux commandes d'un des groupes de hard-rock les plus impitoyables et les plus bruyants que la Terre ait jamais porté, et cela depuis qu'il lui a fait prendre vie dans le milieu des années 70. Alors, quand Motörhead décide d'envahir le Zénith, on se dit qu'on aurait sacrément tord de ne pas ressortir le vieux cuir élimé. Histoire d'aller s'assurer de la santé du type. Comme ça, juste au cas ou ... Mais avant tout, c'est à Skew Siskin qu'incombe la lourde tâche de donner ses premières sueurs à un public tiraillé entre les vieux fans de la première heure et les curieux de tout poil (du moment qu'ils sont capillaires...). Mené de front par une chanteuse drapée de noir des Santiags jusqu'aux bouts des mèches, ce groupe allemand ne dépaysera pas avec la tendance de la soirée en balançant un heavy-rock vicieux et cradingue, à mi-chemin entre Motörhead et AC/DC. La mayonnaise prend vite, et le troupeau d'assoiffés de bières composant la majeure partie de la fosse commence petit à petit à se mouvoir en poussant ses premiers cris. Une poignée de titres en plus n'aurait pas été pour déplaire au plus grand nombre, mais à peine les lumières se rallument qu'une clameur rauque et sourde scandant "Lemmy ! Lemmy ! ..." commence à s'élever dans la salle. Quelques minutes plus tard, l'imposant Lemmy fait enfin son entrée en scène, suivi de près par Mickey Dee (batterie) et Phil Campbell (guitare). Juste le temps de se mettre en place, d'écraser son mégot encore fumant sur la scène et de balancer un "We are Motörhead" en guise de signal de départ, et la machine démarre en trombe. Et il n'en faut pas plus au public, encore tout dégoulinant de la première partie, pour commencer à se balancer au rythme des coups de haches balancés par l'ours blond caché derrière ses fûts. Avec son flegme et son détachement habituel, le leader des "consommateurs d'amphétamines" (traduction de Motörhead en argot d'outre-atlantique) enchaîne les titres sans aucun temps mort et sans réelle surprise non plus, excepté peut être l'hommage rendu à Phil Lynott de Thin Lizzy avec l'interprétation de "Rosalie". Mis à part cela, la plupart des grands classiques seront présents ("Metropolis" ,"Over The Top", "Stay Clean", où encore l'énorme "Going To Brazil" joué à tombeau ouvert), alternés avec quelques titres de leur dernier opus en date (Kiss Of Death) notamment "Be My Baby" et "One Night Stand". Et le tout, s'il vous plaît, avec un son irréprochable vous transperçant l'échine en imprimant immédiatement un mouvement de balancier épileptique à votre crane. Et comme il ne faut pas changer une formule qui marche, la fin de set se terminera par les habituels "Killed By Death" et "Iron Fist", après que Mickey ait fini de latter les oreilles de l'audience avec un solo de plus de 5 minutes en plein milieu de "Sacrifice", le tout sous un jeu de lumière époustouflant. Après quelques minutes d'attente, histoire de reprendre un peu ses esprits, le rappel débutera avec un Lemmy et son harmonica accompagné par Phil et Mickey à la guitare acoustique pour un bon "Whorehouse Blues" baigné dans une lumière rougeoyante. Le temps de passer un savon à l'ingé du son pour ne pas avoir remis en route les retours de scène, et les deux monuments que sont "Ace Of Spades" et "Overkill" se chargeront, comme depuis de nombreuses années, de clôturer le show en apothéose. Après ces 90 minutes de pur rock bien burné, le retour sous la pluie toulousaine se fera dans un silence quasi-religieux. Comme pour profiter au maximum des quelques acouphènes nous restant en guise de souvenir. Et comme ils le disent si bien eux-mêmes : "Don't forget us, we are Motörhead and we play fucking Rock'n'Roll". CQFD.
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