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Compte-rendu de concert

The Dodoz


Date : 17/02/2011
Salle : Aéronef (Lille)
Première partie : Divine Paiste, The Joy Formidable
Mathilde, le 23/02/2011
( mots)

Jeudi 17 février, fin d'après-midi ensoleillée, quasi printannière, qui donne envie de sortir et d'aller s'en mettre plein les oreilles. La tournée Inrock Indie Club tombe à pic.


Bizarrement à l'Aéronef ce soir-là, il fait presque plus froid que dehors. Le public remplit raisonnablement la petite salle, allant et venant encombré de manteaux et de bières. C'est donc dans une ambiance détendue que le premier groupe de la programmation de ce soir fait son entrée. Il s'agit de Divine Paiste, (très) jeune quatuor en provenance de Tours. Formé il y a quatre ans alors qu'ils avaient 17 ans, les garçons ont depuis défendu leurs titres dans bon nombre de bars et festivals. Leur dernier EP Unicorn date de 2009 et actuellement un album est en projet. A l'aise sur scène donc, le groupe enchaine avec énergie des titres accrocheurs et diablement british! Car si la marmaille est 100 % made in France, leur musique semble débarquer directement d'outre-manche. Aucun doute sur le contenu de leur lecteur mp3. Au hasard: Foals, et ce n'est pas "Colorado" qui nous fera dire le contraire. Ce titre ressemble à s'y méprendre à "Olympic Airways" du même groupe avec sa rythmique Math Rock et sa guitare incisive. Ca pourrait être agaçant si ça ne sonnait pas si naturel. Divine Paiste ou des frenchies qui sonnent anglais sans se forcer. Du Arctic Monkeys à plein tube. Comble du comble, Dame Nature a doté le chanteur du même timbre de voix qu'Alex Turner, et c'est particulièrement frappant sur le groovy "Nasty Horne". Suit "Carnival" où on assiste à un trio de percus, un à la batterie, deux aux toms basses pour un break tribal. Un énergumène dans le public sautille dans tous les coins, conviant les autres à enlever leurs pulls et à danser avec lui. Sans succès... Pour le moment. La fin de la chanson se termine par une mise en scène somme toute sympathique, le groupe arrête de jouer et prend une pause type 1.2.3. soleil... Pour finalement s'agiter à nouveau et jouer les dernières mesures du morceau. "Jamaïca", véritable hymne à la The Hives, clôture leur prestation dans un enchevêtrement de guitares rageuses. Fin de l'acte I. On a gagné quelques degrés dans la salle. Après tout, Paiste étant une célèbre marque de cymbales, le groupe ne pouvait être que percutant. Un bref salut et il rejoindra demain la Flèche d'Or à Paris en compagnie des Dodoz avec un "z" qui entrent déjà sur scène.


Repérés par l'écossais Peter Murray- connu pour avoir produit Dolly, Zebda ou les Négresses Vertes- les quatre toulousains se sont forgés depuis 2006 une bonne réputation grâce notamment au classement CQFD des Inrocks de la même année. The Dodoz est là ce soir pour tester les titres de son prochain album Forever I Can Purr prévu pour fin mars. Géraldine, la chanteuse, entame donc le show avec un nouveau titre "West Coast", en slidant sur sa basse rouge et noire (vive le Stade Toulousain). Sa voix se veut mutine et pop et est soutenue par les deux jumeaux (l'un à la guitare, l'autre à la batterie) aux backing vocals. "Bonsoir on est les Dodoz", "il fait froid dans la salle donc vous devriez sauter comme nous"...D'accord, finalement, on va peut être suivre l'énergumène bondissant de tout à l'heure. Vient une deuxième découverte avec l'anxieux " I Can Purr". Puis, happé par l'endiablé "Middle Of The Night", le public se met à dodeliner franchement de la tête. Les titres suivants sont sur le deuxième album et révèlent une facette du groupe beaucoup plus sombre. Jadis Tings Tings, il se montre désormais plus mélancolique. "Ghost"est une ballade façon The Cranberries et "Stroke My Curls"nous incite plus à pleurer qu'à bouger nos cheveux bouclés."Werewolf In Love" et "Don't Touch My Man" confirment cette ambiance un brin Tim Burtonesque. "Happy Soldier", le premier single du futur album est lui plus réjouissant, le groupe annonce au passage sa sortie en précisant que "Purr, ça veut dire ronronner". Thanx for the translation. Finalement "Twice" et "Bet" finissent de convaincre le public qui se dandine sur ces deux titres au groove imparable. C'est déjà fini. "Merci d'être venu, on aime bien Lille, on aime bien le Nord". Puis des remerciements à la cuisinière qui leur a préparé du kangourou. J'en connais un qui y a goûté...


Arrive le dernier groupe de la soirée, The Joy Formidable. The last but not the least. Un élément frappe d'emblée: la batterie est à la même hauteur que la guitare et la basse, tournée perpendiculairement vers elles... Configuration inhabituelle qui annonce une implication peu commune du drummer. La chanteuse, petite poupée blonde aux yeux de chat, débarque suivie de deux grands dadais. Son pied de micro a des petites perles en verres, qui changent de couleur au gré des projos. Charmant. Mais la naïveté de ce tableau est bien vite gommée dès les premiers accords. Les seuls britanniques de cette tournée Inrockuptibles envoient du lourd sur "The Everchanging Spectrum Of A Lie", tout aussi spectral que la chanteuse qui devient un peu flippante, les yeux écarquillés et pointant du doigt des gens au hasard dans le public. La voix légèrement écorchée de la fillette fait écho à celle de son acolyte bassiste, le tout finissant par un concours de slides et de cymbales. Après un chaleureux "Thank you very much Lille", enchaîne le très grunge "The Magnificent Glass" et le plus connu "Austere" (entendu dans la série Skins) avec son "aha-ahahaha" repris en choeur. L'énergumène du public, de son côté, s'est (enfin) trouvé une cavalière et improvise un rock avec elle. "The Greatests Light Is The Greatest Shade" et "Buoy" font baisser la pression avant "Greyhound In The Slips" et sa rythmique tonitruante. Ce qui nous amène au batteur... Sans nul doute l'élément le plus formidable du groupe. Le genre de gars qui fait passer Keith Moon pour un ringard, selon certaines critiques. Un peu présomptueux (on ne touche pas à Moony!) mais avec un fond de vérité manifeste. Dans une formation standard, la batterie, derrière, tient la rythmique et au mieux fait de l'entertainement. Ici, Matt fait les deux, grimaçant vers le public, regardant attentivement les deux autres membres du groupe qu'il soutient en ajustant au millimètre sa frappe. D'où la place qu'occupe sa batterie. C'est beau. Finalement "Cradle" titre à l'efficacité immédiate, " 9969" et "Whirring" viennent parachever ce réjouissant concert, malheureusement entrecoupé par les "ah-ahahaha" des mecs qui ne décollent pas de "Cradle" ("Fuck, the song is over" s'agace le bassiste). L' album de The Joy Formidable, The Big Roar, est sorti le 15 février. Affaire à suivre.


 23h30, le concert est fini. Tout le monde rentre chez soi, les oreilles bourdonnantes de bonnes découvertes.

Photos du concert:
http://www.albumrock.net/photos/423-photos-concert-divine-paiste.html
http://www.albumrock.net/photos/422-photos-concert-the-dodoz.html
http://www.albumrock.net/photos/424-photos-concert-the-joy-formidable.html

Setlist Divine Paiste:
- Dig Dig
- Empiric
- Colorado
- Puzzle Li
- Nasty Horne
- Carnival
- Jamaïca

Setlist The Dodoz:
- West Coast
- Middle Of The Night
- Ghost
- Don't Touch My Man
- Do You Like Boys
- Stroke My Curls
- Werewolf In Love
- Twice
- Happy Soldier
- Bet

Setlist The Joy Formidable:
- The Everchanging Spectrum Of A Lie
- The Magnificent Glass
- Austere
- The Greatest Light Is The Greatest Shade
- Greyhounds In The Slips
- Buoy
- Cradle
- 9669
- Whirring

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VOLA


Witness


"

Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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