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Aucard de Tours


Emilie, le 11/07/2015

A quelques petits petits kilomètres de l'hyper centre de Tours, Aucard de Tours vit sa trentième édition sur le sol de la plaine de Gloriette. Devenu incontournable pour le public du 37, les cinq jours ont mené un rythme de folie, au delà même des concerts annoncés. 

On y retourne ?

Aucard de Tours, au cœur de Tours, au cœur avec les mains. 

Previously on Aucard :

Le festival est né dans les cerveaux de radio Béton (LA radio associative de Tours) en 1986, un temps que les moins de vingt ne peuvent pas connaitre mais peuvent clairement revivre avec les éditions qui se sont enchainées, et qui se sont surtout ancrées dans le paysage de l’Indre et Loire. De têtes d’affiches en découvertes, de bar en bière et de festivaliers à bénévoles … Go la 30ème édition !

 

J'aime l'avant Aucard.


Quelques mois avant le lancement, nous avons pu découvrir le gros bébé qui sera le visage de cette nouvelle affiche avant de visionner le sourire aux lèvres la vidéo teasing extrêmement sérieuse de Poncho Production :



Les noms sont tombés par la même, annonçant en vrac la venue de The Shoes, Chill Bump, Organic Bananas, des Wampas, Asian Dub Fondation, Peter Kernel, Isaac Delusion, Peter Pitches, Agoria, Asocial Club, et autres Cotton Clow et Balthazar sur la plaine de la Gloriette. 


Mais Aucard ce n’est pas que la Gloriette sur cinq jours mais une marche revendicative dans la ville dès fin mai (https://vimeo.com/129758556), des concerts dans les rues, des apérock, une clôture avec les Ilots Electroniques. Avec un public qui ne s’effrite pas. 


Mais revenons sur le festival en lui-même, étendu sur la plaine avec ses chapiteaux, son éolienne, ses bars à thème, et ses animations plus farfelues les unes que les autres.


Tu aimes le pendant Aucard


Le tram est plein de festivaliers en tongs et sac à dos, et le parking rempli de kangoo et autres camionnettes toutes tables sorties, prêts à rester jusqu’au dimanche matin. Le non officiel camping Aucard tient un bon rythme de croisière à quelques mètres de l’entrée du festival. Mais l’ambiance n’est pas des moindre dans l’enceinte entre les concerts qui s’enchainent entre « le petit » et « le grand chap » et les animations proposées tout autour. 


Les bars ne deviennent plus un lieu de passage obligatoire insupportable mais un lieu de détente surtout du côté des serveurs. A notre droite le bar bouddhiste, avec ses hommes et femmes au costume orangé et au décor méditation baba cool cool Raoul, et à notre gauche, le bar sado-maso avec son DJ derrière une cage, joliment surplombé par ses serveuses en cuir et chaines. On aime.  Quelques mètres plus loin, le toboggan pour enfant et sa connotation si douce et naive fait ami ami avec un sexe géant gonflable et son animateur sexo. On aime aussi. 


Côté musique, bien que nos esprits soient distraits, on est quand même là pour ça. Sous les deux chapiteaux jeudi : Have The Moskovik / Les Wampas / Organic Bananas / Peter Kernel / Scoop & J.Keuz / Worakls. 


Have The Moskovitz accueille les heureux qui arrivent sur le festival tout doucement en fin d’après-midi, sous le ciel bien doux. Aucard est un bon Aucard quand il y a de la pluie, mais cette année, le festival aura presque été épargné jusqu’au dimanche. Tout le monde vagabonde, s’arrête sous le chap’, profite et s’extasie de ces premiers concerts déjà de bon niveau. Peter Kernel, groupe art punk suisso-canadien au leader moustachu, semble avoir largement retenu l’attention du public amassé devant la grande scène. Bavard, accrocheur et un tantinet décalé, le groupe qui attaque son troisième album a su déclenché la vague hystérique qui commence à arriver tout doucement dans le corps de chacun. 


C’est à Scoop and J. Keuz et son "patron" au son de prendre le relai sous l’espace voisin. Le groupe berruyer au flow enragé ne met pas longtemps à attirer l’attention de la Gloriette, à coup de punchline rap bien placé. Pas vraiment timide et carrément à leur place sur place, les trois compères –dont un aux platines- enchantent par leur humour et leur énergie. La région Centre est bien belle ce soir, et on garde à l’œil ce jeune groupe survolté plein d’humilité. 


On l’aime tellement cette région Centre, qu’on se laisse de nouveau prendre une bonne baffe par Organic Bananas. LE concert de ce jeudi, voire des mes deux jours. Sur scène, une vielle à roue domptée par Grégory Jolivet (de La Machine notamment), mixée en live par l’homme aux machines folle, Olivier Thillou. Vielle d’accord, mais loin bien loin de la musique traditionnelle. Nous arrivons là dans un grand moment d’éléctro transe, où les instruments et les machines se mélangent avec intensité, dans un équilibre parfait. On ferme les yeux, on ne sait pas trop ce qui se passe sur scène ni dans notre corps, et on en redemande. Tout le monde se fait happer et tous ressortent la tête ailleurs… Mais je ne vais pas trop en écrire, pour le vivre il faut le voir. Organic Bananas, retenez ce nom.


Tête d’affiche de la soirée, les Wampas font monter la température d’environ 40 degrés en cette fin de soirée encore bien trop sèche. Survoltée uniquement par leur titre emblématique que je ne citerai pas puisque vous voyez duquel je parle, je reste un peu à l’écart préférant restée dans le rap piquant de Scoop. En plus j’ai loupé « Rimini » alors à quoi bon. En parallèle, un DJs fait sa bamboule avec toute une foule de guincheurs à quelques mètres des scènes sous un autre petit chap’, ce dernier servant au passage de parapluie géant quelques minutes plus tard, le temps d’une averse qui aura refroidi tout ce fou public. 

Nous aimons Aucard


Vendredi, 4ème jour de festival mais deuxième et dernier pour ma personne. Au petit matin vers midi la pluie est là –cooool- mais nous fera la joie de vite s’arrêter pour laisse Aucard en paix.


Rappel de la programmation : Cheveu / Chill Bump / Isaac Delusion / Peter Pitches / Rich Aucoin / Verbal Razors. 


J’arrive sur Peter Pitches sur lesquels je ne vais pas m’étendre. C’est pop, c’est mignon, ça s’écoute mais ce n’est pas assez punch pour m’attirer d’entrée dans l’ambiance Aucard. Il me faudra attendre Isaac Delusion quelques minutes plus tard pour me faire dodeliner de la tête, comme les centaines d’autres autour de moi. Le groupe n’est pas plus violent que Peter Pitches, mais ont le don d’attirer l’attention avec leur synth pop douce et posée. 


Les déments Cheveu électrisent et font un set comme on pouvait l’attendre en arrivant, dans la chaleur et la moiteur d’un public dansant mais attardons nous maintenant sur la folie Chill Bump


Spoiler : l’envie de mourir m’a traversée la tête une demie seconde avant de fuir définitivement le chapiteau. Près d’une heure avant le début du concert, les gens-fous étaient déjà en train de se poster collés les uns contre les autres vers la crash barrière. C’est au moment où Bankal –scratch- a eu la mauvaise idée de venir brancher un petit câble que le cauchemar a commencé. Chill Bump sont tourangeaux, et ça se sent. Dans tous les sens du terme. Le chap devient très rapidement un poulailler compresseur, un four à fous, un lieu à fuir. Très bons sur scène, et très bon sur album, Chill Bump ne fait que de monter depuis quelques mois, et son public le suit de très près. Danse, chant, pogo, acclamations, déclarations d’amour, le duo a du prendre un certain pied à jouer à la maison ! Ils invitent d’ailleurs sur scène Nivek, poto rappeur de Tours (https://www.youtube.com/watch?v=6IE-bSV_t4w) qui saura maintenir l’ambiance posée. Ces-gens-sont-fous. Mais nous sommes quand même ravis de voir la ferveur que ce duo de choc déclenche. Pour les plus ronchons comme moi, la soirée s’est terminée sous un autre petit chapiteau/tipi tout à côté, où un DJ contentait quelques danseurs entre deux palmiers gonflables.

C'est quand l'an prochain ?


Il y en a pour tous on vous a dit !


Programmation éclectique pensez vous. Oui. Au total 20 000 festivaliers ont foulé le sol champêtre d’Aucard, mais pour un bilan plus complet plus agréable, cliquez donc sur la vidéo de clôture de Poncho Production ! 



 


 

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