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Binic Folks Blues Festival 2012


Marc, le 17/08/2012

Dimanche 5 Août


Les averses et la fatigue m'ont fait manquer le passage des australiens de Bitter Sweet Kicks. Ayant déjà vu les cinq groupes qui suivent lors des deux jours précédents je me réserve pour Suzie Stapleton. Cette aussie a une puissante voix éraillée et un physique gracile qui ne peuvent me laisser de glace mais le charme n'opère pas complètement car elle est venue sans son band et sa seule guitare ne fait pas le (contre)poids. Par manque d'assurance et de talent dans l'exercice de son instrument ses cordes vocales ne sont pas mises en valeur, ses accords manquent de volume. Dommage, elle mérite sûrement d'être entendue avec de vrais musiciens à ses côtés.


Après la frêle australienne voici venu le temps du plus grand trash band made in Switzerland : The Monsters ! La reformation du groupe est un événement, cela faisait quelques années que le Reverend Beat-Man ne performait plus qu'en solo. Ces quatre monstrueuses bêtes de scène, dont deux batteurs qui se font face avec une seule grosse caisse en partage, n'ont toujours qu'une seule idée en tête : jouer du punk rock primitif le plus vite et le plus fort possible. Beat-Man Zeller nous avertit sans détour, il n'y a aucune parole intéressante et donc aucun message dans leurs chansons. Son seul plaisir est de s'éclater le gosier avec le sourire et de s'amuser avec ses compères et le public, toujours aussi nombreux et enthousiaste. En costard de baloche rouge et noir, avec le mot trash en fond de scène, la cavalerie dézingue tout aux alentours. Quelques effets sonores, dont le jack de sa guitare tournoyant devant son ampli Marshall, et quelques effets comiques en sus, le concert est passé tout aussi rapidement que la vitesse à laquelle il a été joué. Il est pourtant loin d'être terminé puisque trois rappels vont contenter ceux qui veulent profiter au maximum des ultimes instants de cette quatrième édition du Binic Folks Blues Festival.


Ces trois jours ont pris fin dans la fureur et le bruit, tout ce qu'il y a de plus rock'n'roll en somme. Le bilan est largement positif, 20.000 spectateurs ont assisté au festival, il y en avait eu entre 12.000 et 15.000 en 2011. Mais plus que le réel succès populaire pour assister à des concerts de groupes underground, c'est le plaisir pris par les spectateurs et les artistes qui est important. Selon Ludovic Lorre (à gauche sur le photo), le programmateur, "ils ont été bluffés par la qualité des prestations et l'accueil des bénévoles sur le site", c'est également ce que j'ai ressenti. Ludovic Lorre en appelle aussi à la mairie et au conseil général pour que le soutien soit conséquent afin de réussir la prochaine édition. Avec peut-être un nouveau défi, organiser trois, quatre ou cinq week-ends comme celui-ci dans les ports voisins (Saint-Quay-Portrieux, Le Légué ou Dinan). En attendant, on a déjà hâte de découvrir ce que la Nef D Fous va pouvoir nous concocter pour l'année prochaine.
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Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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