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Interview Housse de Racket (octobre 2008)


Laura, le 07/10/2008
Ils sont jeunes, ils ont la mèche aérodynamique et ils portent la casquette aussi bien que la guitare. Un an après une première interview, Albumrock retrouve les Housse de Racket, pour faire le point sur leur évolution, tandis que l'album pointe le bout de son nez.


Bonjour les Housse de Racket. Une petite présentation pour ceux qui ne vous connaissent pas ?
Victor : Bonjour, nous sommes les Housse de Racket. Moi c’est Victor.
Pierre : Moi c’est Pierre. On sort notre album le 13 octobre et on est très contents !

Comment vous sentez-vous à l’approche de la sortie de l’album ?
Pierre : On est super contents. On a bien réfléchi, parce qu’on travaille dessus depuis longtemps. On a rencontré ta collègue (ndlr : Caro) y’a un an et on lui disait « L’album va sortir dans six mois ! » et il sort seulement maintenant. Mais un an, c’est rien.

Vous travaillez sur l’album depuis les Avant Seine?
Victor : Nos premiers morceaux, nos premiers concerts, c’était en 2005, donc ça a été long. Mais c’est logique, en fait.
Pierre : On s’est jamais arrêtés, même si notre objectif nous paraissait énorme, à ce moment là ! Et maintenant, l’album sort, donc on a vraiment pas l’impression d’avoir brûlé les étapes. On se sent très prêts.
Victor : Et puis pendant le temps que ça a mis, on a pu rencontrer des gens et faire des premières parties. On a fait la première partie de Phoenix, on est passés au Grand Journal, enfin des trucs vraiment gros pour un groupe qui avait rien à vendre et dont l’album était pas prêt. Donc maintenant, quand on va retourner voir ces gens pour la promo de notre album, ils nous connaîtront déjà. Notre crédibilité vient de là : pleins de gens ont pu connaître Housse de Racket y’a 2, 3 ans en se disant « c’est juste un phénomène de foire pour les branchés parisiens ». Mais voilà, on a travaillé !

Par rapport à ce que vous imaginiez de votre futur album il y a un an, est ce que Forty Love correspond à vos attentes ?
Pierre : Depuis, ça a évolué un petit peu, mais on est toujours restés sur notre idée d’album concept, une entité avec un début et une fin. C’est toujours une espèce de voyage initiatique. Le début est un peu naïf, quand tu y rentres, c’est assez frais et ce qu’on espère c’est que les gens vont découvrir qu’il y a pas que ça dans Housse de Racket, qu’il y a aussi une autre face. Au fur et à mesure de l’album, ça s’assombrit. Ca devient pluvieux dans les climats et dans les thèmes de chansons. Donc je pense que l’album est vraiment une bonne synthèse de ce qu’on est et de là où on en est.
Victor : En fait, ça a vraiment évolué dans le sens où on est entrés dans le concret. On a rencontré Renaud Letang, par l’intermédiaire de Gonzales, et depuis un an, on est rentrés en studio, on a mixé notre travail, on a décidé de la pochette. On est passé d’un stade de « ça peut être pas mal » à « c’est parti, on a tout ce qu’il faut ». On a tout décidé, et on a vraiment travaillé avec les personnes qu’il fallait. On est prêts !

Quelles ont été vos influences?
Victor : Ca a été tout un côté de musique black comme Stevie Wonder, dont on est très fans, Prince, Mickael Jackson... Des trucs assez connus, pas très underground en fait ! Et toute une partie de funk black. Tout vient pas mal de là. On avait un groupe de funk il y a 10 ans. Et puis y’a aussi tout le côté pop très classique comme les Beatles, David Bowie… Très pop anglaise d’un côté, et funk américain de l’autre.
Pierre : Et puis y’a des trucs qui sont arrivés en cours de route. Les trucs comme les Beatles, finalement c’est assez chaud ! Et y’a des trucs bien plus froids qui sont arrivés. Des trucs comme Dépêche Mode. Et puis on adore les synthétiseurs… Et comme on préfère les accords mineurs aux accords majeurs, des synthés avec des accords mineurs ça donne des trucs très froids, limite allemands.
Victor : En fait notre grosse influence ça a été le matos qu’on a acheté. C’est bête mais c’est ça. Les synthétiseurs qu’on a achetés, et les sons qu’on a trouvés, ça nous a ouvert un nouvel univers.

Justement, je ne vois pas Housse de Racket sans synthétiseurs…
Pierre : Les synthés c’est une influence au même titre que Stevie Wonder. Voilà, c’est tout ça, et on a quand même voulu garder l’aspect en français parce que c’est en ça qu’on arrive à se démarquer. Y’a un espèce d’héritage de Gainsbourg, même si on pourra jamais l’égaler.

Gainsbourg et Housse de Racket, c’est pas le même genre…
Pierre : Non, mais bon… On a essayé de créer notre propre langage avec ses influences musicales, avec cet d’héritage français.
Pierre : Et puis dans le côté concept global évidement, de loin, y’avait Daft Punk, avec l’image qui englobe la musique. Mais même si nos influences sont dans le passé, on essaye de pas trop être passéistes. Par exemple, c’est un peu débile, mais quand Justice a sorti son album, on l’a écouté et on s’est dit « on est un peu à la bourre ». Ce que je veux dire, c’est que c’est tellement la musique d’aujourd’hui, hyper épileptique, que ça nous a un peu bousculés…
Pierre : Nous avec nos vinyles et tout…
Victor : Enfin voilà, Housse de Racket c’est le mélange de trucs vraiment très actuels et d’autres plus dans le passé. On est conscients de ce qu’il se passe aujourd’hui.

Comment est arrivée votre collaboration avec Gonzales ?
Pierre : C’est un mec qui s’appelle Tekilatex, le leader de TTC, qui nous a présentés, parce qu’on devait accompagner Tekilatex sur scène en tant que musiciens, d’ailleurs ça s’est pas fait. Et Gonzales devait se charger de la direction de la tournée et on s’est rencontrés comme ça. On lui a fait écouter des morceaux. Il nous a demandé si on avait d’autres démos à lui montrer, il était hyper curieux. Et ensuite il nous a présenté Renaud Letang. Du coup on a dit à Gonzales que ce serait vachement bien qu’il apparaisse sur un de nos morceaux. Il est sur « Champions », il fait les cœurs.
Victor : Et il a fait un remix de « Oh yeah » qui est super. Enfin, il fait sa carrière mais il fait plein de trucs pour les autres. Gonzales a une énorme expérience de studio donc nous, avec notre premier album, dans un énorme studio, on se sentait impressionnés. Gonzales a été très instructif.

Je trouve que Le Rendez-Vous sonne un peu comme parodie de Grands Corps Malade, vous ne trouvez pas ?
Pierre : Oh la vache ! Non, c’est pas une parodie !
Victor : Il paraît que c’est un peu notre morceau de slam.

Tout de même…
Pierre : C’est ça qui est marrant avec ce morceau, c’est l’ambigüité. Y’a des gens qui vont le prendre au second degré genre « oh là, ils sont bêtes » et y’en a qui vont trouver le truc hyper tragique et émouvant. Nous, on a pas envie de dire ce que c’est ! Chacun interprète ce qu’il veut … t’as le droit de penser que ça ressemble à une parodie de Grands Corps Malade.
Victor : Bon effectivement, on déteste Grands Corps Malade. En fait, s’il y a bien une chanson dont on s’est inspirés pour cette chanson, c’est l’ « Eté Indien » de Joe Dassin. Tu peux prendre notre chanson de façon hyper kitsch, et en même temps c’est hyper poignant.

Et Gwendoline, c’est qui alors ?
Pierre : Elle n’existe pas…
Victor : C’est un symbole, une chimère, le but à atteindre. C’est le mythe décisif ! Dans toutes les histoires il faut toujours un méchant et une princesse. Mais bon, là, y’a pas de méchants. Le méchant c’est le destin.

Vous voyez Housse de Racket sans ce côté un peu « rigolo » ? Vous voyez-vous jouer de la pop plus sérieuse ?
Pierre : C’est le cas non ? Enfin je comprends. On est très conscient de notre côté original mais je pense que petit à petit, dans nos envies de prochains morceaux, et sans devenir hyper tristes d’un coup, on murit, par rapport à notre problématique.

On se souvient par exemple de votre chanson « Housse de Racket », qui parlait entre autre de sauce à l’échalote, il y a un an.
Victor : On n’a pas mis cette chanson sur l’album parce qu’on voulait justement être découverts avec nos nouveaux morceaux. Enfin, le côté « rigolo » sur l’album, finalement il n’est pas si présent que ça. Y’a un morceau comme « Champions » où clairement … là oui.
Pierre : Le truc le plus rigolo d’Housse de Racket c’est le nom ! Même sur un morceau comme « Champions », il peut y avoir deux lectures. L’ambigüité est plus cachée sur « Champions » que dans « Le Rendez-Vous » mais tu peux le prendre au premier degré, d’un côté assez triste aussi. Sur « Champions », c’est un mec qui se fait son film, mais tout le monde s’en fout de lui. Housse de Racket c’est ça. Certaines personnes vont voir que le côté rigolo et d’autres pas trop le côté rigolo… (rires).

Vous sentez vous englobés dans le « phénomène de nouvelle scène française » ?
Pierre : Ca dépend des groupes en fait.
Victor : Je crois qu’Housse de Racket c’est une case à part.

Par exemple, vous connaissez les I am un Chien ? Vous m’y faîtes penser.
Pierre : Oui oui ! Les I am un Chien. J’aime bien leur nom, c’est pas mal. C’est de l’électro super énervée. Eux, ils seraient plus les descendants de Justice ou de trucs comme ça. Mais j’aime bien ce groupe, c’est plutôt pas mal. Nous, on est ni bébés rockeurs, ni Hushpuppies, ni Hey Hey My My. Tous ces mecs on les connaît, c’est des potes, parce que voilà, c’est une scène émergente, mais Housse de Racket c’est quand même à part je crois.
Victor : Mais ce que tu veux dire c’est que oui, on les côtoie. On répète au même endroit que les Nelson par exemple. Paris, c’est pas très grand, on est pas 36 000 mais c’est vrai qu’on retrouve tout le monde et qu’on grandit ensemble. Mais nous, au niveau de ce à quoi on s’apparente, vu qu’on s’inspire de Stevie Wonder, on est différents.

L’année dernière vous estimiez la durée de vie de Housse de Racket à 3 albums. Et maintenant vous en pensez quoi ?
Victor : 2 ! (rires) Non, on en sait rien. Si ça se trouve il n’y aura qu’un seul album !
Pierre : On verra, là on va faire à fond des concerts jusqu’à l’été prochain. On a envie d’emmener le projet ailleurs. On a une volonté de ne pas se répéter.

Allez-vous garder le concept de trilogie ?
Victor : Ouais ça aurait pu être marrant genre le fantasme de trilogie comme dans Star Wars. Enfin, je sais pas… Dans l’idée c’était marrant mais il y a un an, l’idée concept de Housse de Racket était peut-être plus marquée que maintenant. En écrivant l’album on a un peu mis de l’eau dans notre vin. On s’est dit « allons y plus tranquille ». Donc le côté trilogie… on ne sait pas !

Merci pour vos réponses !
Pierre : Je vais aller manger un gateau, maintenant ! (rires)
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