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Pearl Jam : Vs & Vitalogy, Legacy Edition


Nicolas, le 03/05/2011
Pour ceux qui l'ignoreraient encore, 2011 marque le vingtième anniversaire des vétérans du grunge que sont Pearl Jam. A cette occasion, la bande à Eddie Vedder a décidé de faire les choses en grand : organisation d'un festival cet été à Seattle, sortie d'un documentaire sur les débuts du groupe réalisé par le fidèle ami cinéaste Cameron Crowe, album solo de la part de Vedder (Ukulele Songs) et peut-être même un nouvel album studio d'ici la fin de l'année. Dans cette optique d'anniversaire, le combo a également sollicité de nouveau Sony Legacy afin de rééditer deux de leurs albums les plus emblématiques, Vs et Vitalogy, presque deux ans après la remasterisation particulièrement réussie de Ten. Dossier réalisé par Marc et Nicolas. Critique de Vs - par Marc Critique de Vitalogy - par Nicolas Et aussi : Ten Legacy Edition - par Nicolas


Avant de parler contenu, parlons packaging. Cette réédition est disponible soit à l'unité, soit en coffret réunissant les deux albums ainsi qu'un CD bonus retraçant (du moins en partie, on y reviendra) un live donné par Pearl Jam à Boston en 1994. On passera rapidement sur la box deluxe contenant le même matériel ainsi que 5 vinyles, une cassette d'enregistrements effectués sur la Monkeywrench / Self-Pollution Radio du groupe et un livret de dessins et de photos effectués par Vedder et Jeff Ament : nous n'avons pas eu l'occasion de nous y frotter. Toujours est-il qu'une fois de plus, Sony Legacy a fait du très bon boulot. Le coffret est vraiment magnifique, avec boitier rigide cartonné et glacé d'excellent facture (presque un mois dans un vide poche de voiture sans une seule égratignure, véridique) et chaque disque disposant de son propre étui. Les artworks sont bien respectés, les livrets le sont également (ce qui a son importante pour Vitalogy, cf la critique de l'album) et l'ensemble respire vraiment le travail bien fait. A 30 € l'engin dans vos meilleurs crèmeries, et puisqu'il est désormais de notoriété commune que la musique en elle-même ne vaut plus rien (enfin, à ce qu'il paraît), autant dire que l'investissement vaut largement le coup pour peu que vous ne possédiez pas encore les enregistrements originaux (ou que vous ayez laissé traîner vos cassette analogiques dans votre garage à un taux d'humidité dépassant les seuils autorisés, là aussi véridique).


Sur les albums en tant que tel, il n'y a pas grand chose à ajouter. La production et le mixage initiaux de Brendan O'Brien étaient déjà bien au dessus de la moyenne à l'époque, et le lifting occasionné ici n'apporte pas grand chose de plus (ce qui n'était pas le cas pour Ten, album pour lequel la plus value était nettement plus substantielle). Autant dire tout de suite que Vs et Vitalogy n'ont pas pris une seule ride et que le diptyque fera tout aussi bien trembler les enceintes de vos chaines hi-fi qu'il y a quinze ans. Point de vue bonus, on ne peut pas dire que l'on nage dans l'abondance... ceci dit, Pearl Jam était à l'époque sous pression, Vitalogy a même été enregistré en tournée, et il est peu probable qu'il reste énormément de matériel inédit à dormir dans les tiroirs du groupe. Pas grand chose à se mettre sous la dent pour Vitalogy, avec uniquement des versions épurées de deux titres parmi les plus softs ("Nothingman" et "Better Man") et une prise alternative de "Corduroy", peu différente de l'original. Pour Vs c'est un peu mieux : "Hold On" est un presqu'inédit (que l'on le trouvait déjà sur la compilation Lost Dogs), magnifique balade égrenée avec une gratte sèche surpuissante et un Eddie Vedder qui s'essaye à un registre ultra-grave, cette tonalité donnant à la chanson un couleur très particulière. On trouve aussi "Creddy Stomp", un instrumental assez efficace, et une reprise de Victoria Williams plutôt surprenante ("Crazy Mary").


Le CD live représente donc le gros bonus du coffret, et autant dire tout de suite qu'il était particulièrement attendu. Le concert donné à l'Orpheum Theater de Boston le 12 avril 1994 est en effet la première prestation qu'a effectuée Pearl Jam après l'annonce de la mort de Kurt Cobain, fait qui revêt son importance quand on connait les rapports complexes d'amour-haine qui reliaient les deux formations. Une chose demeure certaine : Eddie Vedder a été complètement dévasté par ce drame, à tel point qu'il en a ravagé sa chambre d'hôtel. C'est lors de ce concert qu'a été interprété pour la première fois "Immortality", et il n'en a pas fallu beaucoup plus pour imaginer que Vedder avait pondu là un hommage au grand Kurt - fait totalement démenti par l'intéressé quelques semaines plus tard. Pour autant, le plaisir de goûter enfin de façon légale à ce concert mythique est un peu entaché par son caractère tronqué : sur les 24 morceaux joués initialement, seuls 16 se retrouvent sur le disque présent dans le coffret. N'aurait-il pas mieux valu opter pour un double album live afin de nous en offrir l'intégralité ? Moyennant ce reproche, on appréciera tout de même convenablement cette galette qui réalise un bon best-of de la période dorée du groupe, privilégiant largement Vs, faisant une belle part à Ten, réservant quelques exclusivités pour un Vitalogy qui n'avait pas encore vu le jour, et distillant ça et là quelques raretés pas piquées des hannetons : un "Fuckin' Up" repris à Neil Young (orgiaque), le remuant "Dirty Frank", une version acoustique d'"Elderly Woman", sans oublier le duo avec Mark Arm (Mudhoney) sur "Sonic Reducer", reprise du groupe punk The Dead Boys. Dommage qu'on loupe sur cet enregistrement une reprise de "I've Got A Feelling" des Beatles. Comble du cynisme : pour obtenir l'intégralité du live, il vous faudra casquer en faveur du coffret collector. Si ça, ce n'est pas de la mesquinerie...

Quoi qu'il en soit, et malgré la petite pique acerbe ci-dessus, on ne pourra nier que Vs et Vitalogy ont trouvé ici une bien belle édition qui fera honneur à votre discographie. N'hésitez pas à investir, car l'objet en vaut la peine, et n'oubliez pas d'y adjoindre l'édition Legacy de Ten qui, elle, est encore plus attrayante. N'oubliez pas non plus que le hard-grunge groovy de Pearl Jam est éternel, et qu'il n'est jamais trop tard pour y risquer une oreille, au cas où votre culture grunge aurait quelques lacunes...
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In Cauda Venenum


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De parangon du death-metal suédois à inclinaisons progressives, Opeth est passé en moins de dix ans à coqueluche du monde progressif tout court avec ses albums mélodiques et techniques typés 70’s. Gloire permise aussi par une esthétique affirmée ; il y a bel et bien un « son » Opeth qui est né depuis Heritage(comme il y a avait une identité claire dans la première période du groupe), et celui-ci n’est pas du tout renié dans ce nouvel opus tant attendu. En effet, In Cauda Venenum est dans la claire lignée des albums précédents, dont le dernier en date était le chef-d’œuvre Sorceress aux qualités exceptionnelles. 

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