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Critique d'album

Astonvilla


De jour comme de nuit


(28/08/2005 - - - Genre : Rock)
Produit par

1- Rockmusic / 2- Regarde-Moi / 3- Un Homme Bien / 4- Un Million De Lezards / 5- Coming Out / 6- Champagne / 7- De Jour Comme De Nuit / 8- Ma Blonde / 9- Croiser Le Fer / 10- Tete De Lune / 11- Soldier / 12- Italy / 13- A Vendre
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Le renouveau d'Astonvilla ..."
Lilian, le 26/09/2005
( mots)

2005 serait-elle l'année de renaissance d'Astonvilla. Le groupe emmené par le bouillonnant Fred Fanchitti revient enfin sous les feux avec un album qui est à lui tout seul un petit événement. En effet après l'enregistrement de Strange, il y a trois ans, le groupe avait splitté (Les frères Muller ayant pris un autre chemin), mais avait assuré sa tournée malgré tout avec deux nouveaux membres, dont leur producteur Frank Pilant. De jour comme de nuit est donc le premier album d'Astonvilla enregistré avec le nouveau line-up, composé désormais de Fred au chant, de JB Mory à la basse, Greg Baudrier à la batterie et de Manu Maroux à la six cordes. Et on retrouve tout de même l'électrique Frank Pilant à la compo de certains morceaux.

Le "Live Acoustic" ayant été un franc succès, et Strange un échec commercial, on pouvait se demander à quoi ressemblerait ce nouvel album. Serait-il simpliste et irait-il à l'essentiel comme le live, ou serait-il plus fouillé comme Strange. Eh bien rien de cela ! "I want to play Rock Music" ... c'est ce que nous dit clairement Fred dés la première piste. "Rockmusic" est une avalanche de titre d'albums rock comme Nevermind, Des visages des figures ou London Calling pour ne citer que ceux-là. Un morceau bien sympa sur lequel on peut jouer à deviner de qui sont les albums (d'ailleurs saurez-vous trouver l'intrus ?), mais aussi où l'on découvre les influences, ou du moins les références d'Astonvilla.

Le durcissement de la musique n'a pas empêché le quatuor d'affiner ses paroles. Et on trouve sur ce quatrième album studio, des textes tout simplement magnifiques. A commencer par celui du tube "Regarde-moi", qui mêle parfaitement défoulement et réflexion sur les apparences. Un petit final tout en guitare en guise de cerise sur le gâteau et c'est le top. Les chansons s'enchaînent naturellement, même de morceaux vifs ("Coming Out", "De jour comme de nuit") en ballades ("Un million de lézards", "Champagne") avec toujours ce soin pour les mots justes. Sur "Ma blonde", la guitare blues accentue le malaise d'un fumeur sur le point d'arrêter, en plus d'une orchestration à base de cordes. "Italy" surprend par son côté décalé. Le refrain, le chant et même la voix que prend Fred rappelle un peu Les Innocents. Enfin "Soldier" nous rappelle un point d'actualité qui a tendance à s'essouffler. Sur un air lancinant et des sifflets rappelant les bons vieux Western Spaghetti, les paroles nous donne une très probable vision de l'état d'esprit d'un GI posté en Irak qui ne voit rien de concret se profiler devant lui. "Qu'est-ce que je suis venu faire ici / Fleur au fusil tout est dit / Tranquillement se faire l'ennemi / Sur la terre des mille et une nuits".

La longue pause effectuée par Astonvilla lui aura finalement été bien plus bénéfique qu'autre chose. Ce nouvel album, puissant, doux, intelligent, est sûrement un des tous meilleurs qu'a produit le groupe jusqu'ici. De plus, ce parti pris pour une musique bien plus rock nous promet des concerts encore plus survoltés qu'ils ne l'étaient déjà. Vivement !

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Critique d'album

Astonvilla


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Deftones


Ohms


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2000. Après deux albums beaucoup plus bruts de décoffrage, Deftones sort son magnum opus, White Pony, considéré par beaucoup comme l’un des sommets indépassables de ce curieux courant musical aujourd’hui moribond qu’est (que fut ?) le nü métal, fruit de cette improbable alchimie entre les guitares ultra-distordues à la Meshuggah qu’affectionne Stephen Carpenter et la new wave des The Cure, Duran Duran et autres Bad Brain dont raffole Chino Moreno, lequel met dès lors un point d’honneur à tempérer ses hurlements par des phases chantées en apesanteur. Cette union des contraires permet au gang de Sacramento de survivre dignement alors que les Korn, Limp Bizkit, Incubus et autres Linkin Park mordent successivement la poussière, de gré ou de force. Vingt ans plus tard, que reste-t-il de la verve deftonienne, de cet entre-deux si saisissant, de cette bouillonnante association de talents ? Eh bien force est de constater que la machine infernale californienne fonctionne du feu de Dieu, et ce ne sont ni le précédent Gore, ni l’actuel Ohms qui viendront démentir cette affirmation, bien au contraire.

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