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Critique d'album

Baden Baden


Coline


(02/10/2012 - Naive - Pop Folk - Genre : Pop Rock)
Produit par

1- Les Couleurs / 2- You'll See / 3- Good Heart / 4- Chanmé / 5- La Descente / 6- Evidemment / 7- Glory Lies / 8- Anyone / 9- 78 / 10- Je Sais Je Vais / 11- City Walls / 12- Last Song
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Si l'on excepte les titres chantés en français, voici un excellent album."
Pierre D, le 26/11/2012
( mots)

Découvert avec l'EP 78, Baden Baden était plus que prometteur. Sur 6 titres on trouvait une chanson géniale, quelques esquisses et de belles réussites dans des styles assez différents liés par une certaine manière de jouer du folk. Arrive aujourd'hui le premier album de Baden Baden, Coline, et force est de constater que les qualités et défauts repérés sur 78 sont toujours présents et étalés sur 12 titres.

On a beau apprécier le courage de Baden Baden qui s'essaie à la langue française de manière régulière tout au long de Coline, impossible de s'y faire. D'une part les textes se révèlent plutôt faibles, un alignement d'images un peu malheureuses et de rimes faciles qui font ressembler l'ensemble à une poésie collégienne. A priori ça ne devrait pas constituer un problème particulier puisque la pop est remplie de textes foncièrement crétins sans qu'il soit lieu de s'en offusquer. Sauf que chez Baden Baden les textes boiteux exacerbent les défauts du groupe. Le chant tout d'abord apparaît dans tout ce qu'il a d'éthéré et manquant franchement de "bollocks", à savoir un mélange de testostérone et de folie un peu stupide. Ici rien de tout cela et l'ensemble demeure désespérément sage, comme une copie d'élève appliqué mais manquant tout de même d'inspiration. Sur les titres chantés au anglais la voix fait des merveilles et le ton mélancolique se coule parfaitement dans les mélodies de Baden Baden. Par contre dès qu'on passe en français le tout finit invariablement par sonner, non pas pop, mais variété. La variété partage avec la pop l'idée de proposer des mélodies et des paroles simples et faciles à retenir ("Love Me Do" des Beatles par exemple) mais s'attire le mépris en raison de sa trop grande facilité d'accès. Il n'y a aucune honte particulière à faire de la variété mais concernant Baden Baden la déception est à la hauteur de l'attente suscitée par certains titres de l'EP 78 ("78", "The Book") qui faisait espérer un album allant dans cette direction. Alors forcément, quand on se retrouve avec "Chanmé", "La Descente" ou "Evidemment", on se dit qu'on s'est fait avoir.

Mais fini de jouer les aigris, il y a sur Coline des choses mémorables et c'est là-dessus qu'il faut se concentrer. "78", découvert sur l'EP du même nom, reste un des meilleurs titres de Baden Baden, une mélodie immédiate servie par des arrangements qui vont crescendo et valsent entre cuivres, guitares électriques et glockenspiel sur une batterie toujours surprenante et pourtant parfaitement dansante. Le sequencing de Coline se révèle intéressant car il met en valeur "Anyone". Sur l'EP 78 ce titre passait pour à peine esquissé mais au sein de Coline, entre "Glory Lies" et "78", il resplendit de son introduction cuivrée à sa conclusion gorgée de choeurs fédérateurs. "Good Heart" sonne comme un étrange mélange entre MGMT et Arcade Fire, au demeurant très réjouissant. Mais le meilleur est encore à venir, d'abord avec "City Walls" qui fait intervenir une guitare en staccato sublime de froideur, loin des mignardises molles de ses titres francophones. Baden Baden se lâche enfin, abandonne sa retenue de pucelle effarouchée et déploie ses ailes. Arrive alors "Last Song" qui conclue l'album de la plus belle manière possible. Une guitare acoustique, quelques notes de glockenspiel répétées à l'envie dans un écho sépulcral avant qu'une guitare électrique glaciale prenne le relais et submerge la chanson dans une montée en puissance fascinante. On se retrouve à écouter ce titre en boucle, totalement hypnotisé par le savoir-faire de Baden Baden qui transforme une ritournelle fantomatique en oeuvre majestueuse.

Coline a beau laisser au départ une impression d'inachevé qui confine au franc manque d'inspiration, en y revenant encore et encore on finit par s'apercevoir que la majeure partie de l'album est parfaitement recommandable voire parfaite tout simplement. Reste donc à Baden Baden à abandonner la langue française dans sa musique.

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