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Critique d'album

Beartooth


Agressive


(03/06/2016 - Red Bull Records - Hardcore - Genre : Hard / Métal)
Produit par

1- Agressive / 2- Hated / 3- Loser / 4- Fair Weather Friend / 5- Burnout / 6- Sick of Me / 7- Censored / 8- Always Dead / 9- Howewer You Want It Said / 10- Find A Way / 11- Rock Is Dead / 12- King Of Anything
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Dense, violent, mais plein d'une énergie naïve et électrisante. La jeunesse prend le pouvoir."
Erwan, le 07/09/2016
( mots)

S’il y a bien un groupe qu’il est difficile de continuer d’ignorer dans la petite cour du metalcore américain, c’est Beartooth. Après quatre ans d’existences, la bande de Caleb Shomo (personnage principal du groupe) a marché dans les traces de ses grands frères Pierce The Veil, Sleeping With Sirens et Bring Me The Horizon pour trouver sa propre voie et s’affirmer. Après un premier album en 2015, qui manquait encore de maturité, Beartooth revient en 2016 avec Agressive, un nouvel album beaucoup plus abouti qui est sans conteste l’une des meilleures sorties hardcore de l’année.


Agressive est un disque qui porte son nom à merveille (rien que sa pochette donne l’impression de se faire agresser avant même de commencer à l’écouter). Car si Beartooth a toujours eu ces voix en scream et cette façon de bourriner des riffs saccadés sur un tempo élevé, il manquait jusqu’alors au groupe une vraie patte sonore qui allait dans cette même direction. Avec Agressive, Beartooth a trouvé sa patte sonore. Ultra saturée, mais assez proche de la scène néo-metal américaine, très peu de son clean et un grain un peu garage qui donne tout de suite plus de relief à certaines compos sur lesquelles la voix peut s’adoucir. En cela, Beartooth conserve, contrairement à Bring Me The Horizon et Pierce The Veil (pour ne citer qu’eux), sa nature hardcore sans verser à outrance dans le côté émo.


Dépassant les quatre minutes, le premier morceau éponyme de l’album est peut-être justement celui qui manque le plus de densité. "Hated", qui lui succède, est paradoxalement moins violent mais beaucoup mieux structuré avec un refrain terriblement efficace qui en fait déjà un des titres les plus marquants de l’album. Mais c’est dans les morceaux les plus courts que Beartooth révèle tout son potentiel. "Burnout", très influencé punk, et "Always Dead" véhiculent tous les deux cette sensation de colère explosive, alors que "Sick of Me" et "However You Want It Said" sont plutôt construits comme de bons titres de rock alternatif peut-être plus accessibles, mais agréables dans l’ensemble de l’écoute tant le disque ne nous laisse que peu de répit.


Et en parlant de morceaux courts, il faut se pencher sur "King of Anything", qui vient clôturer Agressive. Long d’un peu plus de deux minutes, "King of Anything" est un genre d’OVNI qu’on pourrait décrire comme une ballade guitare/voix, en version hardcore. A savoir que la guitare est comme toujours ultra saturée, joue seule sans section rythmique, et que Caleb Shomo se retrouve beaucoup plus en avant que sur les autres morceaux où, logiquement, sa voix n’est qu’un élément dans le puzzle. En résulte un moment assez beau, sur lequel on ressent beaucoup de solitude à travers le chant de Shomo, mais dont on peut regretter qu’il ne soit pas inscrit dans un processus justement plus évolué. Finalement, "King of Anything" se termine un peu sèchement et nous laisse sur notre faim alors que l’album se termine.


Agressive regorge d’autres petites trouvailles comme les riffs de "Fair Weather Friend", "Censored" et "Find A Way", les paroles de "Rock Is Dead" et son refrain assez bien écrit au message rafraîchissant, ou bien le jeu de batterie dans son ensemble. On peut reprocher à Beartooth d’avoir un peu délaissé la basse au mixage final, si tenté que ce soit le groupe qui soit derrière ce choix. Mais Agressive est dans son ensemble un album revigorant qui redore un peu le blason d’un genre qu’on a tendance à trop rapidement qualifier d’adolescent et de systématiquement triste. Nul doute que Beartooth, qui revient nous rendre visite à Paris en décembre, va passer des premières parties à la tête d’affiche rapidement et se former une fan base solide dans les années à venir. En espérant que le groupe ne perde pas sa spontanéité et sa rage dans les mêmes digressions easycore/pop que ses grands frères cités en introduction.


 


A écouter : "Hated", "Fair Weather Friend", "Censored" et "Rock Is Dead"

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