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Critique d'album

Black Stone Cherry


Folklore And Superstition


(09/08/2008 - Roadrunner - Southern Rock - Genre : Rock)
Produit par

1- Blind Man / 2- Please Come In / 3- Reverend Wrinkle / 4- Soulcreek / 5- Things My Father Said / 6- The Bitter End / 7- Long Sleeves / 8- Peace Is Free / 9- Devil's Queen / 10- The Key / 11- You / 12- Sunrise / 13- Ghost Of Floyd Collins
Note de 3/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Le naufrage de Black Stone Cherry."
Jerome, le 27/10/2008
( mots)

Il y a de ça pas très longtemps, à peine une paire d'années, quatre jeunes chevelus tout droit débarqués du Kentucky semblaient en droit de venir réclamer le flambeau du bon vieux hard-rock sudiste et poussiéreux. Un premier album éponyme en main, Black Stone Cherry avait réussi un petit tour de force : remettre au goût du jour un style plutôt moribond avec une bonne poignée de compositions tiraillées entre stoner, power-rock version Gibson, et grunge. Autant dire que les promesses étaient grandes et que l'attente au rendez-vous.

Alors à l'annonce de la sortie de Folklore And Superstition, tous les yeux se tournèrent forcément vers le Nouveau Monde. Pas pour savoir si l'exercice soi-disant déterminant du deuxième album était pleinement réussi, mais juste pour avoir le plaisir de reprendre une nouvelle dose de riffs crottés à souhait. Se verser une bonne lampée de solos crasseux et se repaître à s'en faire exploser les tympans de la suite des aventures de Chris Robertson et des siens. Et quand "Blind Man" vient ouvrir les hostilités, on commence à se secouer les mèches capillaires comme par automatisme, certain de savoir comment allait se dérouler les treize prochains titres. Note pour plus tard : ne jamais être sur de rien.

Pas que ce premier single, dévoilé plusieurs semaines avant la sortie de l'album, soit mauvais, loin de là. On pourrait même y trouver largement son compte : guitares heavy à foison, refrains millimétrés, chant travaillé au malt juste ce qu'il faut... Et pourtant, il y a comme un petit quelque chose qui vient gâcher la fête. Comme un doute qui plane et qui vient tomber comme un couperet et vous exploser en pleine tronche dès la deuxième piste ("Please Come In") : les Black Stone Cherry ont perdu leurs corones dans une ville quelconque au milieu de leur tournée. Il n'y a pas d'autre explication possible. Là où cette bande de jeunes freluquets nous avait replongé dans un savant mélange des Black Crowes, Led Zep voir même du Black Sabbath des débuts, ne se retrouve plus qu'un mauvais Creed. Ou un Nickelback au rabais, au choix. A moins qu'ils aient tout simplement vendu leur âme au diable FM, leur album étant tellement formaté que ça en donnerait presque la chair de poule. Que s'est-il bien passé ? Comment ont-ils pu enregistrer une calamité telle que "Things My Father Said" à peine digne d'un "listen baby" Bon Jovi, ou encore "Peace Is Free" ? Soit disant que ces quelques ballades à la mord-moi-le-noeud seraient avant tout des "chansons pour les filles". Je vous jure, c'est ce qui est écrit dans la biographie. Mais depuis quand la gente féminine n'est pas capable d'apprécier les élans d'un micro double-bobinage en plein rut ? Depuis quand se sentent-elles plus concernées par les pleurnicheries d'un piano que par l'électricité des amplis poussés à pleins potards ? Sans rire.

Heureusement que quelques sursauts d'orgueil viennent nous rassurer. "The Bitter End", "Long Sleeves" et ses faux airs du Velvet Revolver, ou encore "Devil's Queen" piochant plutôt du côté de la bande à Steven Tyler. Mais tout ça est rapidement gâché en retombant dans la facilité de titres passe-partout tels que "You" ou encore "Sunrise", lissés au possible, niaiseux, mais à coup sûr vendeurs. Dommage. Ce Folklore And Superstition méritait largement mieux. Et nous aussi par la même occasion.

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