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Critique d'album

Rush


Rush


(01/03/1974 - Moon Records - Hard Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Finding My Way / 2- Need Some Love / 3- Take A Friend / 4- Here Again / 5- What You're Doing / 6- In The Mood / 7- Before And After / 8- Working Man
Note de 4/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"For best results play at maximum volume"
François, le 18/01/2019
( mots)

Le milieu des années 1970 est marqué par un renouveau du Hard-Rock depuis l’Amérique : constante d’une histoire du rock faite d’une logique de va-et-vient d'influences entre les pays anglo-saxons des deux côtés de l'Atlantique. Si les dinosaures du style sont en train de s’essouffler sur les terres de la perfide Albion, malgré de très bons albums, à cause d’un public à la recherche d'un son plus épuré (le pub-rock commence à percer), à l’inverse, au Nouveau Monde, le genre est relancé, s’agrémentant parfois des styles locaux. 


Ainsi, Blackfoot, puis Molly Hatchet apportèrent leurs guitares acérées au Southern Rock, Ted Nugent propulse sa carrière solo en composant le titre "Stranglehold" (1975). [g]Blue Oyster Cult[/g] et Aerosmith commencent à véritablement se faire un nom avec pour ce dernier groupe la doublette Toys in the Attic (1975) et Rocks (1976). Bref, c'est dans l'ancienne colonie que se renouvelle le Hard-rock originellement anglais (mention honorable aux pionniers de Grand Funk).


Cette vague prend également forme dans des terres périphériques du rock ayant pourtant eu leur comptant d'orfèvres musicaux : le Canada. Cette contrée participe à ce renouveau avec d'une part les anciens des Guess Who investis dans le groupe de joyeux bûcherons Bachman-Turner Overdrive, dont l'album Not Fragile (1974) est une œuvre incontournable, et d’autre part grâce Rush, le trio infernal souvent consacré comme le plus grand groupe du monde.


Rush est davantage connu comme un groupe de rock progressif, voie musicale que Geddy Lee au timbre unique et au jeu de basse habile et Alex Lifeson, guitariste virtuose, vont prendre petit-à-petit. Il faut ajouter pour cet album John Rutsey, à la batterie, qui sera remplacé dès le second album par l'exceptionnel Neil Peart, et cela de façon définitive, ce qui témoigne d'une incroyable stabilité, fait rare dans ce monde musical.


Mais Rush est à l'origine un groupe de Hard-Rock brillant, en témoigne la petite note sur ce premier album qui nous enjoint de l'écouter le plus fort possible pour avoir une expérience musicale idéale. La qualité musicale est donc proportionnelle à la quantité de décibels : voilà une devise qui pourrait être reprise par tout bon amateur de musique à distorsions. Groupe brillant puisque ce premier album est incroyablement abouti pour un premier jet, même si, en fait, l'ensemble tourne à Toronto depuis 1968, révisant à la fois son Buddy Holly et son Led Zeppelin. L’ensemble des titres est vraiment très bon, même si l’originalité fait parfois défaut.


Peu d'originalité certes, mais qui pourrait résister à l'ouverture du disque sur "Finding my way", rapide et furieux (sans mauvaise référence) ? Certes, dès les deux premiers morceaux nous ressentons une inspiration trouvée chez Led Zeppelin, notamment sur le passage qui précède le solo de "Need Some Love", rappelant étrangement "Ramble On". En même temps, l’album sonne très outre-Atlantique. Il est comme une passerelle entre deux continents, avec ses pépites, comme "Here again", entre le blues, le slow et le hard-rock. La lente progression nous laisse entrevoir le talent de tous les musiciens, notamment de Lee qui se surpasse. De même, "In the Mood", très efficace et dansant, rappelle la touche de leurs compatriotes Bachman et Turner, et comme "Hold Black the Water" ou "Give It Time", le titre est bel bien inscrit dans des sonorités américaines.


"Before and After" complexifie l’écriture, commençant tel un slow puis, au bout de moins de trois minutes, gagne en puissance avec les musiciens qui s'enflamment. Un des meilleurs titres de l'album, arrangeant changements de structures et une unité certaine, ce qui est une des qualités du groupe.


L'apogée de l’album est bien sûr "Working Man", sept minutes cette fois-ci de stone rock bien lourd, seul titre de l’album ayant une réelle postérité. Ce statut de morceau culte est mérité mais risque d'éclipser un album rempli de petits bijoux qu'il serait dommage de ne pas écouter.


Les références ont été multipliées dans cette chronique car c'est un album qui les convoque, volontairement ou non, et les agence, louvoyant entre deux continents, entre passé et avenir dans une période de renouveau musical. Rush fait sa place dans le Hard-Rock avec ce premier album, et écrit la première page d'une histoire qui se révélera passionnante.

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Très bon album
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