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Critique d'album

The Dandy Warhols


Distortland


(08/04/2016 - - pop psychédélique - Genre : Pop Rock)
Produit par

Note de 3/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"Sans aucune ligne directrice, les Dandy Warhols sont capable du meilleur et du pire"
Erwan, le 19/04/2016
( mots)

Très vite, très haut, la pop alambiquée des Dandy Warhols a été adulée puis progressivement descendue quand les samples et les boîtes à rythmes ont perturbé les promesses de Thirteen Tales From Urban Bohemia. Depuis le groupe ressasse les recettes de Welcome To The Monkey House, peut-être leur dernier vrai bon disque, il y a plus de 10 ans déjà, et Time Machine avait déçu la rédaction à l’époque de sa sortie. Et si en 2016, alors que personne n’attend plus rien d’un groupe injustement has been, les Dandy Warhols se rachetaient ?


Pas facile d’exister en ce moment dans le domaine indie pour un groupe qui n’a pas Alex Turner ou Iggy Pop dans ses rangs. Distortland, sortie le 08 avril, n’a pas du tout fait de vague. Pourtant, derrière des tentatives manquées de rattraper le temps perdu et de faire des morceaux dans l’air du temps sans réelle personnalité, les Dandy Warhols ont sur leur galette quelques titres qui auraient mérité un peu de lumière.


Mais ce n’est pas par ces titres que Distortland commence. Difficile en entendant les premières secondes de "Search Party" de se dire qu’on va passer un bon moment. Le mixage entre le sample et la guitare est ignoble, les deux sons se mélangent dans une bouillie dont la dissonance est presque conceptuelle, et la voix de Taylor-Taylor vient du fond d’une immense salle de bain. Quelques 3 minutes 40 plus tard, alors que le calvaire semble terminé, c’est au tour du riff garage de "Semper Fidelis" d’être massacré par un sample horrible martelé comme si quelqu’un à la console s’amusait à appuyer sur le bouton à répétition juste pour embêter le groupe. Rien à retenir non plus de ce titre faussement électro pop et complètement déséquilibré. Et alors qu’on désespérait d’entendre des guitares et Taylor-Taylor réellement chanter, voilà que "Pope Reverend Jim" donne soudainement au disque une tournure rockabilly complètement inattendue. Le décalage fonctionne parfaitement entre le son d’intro, qu’on entend en fait tout le morceau mais cette fois-ci derrière les guitares sans les perturber, et justement les guitares du groupe qui sonnent enfin de façon authentique. Taylor-Taylor a enfin avoir trouvé son micro et parvient même à chanter dedans, ce qui est beaucoup plus pratique pour l’entendre. "Pope Reverend Jim" réussit tout ce que "Search Party" a raté. On dirait bien qu’après s’est gelé les pieds dans le pédiluve, on va enfin pouvoir se baigner et se détendre.


La suite de l’album évolue dans un registre plus posé et classique que ces deux premiers morceaux au tempo démesuré pour un groupe qui n’a jamais eu besoin d’aller vite pour faire fort, bien au contraire. On sent le groupe bien dans ses baskets sur "Catcher In The Rye", dont la ligne de basse fait vite remuer la tête. "Styggo" et "You Are Killing Me" tombent dans un peu dans un excès inverse, avec 0 prise de risque et personnalité au point qu’on les imagine bien passer tout l’été sur Virgin Radio, mais le très planant "Give" sur lequel la voix de Taylor-Taylor est bien traitée relève bien le niveau entre ces deux autres titres plats.


On peut se dire que la façon dont les morceaux ont été arrangés sur le disque laisse aussi à désirer quand sonne le riff de "All The Girls In London". Mais pourquoi ne pas avoir commencé par ça ? La boucle d’accords n’a rien à envier à la simplicité des meilleurs tubes des Kinks et le chant façon fin de soirée arrosée a son petit charme. Mais c’est déjà la troisième ou quatrième fois que Taylor-Taylor change de façon de chanter et que sa voix est traitée différemment. Le disque manque clairement de cohérence sur ce point, d’autant que "Doves" voit le chanteur du groupe repartir au fond de sa salle de bain en oubliant son micro. Quitte à expérimenter plusieurs touches vocales, pourquoi ne pas avoir mis en place quelque chose de progressif, ou regroupé les chansons entre elles ? Ceci dit, "Doves" est bien meilleure à l’écoute que les deux titres d’ouverture de Distortland. L’album se conclut par une courte piste de moins de deux minutes, "The Grow Up Song", chanson bien écrite et pleine d’ironie.


 


Distortland ne rachète finalement pas grand-chose et ne sera pas le disque qui fera revenir les Dandy Warhols sur le devant de la scène. Plus que ça, il montre le gros manque de cadre du groupe qui vient de changer de maison de disque pour la troisième fois de suite et n’arrive pas à donner de direction à son travail. Pas sûr pourtant que cela soit la faute à un manque d’inspiration, mais plutôt à une absence de vrai projet. Les Dandy Warhols ont besoin d’ambition et de cohérence pour retrouver la magie qui a fait d’eux un groupe à part.


A écouter sans se presser : "Pope Reverend Jim", "All The Girls In London" et "Give"

Commentaires
adrock, le 19/04/2016 à 18:52
J'ai toujours suivi les Dandy et j'adore toujours cette pépite qu'est Thirteen Tales, mais avec le recul je me rends compte qu'ils ont fait plus d'albums décevants que de bons albums... Ce piètre Distortland ne changera malheureusement pas la donne. Et quand on associe tout ça à des prestations scéniques passables, voire parfois pathétiques, je me dis que ce groupe a quand même été sacrément surestimé. Triste.
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Critique d'album

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