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Critique d'album

Thin Lizzy


Shades of a Blue Orphanage


(10/03/1972 - Decca - Heavy Metal - Genre : Hard / Métal)
Produit par Nick Tauber

1- The Rise And Dear Demise Of The Funky Nomadic Tribes / 2- Buffalo Gal / 3- I Don't Want To Forget How To Jive / 4- Sarah (Version 1) / 5- Brought Down / 6- Baby Face / 7- Chatting Today / 8- Call The Police / 9- Shades Of A Blue Orphanage
Note de 3/5
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Note de 2.0/5 pour cet album
"L'ombre portée d'une formation en gestation"
François, le 09/01/2022
( mots)

Bien que, de prime abord, le titre du second album de Thin Lizzy soit assez mystérieux et grandiloquent, n’y cherchez pas le moindre signe d’un tournant progressif. Il est vrai que le genre a le vent en poupe en 1972 et que les groupes qui s’y inscrivent apprécient les noms d’album un peu alambiqués, mais il n’en est rien pour le trio irlandais. En effet, il s’agit trivialement d’une hybridation entre les noms des groupes à la base de Thin Lizzy, Shades of Blue (d’où vient Eric Bell) et Orphanage (pour Phill Lynott et Brian Downey) … Hélas, Shades of a Blue Orphanage n’en est, sans mauvais jeu de mots, que l’ombre portée, preuve d’une gestation toujours en cours, bien loin des moments de gloire de ce groupe emblématique du hard-rock des 1970’s.


N’attendez pas non plus des dérives progressives au sein de leur musique même si les morceaux qui ouvrent et ferment l’opus durent plus de sept minutes. Malgré son introduction tribale et saturée, le funk de "The Rise and Dear Demise of the Funky Nomadic Tribes" semble n’en pas finir, sans jamais atteindre le brio d’un "Maggot Brain", quand les orchestrations du lancinant titre éponyme lassent très rapidement. Ces deux titres demeurent remarquables par leur seule longueur, ce qui n’est pas un argument en leur faveur.


Production sans relief, manque d’énergie global, et surtout absence de direction artistique : on ne sait vraiment pas où le groupe veut nous emmener. Il navigue parfois entre le folk et le hard-rock lourd typique de l’époque sur "Buffalo Gall", un titre avec de bonnes idées mais globalement bancal, il présente un Phil Lynott en costume de crooner (" Don't Want to Forget How to Jive"), pour retomber dans une ballade soporifique "Sarah" ou dans du folk convenu ("Chatting Today").


Heureusement, la seconde face sauve un peu la galette. On notera le bon folk-rock "Brought Down" qui évoque le premier album, dévoilant toute la force du chant et du jeu de basse de Lynott - il y a vraiment du Thin Lizzy en puissance dans ce titre. Il précède un morceau plus typé hard-rock, "Baby Face", rythmé, avec des ponts captivant, et dans une moindre mesure, "Call the Police" qui possède quelque chose d’accrocheur dans son riff.


Thin Lizzy deviendra un groupe réellement exceptionnel à l’influence mésestimée, mais il mit du temps à trouver sa patte et à sortir de sa chrysalide. Il faut attendre le franchissement d’un premier palier, en 1973 quand, surfant sur ses origines irlandaises, le groupe propulsera sa carrière avec un single devenu historique, la reprise de "Whiskey in the Jar".


A écouter : "Brought Down", "Baby Face"

Commentaires
Daniel, le 09/01/2022 à 16:07
Avec le recul du temps, il est clair que cet album était le brouillon d'un groupe en devenir. Mais il faut saluer ces moments révolus, lorsque des firmes de disques investissaient encore un peu d'argent dans des projets qui ne deviendraient pas des succès "immédiats". Il faut plusieurs briques pour construire un mur...
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