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Critique d'album

UFO


Phenomenon


(00/05/1974 - Chrysalis - Hard-Rock - Genre : Hard / Métal)
Produit par Leo Lyons

1- Too Young To Know / 2- Crystal Light / 3- Doctor Doctor / 4- Space Child / 5- Rock Bottom / 6- Oh My / 7- Time On My Hands / 8- Built For Comfort / 9- Lipstick Traces / 10- Queen Of The Deep
Note de 5/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"UFO effectue un changement ... sidéral"
François, le 04/02/2024
( mots)

En 1974, ceux qui se souvenaient qu’UFO n’avait pas seulement été le nom d’un éphémère club londonien ayant servi du haut-lieu du rock psychédélique, se rappelaient peut-être qu’un groupe de space-rock saturé avait produit deux albums au début de la décennie. Ni mauvais, ni excellents, ces deux opus avaient débouché sur un long silence discographique de la part du groupe, après le départ du guitariste Mick Bolton. Le poste reste longtemps instable (et voit passer Bernie Marsden, quand même) avant l’arrivée de Michael Schenker, jeune prodige allemand ayant démarré sa carrière au sein du groupe Scorpions alors balbutiant. Très jeune, le musicien n’est pas encore auréolé du prestige qu’on lui connaît, mais il donne à UFO une nouvelle direction esthétique aussi radicale que cruciale pour la suite : celle du hard-rock virtuose presque novateur.


En effet, ce retour dans les bacs en 1974 est comme une nouvelle chrysalide, référence à leur nouveau label Chrysalis, qui sonne comme un premier signe de moyens plus importants déployés par UFO, auquel s’ajoutent la présence de de l’ex-Ten Years After Leo Lyons à la production et d’Hipgnosis pour la pochette. À ce titre, UFO recroise la route de Pink Floyd en s’offrant les services du collectif, après avoir donné comme eux dans le space-rock psychédélique sur la scène de l’UFO (le club) où ils étaient tous deux des invités réguliers à la fin des années 1960 (UFO jouait sous le nom Hocus Pocus).


Deux morceaux illustrent parfaitement le renouveau du groupe, le très Heavy "Rock Bottom" et la charge épique "Doctor Doctor". Deux titres retenus dans la postérité, les deux plus grands succès du groupe, deux chefs-d’œuvre qui auront tendance à masquer le reste de leur répertoire : "Doctor Doctor" pour son introduction grandiose et ses mélodies de guitare, "Rock Bottom" en tant que préfiguration du Heavy Metal pour sa vitesse, sa puissance et sa construction. En outre, si de manière générale, Schenker ne se montre pas spécifiquement entreprenant dans ses soli – qui sont toujours remarquables – il se surpasse sur "Rock Bottom". Ce n’est pas la seule fois qu’UFO proposera de belles compositions, loin de là, mais c’est la seule fois où le groupe s’est montré un tant soit peu novateur.


Masquées par ces deux monuments, d’autres très bonnes pièces ont été oubliées, notamment le très doux "Space Child" dont la subtile mélodie de guitare se grave immédiatement dans l’esprit. Le titre a été composé à la manière d’un Wishbone Ash (notamment le solo) – comme si l’ovni à l’arrière de la pochette d’Argus poursuivait son vol sur Phenomenon.


Du reste, peut-être influencé par Lyons, UFO développe une touche blues-rock renforcée par une approche heavy ("Oh My", "Built for Comfort") et propose du rock à la légère saveur américaine  ("Too Young to Know"). Sur ce dernier titre, Schenker dévoile dans de multiples interventions son goût pour l’approche mélodique, et ce d’une manière étonnement proche de ce que faisait Uli Jon Roth avec Scorpions à la même époque (comme la ballade "Crystal Night"). Il se montrera dans un tout autre registre sur l’instrumental langoureux "Lipstick Trace" qui remémore The Shadows.


Phil Mogg n’est pas en reste quand il déploie sa voix rocailleuse sur "Time on My Hands", une petite ballade folk dont les arpèges évoquent la Byrds, ou son tremolo Dylan-ien sur "Queen of the Deep" qui commence en toute légèreté pour basculer dans un univers plus électrique, avec quelques montées heavy mélodiques vraiment bien imaginées.  


C’est ainsi qu’1974, UFO a pu graver ses commandements dans les Tables du rock grâce à ses deux titres les plus marquants, encore célébrés par des générations de fans et de groupes reconnaissants, à l’image d’Iron Maiden ayant fait de "Doctor Doctor" son hymne.


À écouter : "Rock Bottom", "Doctor Doctor", "Queen of the Deep", "Space Child"

Commentaires
Sebastien, le 17/02/2024 à 20:20
J'aime énormément le live d'UFO de 1979 "Strangers in the Night". Un des meilleurs live du rock.
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