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Compte-rendu de concert

Shellac


Date : 27/05/2007
Salle : Laiterie (Strasbourg)
Première partie : Zone Libre
Lee, le 01/06/2007
( mots)
En ce doux dimanche de mai, deux activistes musicaux reconnus étaient fermement attendus à la Laiterie strasbourgeoise. Le plus emblématique fût, sans aucun doute, Steve Albini, producteur atypique d'incontournables albums (In Utero de Nirvana , Yanqui U.X.O de Godspeed You! Black Emperor ou Acme de The Jon Spencer Blues Explosion par exemple), mais également ex mentor de Big Black et aujourd'hui cerveau de Shellac , et ce depuis les années 90. Le non moins respecté Serge Teyssot-Gay, guitariste de Noir Désir et membre d'Interzone, présentait, quant à lui, un tout nouveau projet appelé Zone Libre. Ce groupe avait l'honneur de débuter une soirée qui s'annonçait riche en qualité sonore. Les premières effluves de saturation, qui résonnaient machinement dans la délicieuse Laiterie, dévoilaient Cyril Bilbeaud derrière sa batterie (intervenant dans plusieurs autres projets musicaux) et Marc Sens à la guitare, tous deux déjà unis dans Scrape. Vacillant entre deux guitares, Serge Teyssot-Gay, pieds nus, habillé d'un t-shirt Dälek, apportait le côté mélodique aux écorces de ces expérimentateurs. Sur "Nous sommes les seuls voyageurs" la complicité des trois musiciens est au summum d'une perfection noise post-rock. Alternant douceur planante et déluges stratosphériques, le trio français capte physiquement l'attention du spectateur. Le batteur offre des rythmes recherchés et personnels, Marc Sens fricote sa guitare à l'aide d'une baguette ou d'un archet tout en écrasant ses innombrables pédales d'effets alors que Serge Teyssot-Gay se prend de spasmodiques bonds aériens d'une force incroyable. C'est le bassiste de Shellac , Bob Weston, qui se pointe le premier sur la scène, quelques dizaines de minutes plus tard. Il effectue les derniers réglages sur son amplificateur fait maison tandis que Steve Albini débarque, lunettes collées au visage, en ceinturant sa guitare. Celle-ci repose sur ses cuisses à l'horizontale. Puis, Todd Trainer, un peu à l'ouest avec sa nuque longue, lève ses baguettes et les trois musiciens déchargent simultanément une énergie foudroyante qui, de suite, fait sursauter le public. Pendant plus d'une heure et demie, français et allemands auront un droit de visite particulier dans l'univers, désormais mythique, de Steve Albini. Un rock joué sans un regard en arrière, des riffs saignés jusqu'à l'os, des rythmes simples et efficaces, une basse lourde et envahissante... La recette de Shellac est la même depuis toujours et personne n'oserait y rajouter son grain de sel. Bob Weston, en rieur malin, demande à la foule si elle veut poser des questions à Steve et à son groupe. A cet instant les délires fusent dans tous les sens (in english of course): "What do you think about Sarkozy" gueule un trentenaire à mes côtés. Bob n'a besoin que d'un petit geste du pouce tourné vers le sol pour être acclamé. Malheureusement, on ne retiendra absolument rien de ces pauses incompréhensibles qui n'avaient pas leur place dans un show comme celui-là. N'empêche que la bonne humeur des américains est palpable, d'autant que les titres du célèbre premier album At Action Park provoquent, à chaque fois, l'hystérie générale. Les compositions du nouvel album Excellent Italian Greyhound (sortie prévue le 5 juin 2007 en accord indémodable avec le label Touch and Go) se fondent dans le concert comme un coulis de chocolat chaud sur une boule de glace vanille. La chanson "Steady As She Goes", sans être une reprise du single des Raconteurs, aura d'ores et déjà convaincu les trois quarts des fidèles. Le dernier quart des spectateurs se demandera, une fois de plus, si cette unanimité sur le culte de Steve Albini n'est pas un peu tirée par les cheveux... Après avoir sagement reposés leurs guitares, Albini et Weston semblent s'attaquer à la batterie de Trainer, souffre-douleur d'un soir. Pendant ce temps, je préfère repartir avec mon édition limitée à 200 exemplaires de l'album de Zone Libre fabriqué main. Au fait, n'êtes-vous pas déçu par la dernière production du génie Albini: The Weirdness ?
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