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Discorama 2000's : les incontournables punk/hardcore


Maxime, le 04/10/2010

2004-2009


Green Day - American Idiot
septembre 2004

Autant Billie Joe Armstrong et ses deux sbires pouvaient remercier feu Kurt Cobain de s'être donné la mort peu avant la sortie de Dookie, autant ils peuvent rendre grâce aux divinités de leur avoir fourni le crétinisme politique de George W Bush, terreau socio-culturel idéal pour transformer American Idiot en un franc succès populaire. Soit dit en passant, le triomphe de cet album dans les charts confine effectivement au miracle, surtout quand on fait un travelling arrière sur la carrière de ce bon vieux power trio pop punk. Porté aux nues par la génération MTV post-grunge au milieu des nineties, puis lâchement abandonné par ceux qui avaient façonné son succès, et enfin trainé dans la boue par les hordes d'irréductibles du punk-rock californien pour s'être parjuré au sein d'une major, Green Day en a vraiment vu des vertes et des pas mûres pendant presque dix ans. Cela aurait pu se comprendre si les trois hommes s'étaient fendus de mauvais albums, mais même pas : les Insomniac, Nimrod et autres Warning n'avaient certainement pas à rougir face à la production rock de l'époque, d'autant moins devant les émoluments tout juste passables de The Offspring, les voisins punky de Garden Grove, qui eux ont continué à engranger les dollars avec une insolente facilité.

Alors comment expliquer ce come back inespéré du jour vert ? Par deux angles d'attaques. Le premier tient donc, on l'a vu plus haut, au contexte politique de l'Oncle Sam après l'effondrement des Twin Towers. Engluée dans la politique intérieure maladroite (pour ne pas dire inique) de Bush, l'Amérique a vu se renforcer en son sein un mouvement démocrate à la fois populaire et culturel qui s'est fait fort de flatter le sentiment d'oppression vécu par la jeunesse yankee post 11 septembre. Et forcément, dans cette période agitée sur le plan social, un album concept retraçant les pérégrinations d'un adolescent (Jesus, sic) en proie à la drogue et à la dépravation et tentant de survivre avec dignité aux USA en dépit d'un gouvernement érigé au rang d'oppresseur, ne pouvait que rencontrer un écho favorable. Car si les Offspring ont toujours su délivrer régulièrement quelques tubes bien sentis, ils n'ont jamais vraiment brillé par la qualité de leur songwriting, ce qui n'est pas le cas de Billie Joe Armstrong. Le loulou est même suffisamment malin pour avoir flairé dans cette bravade anti-Bush un filon plus fédérateur et surtout bien plus porteur que celui du fameux album fantôme Cigarettes and Valentines, opus enregistré par le trio peu après Warning et dont les masters ont mystérieusement disparus. Une coïncidence pour le moins troublante... American Idiot reste malgré tout bien gentillet et surtout assez simpliste dans sa critique politique et sociale, mais il n'en a pas fallu plus pour que les jeunes ricains ouvrent de nouveau leur cœur au trio de Berkeley.

Deuxième angle : encore fallait-il que l'album se révéla bon, et ce fut bien le cas. Reprenant une formule power pop étrennée avec Nimrod tout en gardant un fond punk-rock délivré ventre à terre au moyen des riffs cocaïnés d'Armstrong et d'un arrosage de mitraillettes en règle médié par l'excellente paire rythmique Mike Dirnt - Tré Cool (ce nom, je vous jure), American Idiot s'avère difficilement attaquable, même si la totalité des singles qui s'y trouvent nous ont tous écœurés à force de matraquage radiophonique. Calibrage au poil pour les masses adolescentes, les tubes "Holiday" et "Boulevard Of Broken Dreams" se révèlent d'une redoutable efficacité mélodique, portés par la production parfaitement équilibrée de Rob Cavallo, celui qui est au punk-rock ce que les olives sont aux pizzas : un ingrédient incontournable. En parlant d'ingrédients, la recette Green Day reste toujours aussi savoureuse, sans réelle surprise certes, mais sans réel point faible non plus. Entre un chanteur à la tronche d'éternel ado qui illumine tous les titres de sa verve joyeuse et de son accent de cow boy junkie, un duo guitare - basse qui offre un son massif sans être brutal, et une batterie aussi musculeuse que redoutable de précision, Green Day applique invariablement une formule parfaitement rodée qui sait comment faire mouche à tous les coups. Question brûlots punks, on retrouve sur ce disque de petites perles teigneuses à souhait, comme l'introductif et truculent "American Idiot", le bulldozer "St. Jimmy", le catchy et trépidant "She's A Rebel" ou encore le furieux "Letterbomb". Entre deux cavalcades haletantes, les trois hommes prennent aussi le temps de calmer le jeu avec des morceaux plus sensibles, parmi lesquels la jolie power ballade "Wake Me Up When September Ends", peut-être l'une des plus belles chansons composée par Armstrong, la dépaysante "Give Me Novocaïne" ou la plus anecdotique "Are We The Waiting". Plus intéressantes, en revanche, sont les deux pièces à rallonge du disque, "Jesus Of Suburbia" et "Homecoming", chacune composée d'une succession de cinq tableaux mélodiques variés, parfois à peine esquissés mais toujours d'excellent tenue, preuve peut-être que Green Day pouvait quasiment viser le double album avec cette livraison.

Voilà, vous l'aurez bien compris, il n'en a pas fallu beaucoup plus pour que le jour vert rafle la palme de l'un des meilleurs albums pop-punk de la décennie passée. Ceci dit, avec l'indigente concurrence proposée par nombre de formations mainstream, Sum 41, Blink 182, Good Charlotte, Fall Out Boy et autres groupes qui empuantissent les étalages de nos disquaires, le challenge n'était pas vraiment compliqué. En tout cas American Idiot est incontestablement réussi, moins que Dookie ou Nimrod, mais réussi tout de même. Ce qui ne fut pas le cas de l'effort studio suivant, 21st Century Breakdown, bien trop inconstant et embourbé dans un contexte contestataire devenu totalement hors de propos après l'élection d'Obama. En fin de compte, même si le triomphe fait à cet album fut probablement exagéré, il rattrape efficacement dix longues années de purgatoires totalement imméritées. Et malgré les dernières évolutions inquiétantes d'un trio qui commence à se prendre un peu trop au sérieux et à se transformer en un énième groupe de stade sans âme (si on omet l'incartade récréative de Foxboro Hot Tubs), on ne peut que se réjouir de devoir à nouveau compter Green Day parmi les acteurs incontournables du rock contemporain.
Nicolas

lire la chronique de l'album


Wild Billy Childish And The Musicians Of The British Empire : Punk Rock At The British Legion Hall
avril 2007

Billy Childish est sans conteste le musicien anglais le plus prolifique de ces dernières années. Plus de 20 groupes, au moins 100 LPs enregistrés et probablement autant de produits, à quoi l'on doit ajouter quantités d'EPs sortis sur divers labels indépendants, la liste est longue. Vétéran de la première vague punk anglaise, fondateur de la medway-scene, parrain du garage-punk anglais, parolier acide et frondeur (écouter, entre autres, son fantastique Fuck the NME", bravade débile à l'encontre du New Musical Express), les références de Childish forcent le respect, de quoi expliquer le nombre considérable de musiciens qui gravitent autour du gourou depuis trois décennies (Graham Day, Bruce Brand, Miss Ludella Black, etc, tous membres renommés de la scène garage-punk anglaise).

Prônant l'amateurisme le plus total depuis ses débuts dans les Pop Rivets ou les Milkshakes, au risque de détonner dans une époque où le ton est plutôt à la superproduction carrossée, le catalogue de Childish, influencé par le blues, la surf-music, le punk ou le garage-rock des 60's, est invariablement marqué par une éthique DIY, une production "Home-made" et des enregistrements lo-fi sans fioriture, soit une approche directe et immédiate de la musique qui explique en partie son incroyable surproductivité ainsi que son statut constant d'outsider. Étant donné l'impressionnante vastitude de sa discographie, il est donc évidemment difficile de voir dans Punk Rock At The British Legion Hall, sorti en 2007 sur le label indépendant Damaged Goods, autre chose que l'une des innombrables sorties de ses des tout aussi nombreuses formations (Ici les Musicians of The British Empire, formés de Nurse Jackie à la basse et de l'ex Buff-Medways Wolf Howard aux fûts). Ce serait pourtant une erreur, puisque loin d'être anodin, ce Punk Rock at The British Legion Hall constitue un assemblage réussi de pistes finement ciselées, synthétisant à merveille les influences de Childish.

L'amateur retrouvera ici tout ce qui fait le charme de la discographie du Chatham singer. Notamment des textes fouillés et acides, chantés dans un accent lad réjouissant, ici déplorant tantôt avec humour la mercantilisation du mouvement punk ( "Punk Rock At The British Legion Hall") ou l'évolution de la société anglaise (le très kinksien "Joe Strummer's Grave"). Punk Rock At The British Legion Hall permet d'apprécier une fois de plus les vastes influences de Childish : le blues irréprochable de "Bugger the Buffs" (avec James Taylor au piano à queue) ou le très mod "Birthday Boy" qui évoque les Small Faces ou the Move, côtoient quelques pistes plus classiques versées dans le Punk mid 70's dans la tradition des Jam ("So Unbelieviably Generous", "Walking off the Map", "We 4 Beatles of Liverpool are"). Quant à l'instrumental crasseux "Comb Over Mod", sur lequel Wolf Howard fait preuve d'un talent certain dans le martèlement carré de ses fûts, ou l'excellent "Unfold Me", ils évoquent le jeu de guitare si caractéristique de Link Wray, influence récurrente chez Childish. La multitude des genres musicaux traités ici, ainsi que la présence de chœurs féminins assurés par Nurse Jackie, qui viennent judicieusement enrichir les parties vocales de certains des morceaux (notamment sur "Unfold Me", "A Few Smart Men", ou le très accrocheur "Date With Doug", dans le style des Donnas de la première heure), permettent à l'album d'éviter une monotonie facilement ressentie à l'écoute de certains autres de ses projets, plus monochromes. C'est d’ailleurs probablement ce qui fait de ce Punk Rock At British Legion Hall un disque si accrocheur ; reposant sur des compositions énergiques et directes, riche d’influences diverses sans y perdre sa cohérence, il constitue ainsi une introduction idéale à la discographie dantesque du sous-estimé Billy Childish…
Thomas


Bad Religion : New Maps Of Hell
juillet 2007

En matière de punk mélo, comprenez par là un punk-rock qui ne sacrifie aucunement la mélodie à l'aune de la rugosité, les prêcheurs fous de Greg Graffin demeurent une référence incontournable. Même après trente ans de carrière au compteur et pas moins de quatorze albums studios dans les paluches, Bad Religion garde le statut d'étalon-or d'un genre assez casse-gueule car débité par de vieux désoudeurs hargneux qui déversent dans leurs compositions des rivières de miel à grand renfort de chœurs vibrants et de refrains harangueurs. Si les artilleurs de Woodland Hills n'ont pas toujours atteint l'excellence tout au long de leur carrière, ils n'ont jamais été aussi bons que lorsqu'ils se rapprochaient au plus près de leur cahier des charges initial. Et ce n'est certainement pas ce New Maps Of Hell qui va contredire cet état de fait.

Terminées, les années 90 en demi-teinte qui avaient vu le combo se séparer d'Epitaph et de Brett Gurewitz, fondateur du label et guitariste principal de Bad Rel, au profit de la major Atlantic. Avec les deux premières livraisons des 00's, The Process of Belief et The Empire Strikes First, les six révérends revenaient à un punk revêche et délicieusement corrosif, larguant de nouveau à tour de bras des chapelets de bombes incendiaires à l'attention des républicains et des centaines de gourous qui parasitent la société américaine. Bien sûr, le retour de Gurewitz et la réintégration du légendaire label indé ne furent certainement pas étrangers à cet insolent regain de santé. Sorti en 2007, New Maps Of Hell enfonça le clou et nous renvoya directement aux meilleures heures du groupe et notamment au terrible Suffer. Si cette dernière livraison en date (en attendant le tout nouveau The Dissent Of Man pour les 30 ans du groupe) n'égale bien sûr pas son illustre aîné, il fait néanmoins honneur au genre et écrase assez facilement la concurrence du milieu punk-rock de la côte ouest.

Là encore, Greg Graffin peut dire merci à George W Bush de lui avoir fourni un vaste terrain de jeu à équarrir, même si la tonalité de ces nouvelles cartes des enfers se révèle cette fois-ci teintée de nihilisme. En effet, le propos politique se retrouve rapidement noyé dans une fatalité certes décriée mais aussi vécue comme inexorable. Quand Billie Joe Armstrong pouvait encore espérer, avec son American Idiot, contribuer à faire élire John Kerry en renvoyant le texan bas du front à ses prospections pétrolières, Graffin ne put que constater que tous les efforts de la scène punk restaient impuissants à empêcher Bush de repartir quatre ans de plus dans le bureau ovale. Même si l'album n'est en rien un appel à l'anarchie ou à la révolution, il dresse pourtant le tableau d'un futur apocalyptique dans lequel l'Amérique, abandonnée aux fanatismes politique et religieux, sombre progressivement dans le chaos, ce qui donne à New Maps Of Hell un côté politique fiction à la fois sombre et fascinant.

Dans cet écrin rougeoyant flamboie une superbe collection de rushs ultra-rapides, seize uppercuts massifs dont la durée moyenne peine à dépasser les deux minutes trente. Chaque titre à peine achevé se voit immédiatement phagocyter par le suivant, tout aussi radical et nous laissant tout aussi exsangue, impression notamment ressentie face à la triplette coup de poing qu'est "52 Seconds" - "Heroes and Martyrs" - "Germs Of Perfection". Rythmique débonnaire et chant bourru renforcé de chœurs masculins virils s'enchevêtrent en permanence, donnant la sensation d'écouter un récital de Harley Davidson lancées à toute berzingue et dirigées par un gang de moustachus puant la sueur mais gorgés de bons sentiments. Parmi ces brulots incandescents, quelques points d'ancrage surnagent avec maestria : "New Dark Ages" et sa batterie atomique, "Requiem For Dissent" et son immense refrain incantatoire, ou encore la paire "Grains Of Wrath" - "Scrutiny", parfait condensé du savoir-faire Bad Religion. Plus lourd et plus fiévreux que The Empire Strikes Back, New Maps Of Hell renoue avec la rage d'antan sur l'expéditif "Murder", l'un des meilleurs titres du groupe depuis bien longtemps, morceau qui ferait presque passer la quasi-gentillesse du single "Honest Goodbye" (pas mal du tout, au demeurant) pour une faute de goût. On en oublierait également la qualité mélodique hors pair de pièces comme "Lost Pilgrim" ou encore du duo "Before You Die" - "Submission Complete", couple retors emballé dans une rythmique sautillante et perclus d'accords majeurs qui offrent un rendu paradoxalement presque joyeux - surtout lorsque ces titres sont mis en perspective avec le marasme idéologique qui suinte du disque.

Face à un tel album, aucun doute n'est permis : les papys du punk-rock mélodique ont indéniablement de beaux restes. Ils devraient donc être encore à même de convertir un grand nombre de nouveaux fidèles à leur mauvaise religion dans un futur proche. En ce qui nous concerne, si le niveau actuel se maintient, on est tout disposé à rempiler pour 30 nouvelles années. Rendez-vous en 2040 !
Nicolas

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Against Me! : New Wave
juin 2008

Question con à la Rock & Folk : euh, c’est quoi être punk au XXIème siècle ? On aura bien du mal à répondre, tant le terme s’est vidé de sa substance originelle. Des Sex Pistols à Television, des Clash à Black Flag, de The Exploited à Blink 182, on aurait aujourd’hui toutes les peines du monde à résumer ce genre éclaté et contradictoire aux basiques trois accords balancés à toute vitesse sur des slogans enragés. Et puis arrive ce New Wave, qui ne fait pas table rase de ce tumultueux passé, n’invente pas de nouvelles postures, ne sublime pas le mouvement. Il fait en réalité mieux : il lui réinvente une conscience.

Quartet à la musique aussi noire que le soleil tape dur dans leur Floride originaire, Against Me! avait affolé l’underground américain le temps de trois disques (le premier répondant au nom savoureux de Reinventing Axl Rose) avant de prendre son envol avec cet opus sur la major Warner par le biais du label Sire (qui avait accueilli en son temps les premiers albums des Ramones) qui provoqua un barnum bien mérité : album de l’année pour le magazine Spin, dithyrambes de Bruce Springsteen, tournées sold out en première partie de Foo Fighters… En France, les distributeurs préférèrent faire la sourde oreille avant que Fargo ne rattrape le coup en rééditant le disque un an après sa sortie outre-atlantique, lesté au passage de 5 titres bonus.

Un temps de latence pour le public hexagonal qui n’altère pourtant en rien l’impact balistique de ce brûlot, dont la pochette évoquant le logo des célèbres pétards XXL Bison présage idéalement du choc tellurique qu’il risque de provoquer sur un punk qui avait depuis longtemps perdu sa faconde. Balayant tout culte de la rapidité analphabète et de la rengaine démagogique, Against Me! forge un modèle d’équilibre entre hymnes virulents ("Americans Abroad", "Piss And Vinegar") et soudaines embuscades mélodiques tremblant sous la caillasse électrique ("Trash Unreal", "Borne Of The FM Waves Of The Heart"). Avec une capacité sidérante à expédier sans bavasser un propos d’une rare efficacité couplée à un songwriting tendu, compact, musculeux, le combo confère au binaire contestataire un regain d’énergie inespéré. Parfaitement carénées par la voix hargneuse de Tom Gabel et la production de Butch Vig, qui connaît son affaire dans le genre mariage du graillon et du sucre glace (le Nevermind de Nirvana), les ogives de New Wave alignent les scansions héroïques du plus bel effet. Le robuste "New Wave" inaugural, l’enragé "Up The Cuts", l’irascible "White People For Peace" sont des cantiques molotov à brandir sur les barricades, face à la barbarie de l’atavisme et le totalitarisme de l’ignorance, et qui se font le porte voix de cette Amérique qui ne s’est pas reconnue dans George W Bush, qui a désavoué la guerre en Irak, qui brocarde les dérives injustes du capitalisme sur lequel elle s’est bâtie. Cette autre Amérique que les anti-américanistes primaires comme on en trouve au mètre cube ici refusent d’écouter, et qui s’incarne ici dans cette rage primale.

Pour cette nouvelle jeunesse fatiguée qui s’est élancée dans les bras d’Obama comme on recherche un second souffle pour ne pas mourir, Against Me! a préparé quelques formules qui claquent. "Stop, take some time to think" ("Stop !"), voilà ce qu’on devrait immédiatement faire imprimer sur les t-shirt, voilà ce que le punk devrait toujours avoir à dire, voilà ce qu’il devra marteler dans les dix prochaines années. Enfin, écouter du punk ne se résume plus à se tirer la nouille devant un poster du Che ou à partager un pack de Heineken tiède dans un squat avec deux épaves à crêtes et un chien pouilleux ! Against Me! redonne ses lettres de noblesse au genre et montre ce qu’il doit devenir en plein chaos financier : plus fort, plus mûr, plus inflexible.
Maxime

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