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Critique d'album

Amplifier


Hologram


(14/04/2023 - - Post Prog / Space / Shoegaze - Genre : Rock)
Produit par

1- Two Way Mirror / 2- Sweet Perfume / 3- Hologram / 4- Tundra / 5- Let Me Drive / 6- Gargantuan (part one)
Note de /5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Un hologram qui manque cruellement de relief"
Quentin, le 09/08/2023
( mots)

Six ans, c'est le temps qu'il aura fallu à Amplifier pour se remettre d'avoir sorti l'une des pochettes d'albums les plus moches des années 2000. Avec Trippin' With Dr Faustus, Sel Balamir et sa bande avaient cependant su nous décoller les oreilles en plus de la rétine, renouant avec les heures glorieuses de leur plus grand fait d'armes, le double album The Octopus, afin de nous servir une nouvelle fois sur un plateau ce son lourd et massif comme une chape de plomb qui fait craquer les amplis et qui a depuis longtemps fait la signature du groupe.


On le sait depuis les premiers empilements de guitares des Mancuniens, Amplifier n'est pas un groupe que l'on écoute tranquillement le soir pour se détendre après une dure journée de labeur. Appréhender les différentes facettes de la musique de Sel Balamir et de sa troupe exige des écoutes répétées et minutieuses pour se laisser imprégner de cet univers space-rock un peu barré et percer ce mur du son à mi-chemin entre le stoner et le shoegaze. Jusqu'à présent, chaque effort du groupe avait globalement su tirer son épingle du jeu mais force est de constater que ce Hologram demeure cette fois un ton en dessous dans la discographie du groupe.


Il faut déjà dire qu'Holgram n'est pas à proprement parler un véritable album, mais plutôt un EP de 6 titres en 36 minutes, prélude à une deuxième partie intitulée Gargantuan dont la date de sortie n'a pas encore été annoncée. Pour cette nouvelle production, Sel Balamir a resserré les rangs autour de sa personne : exit Steve Durose, ancien rescapé d'Oceansize qui avait su réinjecter la puissance des riffs de son ancien groupe chez Amplifier, et exit également la basse autoritaire d'Alex Redhead. Ces défections contribuent à entamer la puissance sonore qui constitue la marque de fabrique du groupe depuis ses débuts.


Et ce mini-album est desservi par une entame tout simplement catastrophique avec un "Two-Way Mirror" à la structure pour le moins déconcertante : pas vraiment de couplet ni de refrain, une progression un peu dispersée (pour ne pas dire confuse) et rendue difficilement lisible par la distorsion omniprésente des guitares dont la lourdeur tombe à plat faute de nourrir une quelconque puissance mélodique. Le morceau suivant, "Sweet Perfume", n'est pas meilleur, avec un riff qui ne parvient pas à faire oublier cet air de "déjà entendu" et des effets psychédéliques qui sentent un peu trop le réchauffé. Balamir tourne un peu en rond avec ce type de compositions qui traînent en longueur faute de savoir trancher directement dans le vif pour maintenir notre attention. Tout le contraire de l'excellent "Tundra" et son croisement de guitares électriques et acoustiques, qui revient à une écriture plus directe, aérée et mélodique rappelant la période Echo Street du groupe.


Le morceau-titre déçoit également dans ses sonorités space-rock avec un manque certain d’amplitude et de relief malgré une outro qui réinjecte dans la tension et aurait mérité un développement plus central dans le morceau. Amplifier redresse finalement la barre avec les deux derniers titres de l'album, "Let Me Drive" et "Gargantuan Part One". Le premier est sans conteste le sommet du disque, renvoyant à une écriture plus progressive et mettant en valeur de belles parties de guitares et textures de claviers sur un refrain prenant. Le second conclue cet album en demi-teinte par une coloration plus épique qui appelle une suite prochaine.


Si le principe d'un hologramme est d’offrir une représentation en 3 dimensions, ce dernier album d'Amplifier tombe malheureusement à plat faute d'offrir suffisamment de relief dans ses compositions. Trois bons morceaux sur six lui suffisent à obtenir la moyenne en attendant la seconde partie que nous espérons meilleure.

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Très bon album
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