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Critique d'album

Blast Furnace


Blast Furnace


(00/10/1971 - Polydor - Heavy prog' - Genre : Rock)
Produit par

1- First and Last / 2- Ginger Cake / 3- Jaywalker / 4- B-Major Blast / 5- This Time Of Year / 6- Toytown / 7- Man Bites Dog / 8- Long Distance / 9- Goodbye Mr. Bobo / 10- Dr. Night / 11- Bye Bye Bobo
Note de /5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Un bon représentant de la scène heavy-prog' danoise en plein essor au début des 1970's"
François, le 06/02/2021
( mots)

Le courant heavy-prog’, qui navigue entre rock progressif et hard-rock à claviers (soit les deux grands styles émergents au début des 1970’s), jouit de très bons représentants britanniques avec, entre autres, Uriah Heep, Atomic Rooster et, dans une moindre mesure, Deep Purple. Si cette hybridation a lieu dans de nombreux espaces, c’est au Danemark qu’elle connaît une de ses plus belles déclinaisons, et celle-ci se développe pleinement autour de l’année 1971. Culpeper’s Orchard, plus tard The Old Man and the Sea, mais avant eux Blast Furnace, un quatuor formé par Arne Würgler (basse, harmonica, violon), issu du très bon groupe Pan, Thor Backhausen (chant, claviers et flûte), Tom McEwan (batterie et clavier) et Niels Vangkilde (guitare). Ces deux derniers rejoignirent peu après Culpeper’s Orchard, preuve du petit monde que forme la scène de Copenhague, ville au rayonnement régional (entendre scandinave) important à l’époque pour ce qui est du rock. 


Cet unique album du groupe fut et demeure bien obscur, la pochette n’ayant sûrement pas aidé à sa diffusion (sans blague ?) dans une période où l’illustration était un aspect non-négligeable. Il fallait pourtant passer outre afin de découvrir une œuvre honorable qui se place dans le haut du panier des  productions danoises. 


Tout d’abord, les musiciens sont assez solides et parviennent à trouver une identité sonore qui parcourt la plupart des titres, donnant une réelle unité à l’album, et bien qu’ils soient un peu particuliers, le chant et la scansion caractéristique de Backhausen semblent bien adaptés et incarnent avec à-propos les différents titres. Ainsi, en ouverture, "First and Last" indique la voie qui sera suivie pendant une quarantaine de minute : guitare fuzzy ou acoustique, claviers très présents, accords plein de swing et basse enlevée, chœurs 1960’s, le tout dans un registre heavy-prog’ aux relents psychédéliques qui faisait le sel du rock du début des 1970’s. 


Les influences sont multiples, et les liens entre le Danemark et le Royaume-Uni sont très audibles. La seconde partie de "Ginger Cake" évoque tantôt Jethro Tull entre la flûte et les percussions, tantôt Caravan par son solo de claviers. "Toytown", pièce la plus longue et la plus ambitieuse, évoque encore le goût pour les modes venues d’Angleterre, et navigue entre les eaux du heavy-prog’ (introduction typée Atomic Rooster) puis une phase plus proche d’ELP avec un solo de claviers imposant. Il faut avouer que sur ce titre, leur approche n’est pas dénuée de maladresses (on se demande si le violon était vraiment maîtrisé et la rupture vers la phase instrumentale est un peu brutale). Néanmoins, le claviériste et le guitariste gère assurément leurs parties, sur ce morceau comme sur les autres. Il faut mentionner la guitare qui évoquera l’esthétique de la scène danoise pour qui est initié, tant le jeu et le son de de Vangkilde sont paradigmatiques, le musicien gyrovague sachant nous ravir également chez Culpeper’s Orchard.


Blast Furnace est tout de même remarquable dans la mise en place de ce mélange dosé entre prog’ et heavy : le mesuré "Jaywalker" choisit de mêler de la guitare acoustiques aux claviers puis à la guitare saturée, ce qui donne une belle saveur et renforce la montée en puissance sur le très beau final. Original et démonstratif, "Long Distance fait la part-belle à la flûte virtuose et offre un dialogue impressionnant avec la guitare autour d’un riff bien pensé. Cela permet de négliger les quelques faiblesse de la deuxième face, "Man Bites Dog" ou "Goodbye Mr. Bobo" qui manquent de relief et d’énergie. Dans ce registre plus reposé, "Dr Night" est beaucoup plus louable puisqu’il n’hésite pas à ajouter des passages de piano classicisants dans la veine de Beggars Opera


L’auditeur curieux de ce qui se produisait au début des années 1970 dans d’autres contrées que celles du monde anglo-saxon pourra se rendre au Danemark, terre d’un heavy-prog’ inspiré dont Blast Furnace, sans être le meilleur, est un fier et éphémère représentant. 


 

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VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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