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Critique d'album

Caravan


If I could do it all over again I'd do it all over you


(04/09/1970 - Decca - Rock progressif / Ecole de Ca - Genre : Rock)
Produit par

Note de 4/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"L'Ecole de Canterbury sous son plus bel angle"
François, le 18/09/2020
( mots)

Quand on pense à l’Ecole de Canterbury, deux groupes viennent à l’esprit, Caravan et Soft Machine, d’où les différents musiciens gyrovagues (les passages des uns et des autres dans les différentes formations font en grande partie l’unité de la scène) sont issus, suite à l’explosion des légendaires Wilde Flowers. Bien que considérée comme une sous-branche du rock progressif, on peut discuter cette appartenance à l’écoute de Soft Machine, notamment quand, après Third, le groupe se dirige vers des contrées absolument jazz (voire free-jazz). Par contre, Caravan est un groupe ancré dans les musiques progressives, dont il est d’ailleurs une des formations les plus en vue et les plus appréciées. 


Sa popularité vient de son identité forte qui se déploie pleinement sur ce second album, le premier opus étant un peu plus convenu dans son registre pop qui demeure encore en 1970 tout en n’étant plus qu’une caractéristique parmi d’autres. En effet, If I Could Do It All Over Again I’d Do It All Over You est l’affirmation de l’identité du groupe qui se compose d’un tropisme pour la chanson aussi bien mélancolique qu’humoristique avec un style très britannique, d’une dimension progressive sans limite avec un petit goût pour l’esthétique jazz, et évidemment, du travail de David Sinclair qui parvient à obtenir des sons (et des thèmes, bien sûr) dont la force est devenue mythique. 


Le registre pop n’est pas abandonné, loin de là, mais atteint une toute nouvelle dimension. Le sublime et envoûtant "Hello Hello" parvient à concentrer une belle densité en une durée limitée avec une rythmique heurtée et surprenante, un chant magistral, une vraie richesse instrumentale, et un jeu sur les volumes. On trouvera également du folk nimbée de flûte sur le bref "Limits", et de la légèreté sur "If I Could Do It All Over Again, I'd Do It All Over You" qui expérimente au niveau rythmique et choral. 


La dimension pop est même présente sur les titres plus complexes, et s’imbrique entre des passages beaucoup plus ambitieux. C’est ce qu’on perçoit sur "And I Wish I Were Stoned / Don't Worry" (Caravan est spécialiste dans la manie de donner au morceau le titre de ses différentes parties) qui est parcouru de nombreux thèmes et chorus, tout en gardant des parties chantées très 1960’s. "With an Ear to the Ground ..." se démarque davantage par ses parties instrumentales, notamment le solo de Sinclair, mais manque parfois de cohérence dans son économie interne.  


Bien entendu, le sommet de l’opus est le titre bien souvent résumé en "For Richard" - dont on vous épargne l’intitulé complet – qui se développe lentement sur près d’un quart d’heure. Après une première partie très sobre et jazzy, où la flûte et le chant collaborent sous fond d’une section rythmique relevée et organique, le cœur du propos peut s’imposer : riff de Bossa Nova répétitif, diableries de Sinclair, saxophone, flûte … Une longue plage instrumentale totalement maîtrisée, qui nous donne pourtant un vrai sentiment de liberté. La dernière partie, où claviers et guitare lancent des riffs exaltants, apporte un final presque hard-rock à cette pièce formidable. 


A l’écoute des albums canoniques de la scène canterburyenne (chez Mactching Mole ou Hatfield and the North), il semble que ce second album de Caravan définisse pleinement le son Canterbury auprès du plus grand nombre – Aymeric Leroy, auteur d’une somme impressionnante sur le sujet serait sûrement plus nuancé. Une œuvre splendide, qui n’est qu’un palier pour un chef-d’œuvre en gestation, In the Land of Grey and Pink


 

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