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Critique d'album

Cast


Vigesimus


(15/03/2021 - Musea - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

Note de 3.5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Une nouvelle production progressive ambitieuse pour Cast qui représente fièrement la scène mexicaine"
François, le 12/04/2021
( mots)

Périphérie du rock progressif certes, mais marge créative, l’Amérique latine connaît un bon nombre de groupes de qualité depuis les années 1970, certains ayant une belle aura au-delà de leurs frontières, comme les Cubains d’Anima Mundi ou plus encore les Mexicains de Cast. La formation active depuis la fin des années 1970 mais discographiquement présente depuis les années 1990 (problèmes structurels sans doute) est devenue une référence par la quantité et la qualité des albums produits, dans une démarche assez touche-à-tout entre progressif classique symphonique, néo-progressif, Metal-progressif, touches jazzy, et quelques influences locales (entre la langue, selon les albums, et les sonorités latines). Ajoutons une véritable débauche instrumentale permise par des musiciens réellement virtuoses, mais un défaut récurrent selon nous, une tendance à remplir les albums sans limite : Vigesimus, leur vingtième album studio, s’étend ainsi sur plus d’une heure et quart. 


Cast déploie à nouveau son esthétique sur un nouvel opus qui s’inscrit sans surprise dans la suite de leur discographie, ce qui ne veut pas dire sans talent parce que la formation voit toujours les choses en grand. Installer la figure du bouffon en couverture, qui est un personnage régulier de leur œuvre (et du monde progressif, Marillion en tête), ne pouvait qu’indiquer cette continuité. 


Le nombre important de titres purement instrumentaux donne la direction ambitieuse et démonstrative de l’opus. Dès "Ortni", le violon (particulièrement mis en avant sur Vigesimus) et la guitare s’adonnent à un numéro de haute-voltige assez incroyable, l’entrée en matière est plus que prometteuse. Du côté des instrumentaux, "Manley" innove par son ambiance jazzy et angoissante, très imaginative rythmiquement, et le long "Contacto" s’impose comme une pièce épique et élaborée entre différents mouvements aux ambiances contrastées (une introduction très grandiloquente, puis une partie plus intimiste et mélodieuse centrée sur un piano clair et une guitare acoustique). 


Rock progressif oblige, Vigesimus est parcouru par des morceaux d’une belle longueur aux structures complexes. Dans ce registre, la légèreté de "The Unknown Wise Advise" est souvent contrebalancée par des parties plus sombres ou des orientalismes, de même que "Crossing" se montre aussi langoureux que metallique. Quant à "Dredging to the Higher Plane", il mêle de façon originale le tango au sein d’un splendide titre véloce et virtuose, majoritairement instrumental, et enivrant dans son déluge de notes. 


Quelques défauts sont à mentionner : si les mélodies sont bien écrites, "Black Ashes and Black Boxes" multiplie des effets étranges et surtout une cadence accélérée et heurtée assez peu élégantes. Les apports un peu modernes, popisant et électroniques d’"Another Light" diversifient un peu leur musique sans qu’on ne puisse trancher pour savoir si c’était opportun. Enfin, il y a quelques morceaux qui, sans être mauvais, rallongent inutilement l’album car ils sont moins inspirés ("Location and Destination", "The March"). Mais tout cela est peu de chose en comparaison d'un ensemble d'un beau niveau. 


A l’heure où l’épidémie fait prendre conscience d’une condition humaine et d’enjeux à l’échelle globale, il est heureux de mettre en avant qu’au niveau culturel, même si cela est moins visible voire oublié, certaines dynamiques brillent par leur délocalisation et leurs déploiements multiples. Il ne vous reste plus qu’à accepter un petit dépaysement en vous rendant, auditivement, au Mexique. 


 

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