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Critique d'album

Grand Funk Railroad


Survival


(00/04/1971 - Capitol - Hard Rock, blues rock - Genre : Rock)
Produit par Terry Knight

1- Country Road / 2- All You've Got Is Money / 3- Comfort Me / 4- Feelin' Alright / 5- I Want Freedom / 6- I Can Feel Him in the Morning / 7- Gimme Shelter
Note de /5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Coup de mou pour Grand Funk Railroad"
François, le 17/04/2021
( mots)

Il est vrai que Grand Funk Railroad a longtemps eu une image d’un groupe caricaturalement américain, un peu binaire, bas-de-plafond, simpliste. A tort bien sûr. Mais de là à donner du grain à moudre à ses détracteurs en se grimant en homme des cavernes sur une pochette plus que douteuse … 


Produit dans des conditions optimales alors que le groupe atteint des sommets depuis Closer to Home (suivi d’un live terriblement puissant), Survival est pourtant un album en demi-teinte, l’ambition de professionnaliser davantage l’ensemble bridant largement l’énergie frénétique du combo. En un mot, c’est un album un peu chiant, la batterie tamisée par des torchons n’aidant en rien à améliorer les choses. Soi-disant poussé par Terry Knight, Brewer souhaitait imiter Ringo Starr, qui n’est déjà pas un modèle de batteur : il sonne ainsi comme dans les 1960’s. 


Ainsi "Comfort Me" n’en finit pas dans son registre très soft-rock, et même un titre relativement bien pensé, comme "All You’ve Got Is Money", a tendance à trainer en longueur et dépasse en durée relative ce qu’il dure dans l’absolu – alors imaginez quand cela s’étire sur plus de sept minutes avec "I Can Feel Him in the Morning". Et tant qu’à faire des reprises, choisir Traffic ("Feelin’ Alright"») n’était peut-être pas des plus judicieux pour Grand Funk tant ce groupe peine à s’adapter dans le hard-rock débridé des gars de Flint. A partir de là, vous avez le résumé du défaut principal de cet album : ces titres ne sont pas ratés ni désagréables, ils sont simplement mous du genou et anecdotiques. Ni honteux, ni brillants, mais tout à fait dispensables. 


A cela s’ajoute des choix compétemment absurdes. Par exemple, le faux départ de "I Want Freedom" qui nous transporte pendant plus d’une minute dans les studios au moment d’une répétition alors que la lancée aux claviers est plus que prometteuse … Non seulement c’est aussi agaçant que des bonus justifiant le prix d’une réédition d’un vieil album, mais en plus ça empêche d’entrer convenablement dans un titre qui pouvait – je dis bien pouvait – être dantesque. Finalement, au-delà de l’exceptionnelle intro à l’orgue, les relents soul à force de chœurs emphatiques rendent le morceau assez moyen. 


Il reste néanmoins de bons moments à retenir, comme la reprise de "Gimme Shelter" qui est loin d’être désagréable, avec une basse saturée et caverneuse (comme la pochette) et un beau chorus. C’est surtout "Country Road", ouvrant l’album, qui mérite l’écoute tant il transpire la classe et fait suinter le goudron des interminables voies qui parcourent les vastes espaces du Midwest. Bref, Grand Funk Railroad peut surprendre même dans un album globalement moins réussi. 


Survival, sans être ridicule, est donc un petit coup de mou dans la discographie de Grand Funk. Peu importe finalement puisque l’année 1971 est assez riche pour le groupe qui sut relever la barre quelques mois plus tard avec E Pluribus Unum


 

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VOLA


Witness


"

Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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