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Critique d'album

Duke Garwood


Heavy Love


(09/02/2015 - Heavenly - Blues rock expérimental - Genre : Autres)
Produit par Alain Johannes

1- Sometimes / 2- Heavy Love / 3- Burning Seas / 4- Disco Lights / 5- Sweet Wine / 6- Snake Man / 7- Suppertime In Hell / 8- Honey In The Ear / 9- Roses / 10- Hawaiian Death Song
Note de 3/5
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Note de 4.0/5 pour cet album
"Un voyage en apesanteur"
Marc, le 16/02/2015
( mots)

Le multi-instrumentiste Duke Garwood, surtout considéré par ses pairs comme l'un des meilleurs guitaristes de sa génération, s'est trouvé, au fil de ses collaborations, une vraie filiation. Non content d'avoir eu Mark Lanegan à ses côtés, ils ont oeuvré ensemble sur l'exquis Black Pudding en 2013, le Duke a également bénéficié du talent de producteur d'Alain Johannes (QOTSA, Mark Lanegan etc...) pour mettre en relief ses compositions mixées par l'ex leader des Screaming Trees dans ce cinquième album au titre évocateur : Heavy Love.

Ce trio, fraternellement constitué, s'est ainsi isolé dans le désert californien pour nous concocter ce manifeste de blues accordé par la glisse d'une guitare enveloppante, tout aussi légère que brumeuse. La voix de Garwood s'y promène avec elle, très proche de celle de Mark Lanegan dans sa première moitié, avant de s'en détacher sensiblement dans la seconde. Avec l'acceptation individuelle comme confession, l'amour est ici lourd de sens et de sensations. Pas de sermons, seulement quelques prières enivrées pour l'être aimé ou désiré avant qu'elles ne se confondent avec l'au-delà.

S'immerger dans ce Heavy Love c'est comme traverser le désert en apesanteur, sans souffrir de la soif ou de la chaleur. Avec ces simples chansons comme unique boussole, juste la sensation d'être transporté vers là où on voulait aller. Le groove lancinant de "Sometimes", digne d'un standard de Tricky, la fausse légèreté de "Heavy Love" avec la participation vocale de Petra Jean Philipsson, alors que Jehnny Beth (Savages) est présente dans "Disco Lights", éclairée d'une mélodie cristalline à la Neil Young et d'une batterie enjouée, sont autant de belles et fausses pistes qui conduisent à s'interroger sur la présence gutturale ou non de Mark Lanegan à la place de son ami dans l'arpégée "Burning Seas". Il n'en est rien, la voix de Duke Garwood est simplement mise en avant et se libère dans les aigus et des notes plus soul en se nappant d'un synthé dans "Sweet Wine". On pense alors aux premiers morceaux et aux intonations de Thomas Dybdahl, comme sur l'acoustique "Suppertime in Hell". Le blues shamanique de "Snake Man" ou "Honey in the Hear", qui parle d'elle-même, nous entraînent vers "Hawaiian Death Song", qui semble s'immortaliser en nous faisant voyager au coeur d'une sonde spatiale, en route vers l'infini.

Difficile de redescendre sur terre après un tel voyage et de réaliser que ce que vous venez d'entendre a réellement existé. Seule une grande plénitude vous enveloppe pendant un long moment. Heavy Love porte définitivement bien son nom.

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VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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