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Critique d'album

Eloy


Performance


(00/09/1983 - EMI - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par Eloy

1- In Disguise / 2- Shadow And Light / 3- Mirador / 4- Surrender / 5- Heartbeat / 6- Fools / 7- A Broken Frame
Note de /5
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Note de 2.5/5 pour cet album
"Sans crier à la catastrophe, voilà une contre-performance pour Eloy. "
François, le 21/06/2019
( mots)

De l’adaptation à la compromission, ou comment Eloy a cédé aux sirènes des radios FM, en proposant ici sa contre-performance. La pochette, loin des digressions fantasy ou science-fiction, a dû faire sursauter les fans : androïde-astronaute, néons, police du titre … Tout est au point pour coller à l’époque. 


Titres calibrés, synthés kitschs et omniprésents, batterie qui semble parfois sortir d’une boite à rythme (Randow est pourtant bien crédité), riffs de guitare électrique sans créativité : Eloy propose une hard-pop synthétique peu originale. L’album rappelle un peu ce que tentait de faire Rush à la même époque avec plus ou moins de bonheur …


Ainsi, dès l’introduction de "In Disquise", l’auditeur est prévenu : claviers pouêt-pouêt, batterie en binaire simpliste,  son de la guitare bien clair, la nouvelle direction est actée. Les refrains de "Shadow and Light" (titre plutôt réussi par ailleurs) ou de "A Broken Frame" sont illustratifs de leur démarche, comme "Heartbeat" lorgne plus vers Jean-Michel Jarre que vers le rock progressif. 


Au rang des ratés, l’instrumental "Mirador", ennuyant (quelle pauvreté de la section rythmique) et blindé de synthés, n’est dépassé que par "Surrender". Tout y est : la rythmique risible, les claviers horribles. On a l’impression d’entendre un morceau offert en sonnerie par Nokia sur les vieux cellulaires pour adopter le langage d’antan. Le nadir de l’album, rejoint dans ses abysses par "Fools", symptomatique de cette hard-pop. 


Ne soyons ni complètement injustes, ni trop sévère, des bonnes idées sont présentes : le pont de "Heartbeat", le solo sur "Shadow and Light", outro de "Fools", la basse en général au son rond avec des lignes bien écrites. La dimension progressive n’est pas jetée dans son entièreté, sauvant l’album de la catastrophe : variations sur "Shadow and Light", mais ne vous faites pas avoir par la longueur de « A Broken Frame » qui ne s’engage sur cette voie qu’en conclusion. Reconnaissons à Eloy qu’on a connu bien pire, et franchement, Performance est bien au-dessus des Big Generator et autre Under Wraps, mais il n’est néanmoins pas du tout au niveau au regard de l’œuvre du groupe. 


L’album est un échec commercial et un déboire artistique ; sans aller complètement dans le mur, le groupe semble en perdition artistique, se faisant happer par les 80’s. Performance n’est hélas qu’un début dans cette sombre décennie pour Eloy ... 


 

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