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Critique d'album

Frank Black


Bluefinger


(03/09/2007 - Cooking Vinyl - - Genre : Rock)
Produit par

1- Captain Pasty / 2- Threshold Apprehension / 3- Test Pilot Blues / 4- Lolita / 5- Tight Black Rubber / 6- Angels Come To Comfort You / 7- Your Mouth Into Mine / 8- Discotheque 36 / 9- You Can't Break A Heart And Have It / 10- She Took All The Money / 11- Bluefinger
Note de 5/5
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Note de 3.5/5 pour cet album
"Frank Black retrouve le Black Francis des Pixies. Résurrection convaincante ?"
Maxime, le 14/10/2007
( mots)

On ne peut pas dire que la perspective d’écouter un nouveau disque de Frank Black soit la chose la plus excitante qui soit. Parce que depuis la séparation des Pixies et après deux très bons opus (Frank Black et Teenager Of The Year), le poupin bonhomme a truffé sa carrière solo d’albums folk, country, doubles, de Noël, imposant quasiment une livraison par an, enregistrant dès qu’un label veut bien ouvrir son chéquier des titres avec le premier quidam venu. Et la lucrative reformation des Pixies n’a rien arrangé à l’affaire, Black ayant depuis les moyens de publier à un rythme stakhanoviste. Seuls les fans les plus indécrottables des lutins de Boston ont suivi son opulente discographie de bout en bout, plus par frénésie complétiste que par goût personnel, contrairement à ce qu’ils peuvent bien vouloir avouer. Et puis vint ce jour de juin où l’on vit, médusé, Charles Kittridge Thompson au Furia Sound Festival dans une forme olympique, celle de la grande époque, hurlant comme un dératé, le corps ployé en deux. L’objet de ce retour en force : Bluefinger.

On le sait, les Pixies ont failli donner naissance à un nouvel album pour finalement revenir sur leur décision. Bluefinger porte certainement les germes de cet enregistrement avorté, Kittridge exhumant le pseudonyme de Black Francis, celui là même qui signa les Doolittle et autres Trompe Le Monde. Pourtant, cette douzième réalisation studio ne retrouve en rien le génie et la folie des sorciers du Massachusetts. Black s’est entouré d’un trio d’instrumentalistes solides et efficaces, droits dans leurs bottes. Mais on reste très loin des fulgurances de Joey Santiago, de la frappe géniale de David Lovering et de la basse minimaliste et longitudinale de Kim Deal. Ses nouveaux comparses de jeu sont réduits au rôle de backing band, Black débauchant sa femme pour assurer les chœurs à la place de son ancienne bassiste.

Et pourtant… malgré son parfum de déception annoncée, Bluefinger est une réussite certaine, se payant le luxe d’une entame bourrue et compacte. Lancé sur une basse granuleuse, "Captain Patsy" célèbre la résurrection de Black Francis, timbre usé, organe enroué pour un rodéo déglingué joué sur les rotules, la tête dans le caniveau. On monte encore d’un cran avec "Threshold Apprehension" où le chanteur reconquiert sa voix à l’éternelle jeunesse, celle de "Debaser", ces litanies au bord de l’apoplexie, ce verbe fou, cet art de la mélodie malsaine, sur le rasoir, avant de s’envoler sur le refrain vers les hauteurs cosmiques, le cul de la fusée bourré de claviers extra-terrestres à la "Alec Eiffel". Ce niveau d’excellence, le disque le retrouve épisodiquement, notamment sur "Tight Black Rubber", formidable petit brûlot où l’autisme rejoint les frontières de la pop convulsive et "You Can’t Break A Heart And Have It", parfaite montée en puissance vers les confins de la démence. De moins haute volée, la fin de l’album demeure pertinente, surtout avec l’avant-dernier titre, "She Took All The Money", ballade entonnée à deux voix qui réjouit par son évidence et son épure. Dans l’intervalle, on côtoie l’anecdotique ("Test Pilot Blues", "Your Mouth Into Mine") et succès mineurs, des mid-tempos le plus souvent ("Lolita", "Discotheque", le gracile "Angels Come To Confort" s’achevant sur des couches de chœurs éthérés du plus bel effet). Bien qu’inégal, Bluefinger tient plutôt bien la rampe et s’avère doublement gagnant : il redonne un nerf bienvenu à la carrière de Frank Black et la discographie des Pixies, elle, reste vierge de toute excroissance superflue, demeurant ce qu’elle a toujours été : intégralement exemplaire.

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Frank Black


Album de la semaine

Black Mountain


Destroyer


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Cela vous aura peut-être échappé, mais Black Mountain a discrètement rendu l’âme il y a de cela un peu plus de deux ans. Oh, rien d’aussi dramatique qu’un split avec tambours et trompettes, rien qu’un départ en catimini, celui du couple Amber Webber - Joshua Wells à qui l’on doit le sémillant projet alternatif Lightning Dust, dont on attend par là même un nouvel album très bientôt. Sans annonce, communiqué ni explications, alors que les canadiens venaient d’écoper de leur plus beau succès critique avec leur magnifique IV. Bien sûr, les choses sont loin d’être aussi simples, et la note accordée à ce Destroyer vient d’ailleurs démentir la sentence prononcée en début de paragraphe. Néanmoins, une page se tourne, et autant on oubliera sans doute assez facilement le cogneur Wells - remplacé poste pour poste par Adam Bulgasem, autant il sera bien plus ardu de faire abstraction du chant mystique de Webber qui nous laissera à jamais orphelins.

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