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Critique d'album

Ghinzu


Electronic Jacuzzi (Réédition)


(07/11/2005 - Atmosphériques - rock alternatif belge - Genre : Rock)
Produit par

1- Turn up the Satan / 2- Dolly Fisher / 3- Dragon / 4- R2D3 / 5- Thoughts behind the scene / 6- Electronic Jacuzzi / 7- Dracula cowboy / 8- One shot ballerina / 9- Bingo it s heaven
Note de 4/5
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Note de 4.5/5 pour cet album
"Le premier coup de génie de Ghinzu enfin en France !"
Charly, le 07/11/2005
( mots)

"Le premier album était une forêt là où le deuxième est un jardin" nous avait déclaré Mika Nagazaki, bassiste du groupe, lors de l'interview accordée à Albumrock en septembre 2004.

Cette métaphore qui devait mettre en avant la qualité de leur deuxième opus peut très bien être à double tranchant et servir pour la très attendue distribution française du premier album de Ghinzu : Electronic Jacuzzi.

Comme ils visaient juste ces belges dans leur métaphore. Electronic Jacuzzy est une forêt mystérieuse. On peut l'emprunter un bon millier de fois sans y découvrir la même chose. Cela varie au gré des humeurs, de l'époque, du lieu. Des multiples chemins sont empruntables dans tout les sens pour explorer ce chef-d'oeuvre.

"La forêt, c'est encore un peu du Paradis perdu. Dieu n'a pas voulu que le premier jardin fût effacé par le premier péché." Marcel Aymé.

Cette citation rend encore plus troublante les déclarations du bassiste. Le premier jardin de Ghinzu prend un sens mystique et ce n'est que le début...

Ghinzu s'impose de pied ferme comme le plus grand groupe de rock belge de ces dernières années. Ses deux premiers albums sont de purs joyaux de bonheur. Et cette distribution française vient à point nommer pour les fans de l'hexagone. L'album est épuré de deux titres par rapport à la version belge: "Revlis" et "Rotten Star". Pourquoi ? La lecture du livret ne nous en apprend pas beaucoup plus :

"Electronic Jaccuzzi was our first album.
The songs are the 1999 original mixes (no lifting, no lipposuction), but we change the tracklisting.
Why ? ... Because !
"

La tracklist a bien été changée et on peut s'amuser à observer la nouvelle dualité entre le premier titre "Turn Up the Satan" et le dernier "Bingo it's Heaven", comme si l'écoute de l'album allait s'avérer une remontée spirituelle des enfers au paradis.

En rentrant dans le contenu de l'album, la musicalité de Ghinzu se base sur des paroles obscures et difficiles à décrypter. Les belges accrocs de l'écriture surréaliste se complaisent dans un univers nocturne fait de fête, d'alcool et de flirts. Cette atmosphère bien particulière est accentuée par la construction des textes très anarchiques qui pourraient exprimer les pensées de fin de nuit d'un fêtard fortement alcoolisé. Tout n'est que brume, impressions fugaces et délires paranoïaques. Pour preuve cet extrait du titre "Electronic Jacuzzi" :

"I feel the spiral of my dancing suicide
My body against the disco dealer
I'm pumping the blood with my ears
Music drains, and I'm a serial dancer.
"

L'univers de Ghinzu est fortement inspiré par la mort. C'est la thématique obsessionnelle et récurrente. Pour Ghinzu, la fin de la nuit, la fin de la fête, c'est la mort. On va au bout de soi-même, on s'épuise et on s'écroule ("serial dancer", "you will have to dance or die", "dancing suicide" dans "Electronic Jacuzzi", "My limit, coma" dans "Dracula Cowboy").

Ces paroles se traduisent musicalement par un rock à rythmes multiples qui ne cesse de nous surprendre. Il est le parfait exemple de ce que peut faire l'école de rock belge. Après avoir emprunté aux anglais ce qu'ils ont de mieux à savoir des rythmiques abouties et un son énervé, ils le transcendent en y mêlant subtilité, poésie et glamour. Le piano a sa part de responsabilité dans les nuances et le raffinement, il est utilisé avec beaucoup de justesse par John Stargasm (sur "Dolly Fisher" ou "Bingo, it's Heaven" notamment), comme il a su le faire par la suite sur l'album Blow.

Le fanatisme du groupe pour Georges Lucas ne se traduit pas uniquement par des entrées scéniques sur la marche impériale escortées de Storm Troopers. Dans cet album, à plusieurs reprises, reviennent des références à l'univers de la Guerre des Etoiles (dans "Dragon" par exemple). Quant à "R2D3", cette version améliorée de R2D2 se dote d'une conscience et réalise son état de robot aliéné à l'humanité qui lui donne des envies de meurtre. La mort revient encore et toujours dans la musique de Ghinzu.

Les belges de Ghinzu livre enfin aux oreilles françaises leur tout premier album. Cette nouvelle facette de leur univers est exceptionnelle d'attraits. C'est un pur joyau de musicalité pour leur premier coup d'essai. Même si Blow reste pour moi un modèle d'efficacité musicale, un séducteur hors pair, ce premier de John Stargasm et comparses est sans doute plus riche en contenu et profondeur. Celui qui, à chaque écoute, se révèle plus passionnant encore.

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