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Critique d'album

Haikara


Haikara


(00/00/1972 - - Rock progressif - Genre : Rock)
Produit par

1- Köyhän pojan kerjäys / 2- Luoja kutsuu / 3- Yksi maa - yksi kansa / 4- Jälleen on meidän / 5- Manala
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Vision d'une Finlande progressive, folk et jazz"
François, le 21/05/2022
( mots)

A l’écoute des deux grands noms du rock progressif finlandais dans les années 1970, Trasavallan Presidentti et Wigwam, on ne peut qu’être surpris par l’influence du jazz sur leur approche du genre. Qu’en est-il du reste de la scène ? Un détour par le premier album d’Haikara, second couteau à la réputation solide parmi les connaisseurs, permet d’esquisser un semblant de réponse.


Haikara est un combo de Lahti, petite ville au nord d’Helsinki alors en plein essor, composé de Vesa Lehtinen (chant), Vesa Lattunen (chant, claviers, guitare), Harri Pystynen (flûte, saxophone), Timo Vuorinen (basse) et Markus Heikerö (batterie). En outre, sur leur premier album qui paraît en 1972, les membres du groupe sont renforcés d’une grande section de cuivres et d’un violoncelle, ce qui offre à leur musique une grande densité.


Pour apprécier l’opus, il faudra peut-être dépasser l’entrée en matière qui est tout simplement détonante puisque "Köyhän pojan kerjäys" semble revisiter le patrimoine traditionnel finlandais avec un maximum de kitsch, nous transportant au bal populaire de Lähti (leur ville d’origine) non sans humour ni burlesque. Quelques touches de jazz parviennent à garnir la partie instrumentale, mais l’essentiel demeure dans un registre folklorique désuet dont on mesure facilement le second degré.


Les quatre longues pièces qui suivent sont le cœur du propos et affirment la véritable orientation stylistique d’Haikara qui mêle habilement jazz (en ce sens ils ne dépareillent pas de leurs compatriotes), folk, et rock progressif exigeant. Ainsi, "Yksi maa - Yksi Kansa" constitue un dialogue entre une orchestration jazzy à la Chicago, presque cinématographique, et une légèreté folk – renforcée par l’usage du finnois au chant – qui nous plonge dans l’univers finlandais. "Jälleen on meidän"  reprend cette dimension brass-band mais se montre parfois adepte de dissonances et d’expérimentations (le dialogue entre la guitare et le saxophone est entre l’improvisation et la maîtrise) qui rapprochent Haikara de Van der Graaf Generator au point de se montrer parfois aussi sombre et angoissant. "Luoja Kutsuu" rappelle également l’obscurité de la bande d’Hammill en parfaite harmonie avec la mélancolie folk du titre (forte présence de la flûte, arpèges acoustiques et chant en finnois). La pochette, à mi-chemin entre un surréalisme proche de Dali et les couleurs passées de mode d’un tableau ornant une cabane de chasseur, illustre finalement assez bien les différentes dimensions d’Haikara.


La douce introduction folk et crimsonienne de "Manala" ouvre la meilleure pièce de l’album qui bascule rapidement dans folie au croisement entre Van der Graaf Generator (pour le saxophone) et Robert Fripp (pour la guitare). Par son intransigeance, ce dernier titre évoque le futur d’une partie de la scène scandinave à partir du renouveau des années 1990 : entre l’obscure dimension folk boisée et la radicalité de l’approche progressive aussi violente qu’expérimentale, d’Änglagård à, plus récemment, Wobbler. La cigogne (c’est la traduction de "haikara") a déposé de bien beaux enfants.


A écouter : "Manala", "Luoja Kutsuu"

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