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Critique d'album

Hawkwind


In Search of Space


(08/10/1971 - United Artists - Space Rock - Genre : Rock)
Produit par George Chkiantz

1- You Shouldn't Do That / 2- Master of the Universe / 3- We Took the Wrong Step Years Ago / 4- You Know You're Only Dreaming / 5- Adjust Me / 6- Children of the Sun
Note de 4/5
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Note de 3.0/5 pour cet album
"Le manifeste du space-rock"
François, le 20/02/2021
( mots)

Une chose étrange se produit pour Hawkwind en 1971 : la formation connaît un pic de popularité. Rien n’était gagné, peut-être même que rien n’était voulu. Dans des temps où les expérimentations musicales en tout genre étaient la norme, la bande de Dave Brock s’engouffre dans les explorations sidérales et devient l’un des piliers du space-rock quand d’autres innovaient à travers la kosmïk muzïk ou la kosmische musik, preuve du tropisme spatial au début des années 1970 (Armstrong avait aluné en 1969) et de l’influence de la science-fiction – les romans de Michael Moorcock pour Hawkwind. Musicalement, on voyage à travers de longues fresques électroniques et saturées, blindées d’effets, planantes et atmosphériques, parfois bruitistes, entre rock progressif, hard-rock et réinvention du psychédélisme. A des années lumières donc, et sans jeu de mots, d’une esthétique vouée au succès. 


Pourtant, le groupe parvient, sur un riff aussi minimaliste qu’efficace, à trouver une audience plus large que celle des seuls clubs de Londres underground. C’est "Master of the Universe". Les guitares sont étouffées et rugueuses, les effets fusent et enrobent tous les instruments, le maelstrom intergalactique est au service d’un hard-rock aussi direct que planant et surtout, très répétitif, cadre de multiples interventions électroniques qui parsèment cette tapisserie sonore. On comprend aisément comment ce titre a pu devenir un petit tube, il possède quelque chose d’entêtant et d’hypnotique. Certes, les psychotrope ont fait leur effet et c’est toute une époque qui défile dans nos oreilles, avec, semble-t-il, des fondations mélodiques et harmoniques suffisamment solides pour qu’on puisse toujours prendre du plaisir à son écoute. En effet, au-delà de ce titre, les délires du space-rock sont parfois plus ardus à saisir pour un esprit sain du XXIème siècle, ce qui ne veut pas dire inintéressantes. 


Le groupe est ici entièrement remanié et sous influence germanique, notamment par la présence de Dave Anderson (Amon Düül II), tandis que le maintien in extremis de Dik Mik en son sein accentue les aspects électroniques puisqu’il quitte les claviers pour l’audio-generator. Ainsi, l’album s’ouvre sur une longue suite de quinze minutes, "You Shouldn’t Do That", qui envoie l’auditeur en orbite autour du premier astre un peu branché sur ampli. Une belle attaque de basse et une guitare saturée donnent de la puissance à un mantra (répétition frénétique de "You Shouldn’t Do That") où sons électroniques, saxophone et flûte interviennent à l’envie pour dessiner un tourbillon hypnotique et donner une touche orientalisante. Bref, le délire tragi-cosmique d’Hawkwind connaît ici son premier acte fondateur, et ce n’est qu’un décollage pour planer davantage sur l’invertébré "You Know You’re Only Dreaming" ou le bruitiste "Adjust Me". 


La seconde face de l’album retrouve les côtés acoustiques et folks du premier album avec "Children of the Sun", dans un registre assez tullien (riff entre folk et blues, flûte rehaussée d’effets), ou sur "We Took the Wrong Step Years Ago", histoire de dire que la révolution spatiale de la musique hippie proposée par Hawkwind ne se coupe pas de ses racines.  


Malgré l’instabilité de ses membres (sur leur prochain album, les changements de line-up marqueront l’arrivée de Lemmy à la basse), Hawkwind parvient à maintenir son horizon esthétique et à développer un peu plus le space-rock dont il porte le fanal. Du reste, les longues pistes un peu bruitistes et psychédéliques peuvent avoir pris des rides, même si elles demeurent intéressantes pour une archéologie du rock, et sont toujours aussi hypnotiques. Il est vrai que c’est une fois que sa musique sera complétement métissée avec le rock progressif qu’Hawkwind atteindra des sommets mais c’est une autre histoire qui doit attendre une paire d’année pour être enfin écrite. 


 

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Critique d'album

Hawkwind


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Album de la semaine

VOLA


Witness


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Il leur aura fallu le temps, mais on peut désormais l’affirmer sans fard : sur son troisième album, Vola a trouvé tout à la fois son style et sa force de composition. Si les danois avaient su jusqu’ici faire preuve d’éclectisme et d’ouverture d’esprit dans leur metal progressif à accointances électro-djent, on ne les avait encore jamais vus aussi robustes que sur ce Witness qui jette un très gros pavé dans la mare du milieu, au point désormais d’éclabousser à grosses gouttes les cadors du genre, TesseracT en tête. Carrément.

"
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